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<2> / La dernière est une des plus jolies qu'on ait faites : c'est Laïs sur le retour, consacrant son miroir dans le temple de Vénus, avec ces vers : …
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Je chante ce héros qui régna sur la France / Et par droit de conquête et par droit de naissance ; …
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Ces moments dangereux, perdus dans la mollesse, / Avaient fait aux vaincus oublier leur faiblesse. …
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« Reine, l'excès des maux où la France est livrée / Est d'autant plus affreux que leur source est sacrée …
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« Quand l'arrêt des destins eut, durant quelques jours, / À tant de cruautés permis un libre cours, …
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Tandis que, poursuivant leurs entretiens secrets, / Et pesant à loisir de si grands intérêts, …
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Cependant s'avançaient ces machines mortelles / Qui portaient dans leur sein la perte des rebelles ; …
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C'est un usage antique, et sacré parmi nous / Quand la mort sur le trône étend ses rudes coups, …
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Du Dieu qui nous créa la clémence infinie, / Pour adoucir les maux de cette courte vie, …
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Des états dans Paris la confuse assemblée / Avait perdu l'orgueil dont elle était enflée. …
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Sur les bords fortunés de l'antique Idalie, / Lieux où finit l'Europe et commence l'Asie, …
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Regrettera qui veut le bon vieux temps, / Et l’âge d’or, et le règne d’Astrée, …
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Tu veux donc, belle Uranie, / Qu'érigé par ton ordre en Lucrèce nouveau, …
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Puisque le dieu du jour en ses douze voyages / Habite tristement sa maison du Verseau, …
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O malheureux mortels ! ô terre déplorable ! / O de tous les mortels assemblage effroyable ! …
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Noble sang du plus grand des rois, / Son amour et notre espérance, …
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De cet agréable rivage / où ces jours passés on vous vit …
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Fille de ces dauphins de qui l’extravagance / s’ennuya de régner pour obéir en France ; …
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Des contraires bel assemblage, / vous qui, sous l’air d’un papillon, …
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ô vaisseau qui porte mon nom, / puisses-tu comme moi résister aux orages ! …
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Boileau, correct auteur de quelques bons écrits, / zoïle de Quinault, et flatteur de Louis, …
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Insipide écrivain, qui crois à tes lecteurs / crayonner les portraits de tes trois imposteurs, …
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Chantre des vrais plaisirs, harmonieux émule / du pasteur de Mantoue et du tendre Tibulle, …
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Des dames de Paris Boileau fit la satire. / De la moitié du monde, hélas ! Faut-il médire ? …
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Cher Phidias, votre statue / me fait mille fois trop d’honneur ; …
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Reçois mes compliments, charmant roi de la Chine. / Ton trône est donc placé sur la double colline ! …
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Monarque vertueux, quoique né despotique, / crois-tu régner sur moi de ton golfe Baltique ? …
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C’est mercredi que je soupai chez vous, / et que, sortant des plaisirs de la table, …
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Esprit juste et profond, parfait ami, vrai sage, / D’Alembert, que dis-tu de mon dernier ouvrage ? …
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élève d’Apollon, de Thémis, et de Mars, / qui sur ton trône auguste as placé les beaux-arts, …
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Gustave, jeune roi, digne de ton grand nom, / je n’ai donc pu goûter le plaisir et la gloire …
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De Barmécide épouse généreuse, / toujours aimable, et toujours vertueuse, …
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Toujours ami des vers, et du diable poussé, / au rigoureux Boileau j’écrivis l’an passé. …
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Jeune et digne héritier du grand nom de Gustave, / sauveur d’un peuple libre, et roi d’un peuple brave, …
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Mon très-aimable successeur, / de la France historiographe, …
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Le bon vieillard très-inutile / que vous nommez Anacréon, …
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Philosophe indulgent, ministre citoyen, / qui ne cherchas le vrai que pour faire le bien ; …
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J’étais nonchalamment tapi / dans le creux de cette statue …
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Quel triomphe accablant, quelle indigne victoire / cherchez-vous tristement à remporter sur vous ? …
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Mon dieu ! Que vos rimes en ine / m’ont fait passer de doux moments ! …
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Fleuve heureux du Léthé, j’allais passer ton onde, / dont j’ai vu si souvent les bords : …
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Prince, dont le charmant esprit / avec tant de grâce m’attire, …
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Adieu, mon cher Tibulle, autrefois si volage, / mais toujours chéri d’Apollon, …
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Prince chéri des dieux, toi qui sers aujourd’hui / de père à ton monarque, à son peuple d’appui ; …
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Ornement de la bergerie / et de l’église, et de l’amour, …
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Je voulais par quelque huitain, / sonnet, ou lettre familière, …
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Ne me soupçonne point de cette vanité / qu’a notre ami Chaulieu de parler de lui-même, …
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Toi que la France admire autant que l’Angleterre, / qui de l’Europe en feu balances les destins ; …
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Divinité que le ciel fit pour plaire, / vous qu’il orna des charmes les plus doux, …
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La Fayette et Segrais, couple sublime et tendre, / Le modèle, avant vous, de nos galants écrits, …
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J’irai chez vous, duc adorable, / vous dont le goût, la vérité, …
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Je me flattais de l’espérance / d’aller goûter quelque repos …
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Quand du sommet des Pyrénées, / s’élançant au milieu des airs, …
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Conservez précieusement / l’imagination fleurie …
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Il est au monde une aveugle déesse / dont la police a brisé les autels ; …
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Tu revenais couvert d’une gloire éternelle ; / le Gévaudan surpris t’avait vu triompher …
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Fille de ce guerrier qu’une sage province / éleva justement au comble des honneurs, …
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Quoi ! Le dieu de la poésie / vous illumine de ses traits ! …
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L’heureux talent dont vous charmez la France / avait en vous brillé dès votre enfance ; …
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du fond de cet antre pierreux, / entre deux montagnes cornues, …
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Aimable abbé, dans Paris autrefois / la volupté de toi reçut des lois ; …
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Toi que le ciel jaloux ravit dans son printemps ; / toi de qui je conserve un souvenir fidèle, …
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Rimeur charmant, plein de raison, / philosophe entouré des grâces, …
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Ceci te doit être remis / par un abbé de mes amis, …
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Philis, qu’est devenu ce temps / où dans un fiacre promenée, …
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Tressan, l’un des grands favoris / du dieu qui fait qu’on est aimable, …
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Le curé qui vous baptisa / du beau surnom de muse et grâce , …
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Tu commences par me louer, / tu veux finir par me connaître : …
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ô très-singulière Martel, / j’ai pour vous estime profonde : …
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Jeune Gaussin, reçois mon tendre hommage, / reçois mes vers au théâtre applaudis ; …
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Ainsi donc cent beautés nouvelles / vont fixer vos bouillants esprits ; …
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Montbrun, par l’amour adoptée, / digne du coeur d’un demi-dieu, …
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Que toujours de ses douces lois / le dieu des vers vous endoctrine ; …
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écoutez-moi, respectable émilie : / vous êtes belle ; ainsi donc la moitié …
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Un prêtre, un oui , trois mots latins, / à jamais fixent vos destins ; …
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Du camp de Philisbourg, / c’est ici que l’on dort sans lit, …
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Hélas ! Que je me sens confondre / par tes vers et par tes talents ! …
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Je vous adore, ô ma chère Uranie ! / Pourquoi si tard m’avez-vous enflammé ? …
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Qu’un autre vous enseigne, ô ma chère Uranie, / à mesurer la terre, à lire dans les cieux, …
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Je voulais, de mon coeur éternisant l’hommage, / emprunter la langue des dieux, …
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Lorsque ce grand courrier de la philosophie, / Condamine l’observateur, …
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Mon esprit avec embarras / poursuit des vérités arides ; …
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Toi qui fus des plaisirs le délicat arbitre, / tu languis, cher abbé ; je vois, malgré tes soins, …
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Charmante Iris, qui, sans chercher à plaire, / savez si bien le secret de charmer ; …
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Tu m’appelles à toi, vaste et puissant génie, / Minerve de la France, immortelle émilie ; …
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Prince, il est peu de rois que les muses instruisent ; / peu savent éclairer les peuples qu’ils conduisent. …
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Quoi ! Celle qui n’a dû connaître / que les grâces, ses tendres soeurs, …
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Vous ordonnez que je vous dise / tout ce qu’à Cirey nous faisons : …
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Un peu philosophe et bergère, / dans le sein d’un riant séjour, …
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Apprenti fermier général, / très-savant maître en l’art de plaire, …
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Quoi ! Vous êtes monarque, et vous m’aimez encore ! / Quoi ! Le premier moment de cette heureuse aurore …
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Toi qui, mêlant toujours l’agréable à l’utile, / des plaisirs aux travaux passes d’un vol agile, …
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non, il n’est point ingrat ; c’est moi qui suis injuste ; / il fait des vers, il m’aime ; et ce héros auguste, …
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Tu sortais des bras du sommeil, / et déjà l’oeil du jour voyait briller tes charmes, …
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Eh bien ! Mauvais plaisants, critiques obstinés, / prétendus beaux esprits, à médire acharnés, …
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les vers et les galants écrits / ne sont pas de cette province, …
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Vous flattez trop ma vanité : / cet art si séduisant vous était inutile ; …
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... / Lorsque, pour tenir la balance, …
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Ceux qui sont nés sous un monarque / font tous semblant de l’adorer ; …
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ô déesse de la santé, / fille de la sobriété, …
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du héros de la Germanie / et du plus bel esprit des rois …
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Vous dont l’Europe entière aime ou craint la justice, / brave et doux à la fois, prudent sans artifice, …
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Ah ! Mon prince, c’est grand dommage / que vous n’ayez point votre image, …
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J’ai donc vu ce Potsdam, et je ne vous vois pas ; / on dit qu’ainsi que moi vous prenez médecine. …
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D’Aremberg, où vas-tu ? Penses-tu m’échapper ? / Quoi ! Tandis qu’à Paris on t’attend pour souper, …
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Lorsque deux rois s’entendent bien, / que chacun d’eux défend son bien, …
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Généreux courtisan d’un roi brillant de gloire, / vous, ministre et témoin de ses vaillants exploits, …
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enfant du Pinde et de Cythère, / brillant et sage Algarotti, …
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Auguste fille et mère de héros, / vous ranimez ma voix faible et cassée, …
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Dans vos projets étudiés / joignant la force et l’artifice, …
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Je goûtais dans ma nuit profonde / les froides douceurs du repos, …
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Vivons pour nous, ma chère Rosalie ; / que l’amitié, que le sang qui nous lie, …
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vous qui de la chronologie / avez réformé les erreurs ; …
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je la verrai cette statue / que Gêne élève justement …
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Tandis qu’au-dessus de la terre, / des aquilons et du tonnerre, …
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Grand prince, qui, dans cette cour / où la justice était éteinte, …
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Vos jeunes mains cueillent des fleurs / dont je n’ai plus que les épines ; …
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quoi ! Vous voulez donc que je chante / ce temple orné par vos bienfaits, …
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Dans ce jour du saint vendredi, / jour où l’on veut nous faire accroire …
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Est-il vrai que Voltaire aura / à sans-souci l’honneur de boire …
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Blaise Pascal a tort, il en faut convenir ; / ce pieux misanthrope, Héraclite sublime, …
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ô maison d’Aristippe ! ô jardins d’épicure ! / Vous qui me présentez, dans vos enclos divers, …
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Quand un roi bienfaisant que ses peuples bénissent / les a comblés de ses bienfaits, …
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Depuis plus de quarante années / vous avez été mon héros ; …
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Tu pousses trop loin l’amitié, / abbé, quand tu prends ma défense ; …
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Jeune et charmant objet à qui pour son partage / le ciel a prodigué les trésors les plus doux, …
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Savez-vous, gentille douairière, / ce que dans Sully l’on faisait …
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votre amusement lyrique / m’a paru du meilleur ton. …
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Belle Daphné, peintre de la nature, / vous l’imitez, et vous l’embellissez. …
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Qu’il est doux d’employer le déclin de son âge / comme le grand Virgile occupa son printemps ! …
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S’il est au monde une beauté / qui de Corneille ait hérité, …
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Illustre protecteur des perdrix de Mont-Rouge, / des faucons, des auteurs, et surtout des catins ; …
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Le sublime en tout genre est le don le plus rare ; / c’est là le vrai phénix ; et, sagement avare, …
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Intrépide soldat, vrai chevalier, grand homme, / bon roi, fidèle ami, tendre et loyal amant, …
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Croyez qu’un vieillard cacochyme, / chargé de soixante et douze ans, …
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Si vous brillez à votre aurore, / quand je m’éteins à mon couchant ; …
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Aimable amant de Polymnie, / jouissez de cet âge heureux …