Épître 99

by Voltaire - François-Marie Arouet

Aimable amant de Polymnie, jouissez de cet âge heureux des voluptés et du génie ; abandonnez-vous à leurs feux : ceux de mon âme appesantie ne sont qu’une cendre amortie, et je renonce à tous vos jeux. La fleur de la saison passée par d’autres fleurs est remplacée. Une sultane avec dépit, dans le vieux sérail délaissée, voit la jeune entrer dans le lit dont le grand-seigneur l’a chassée. Lorsque élie était décrépit, il s’enfuit, laissant son esprit à son jeune élève élisée. Ma muse est de moi trop lassée ; elle me quitte, et vous chérit ; elle sera mieux caressée.

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