Épître 90

by Voltaire - François-Marie Arouet

votre amusement lyrique m’a paru du meilleur ton. Si Linus fit la musique, les vers sont d’Anacréon. L’Anacréon de la Grèce vaut-il celui de Paris ? Il chanta la double ivresse de Silène et de Cypris ; mais fit-il avec sagesse l’histoire de son pays ? Après des travaux austères, dans vos doux délassements vous célébrez les chimères. Elles sont de tous les temps ; elles nous sont nécessaires. Nous sommes de vieux enfants ; nos erreurs sont nos lisières, et les vanités légères nous bercent en cheveux blancs.

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