Épître 86

by Voltaire - François-Marie Arouet

Quand un roi bienfaisant que ses peuples bénissent les a comblés de ses bienfaits, les autres nations à sa gloire applaudissent ; les étrangers charmés deviennent ses sujets ; tous les rois à l’envi vont suivre ses exemples : il est le bienfaiteur du reste des mortels ; et, tandis qu’aux beaux-arts il élève des temples, dans nos coeurs il a des autels. Dans Vienne à l’indigence on donne des asiles, aux guerriers des leçons, des honneurs aux beaux-arts, et des secours aux arts utiles. Connaissez à ces traits la fille des césars. Du Danube embelli les rives fortunées font retentir la voix des premiers des germains ; leurs chants sont parvenus aux Alpes étonnées, et l’écho les redit aux rivages romains. Le Rhône impétueux et la Tamise altière répètent les mêmes accents. Thérèse et son époux ont dans l’Europe entière un concert d’applaudissements. Couple auguste et chéri, recevez cet hommage que cent nations ont dicté ; pardonnez cet éloge, et souffrez ce langage en faveur de la vérité.

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