Renée Vivien
1877–1909
Renée Vivien (Pauline Mary Tarn, 1877–1909) was a British-born poet who wrote in French. Born in London and raised partly in Paris, she settled there and became a central figure of the literary circle around Natalie Clifford Barney.
Her collections, beginning with Études et préludes (1901), are among the first to celebrate love between women openly, in refined Symbolist verse influenced by Baudelaire and by Sappho, whom she translated. Called “the Muse of the Violets”, she died in Paris at 32.
Best-known poems
-
Ta royale jeunesse a la mélancolie
Ta royale jeunesse a la mélancolie
Du Nord où le brouillard efface les couleurs,
Tu mêles la discorde et le désir aux pleurs, … -
Violettes d’Automne
L’air pleure le printemps fervent.
Les arbres souffrent dans le vent,
Sans opulence et sans couronne… … -
Pilori
Pendant longtemps, je fus clouée au pilori,
Et des femmes, voyant que je souffrais, ont ri.
Puis, des hommes ont pris dans leurs mains une boue … -
Aux mouettes
Je vous envie autant que je vous aime, oiseaux
Qui traversez sans moi tout l’infini des eaux.
Vous qui passez battant tout l’infini des ailes, … -
Devant l’été
Voici l’été… Les jours sont trop longs, mon amie,
L’ombre tarde… On attend l’heure du grand repos,
Des lys plus odorants, de la cloche endormie, … -
Chanson pour mon ombre
Droite et longue comme un cyprès,
Mon ombre suit, à pas de louve,
Mes pas que l'aube désapprouve. …
All poems (241)
A 23
- À la Bien-AiméeVous êtes mon palais, mon soir et mon automne,
- A la femme aiméeLorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
- À la Femme aiméeLorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
- À la SorcièreLe réveil vient troubler la paix de tes paupières.
- À l’AmieDans tes yeux les clartés trop brutales s’émoussent.
- À l’heure des mains jointesJ’ai puérilisé mon cœur dans l’innocence
- À mon Démon familierToi qui hantes mes nuits cruelles, ô Démon !
- À une ombre aiméeL’espoir de vivre ailleurs des jours clairs m’abandonne
- À VeniseTout s’élargit. Le soir qui tombe est magnifique
- Aigues-MarinesDes gouttes d’eau, — de l’eau de mer,
- Ainsi je parlerai…Ô si le Seigneur penchait son front sur mon trépas,
- Allons dans le soirLe soir ranime un peu le parfum de ces fleurs.
- Amata« Je ne veux que le sourire de ta bouche… »
- AmazoneL’amazone sourit au-dessus des ruines,
- Amour tristeL’aurore a la pâleur verdâtre d’une morte,
- AttenteEn cette chambre où meurt un souvenir d’aveux,
- AtthisJe reviens chercher l’illusion des choses
- Atthis délaisséeAtthis, seule, détaillant un manuscrit.
- Au Dieu pauvreJe t’adore, Dieu pauvre entre les Immortels,
- AubeVoici le matin clair… Mon âme ouvre les yeux.
- Aurore sur la mer… quand à mon sanglot : et que
- Aux mouettesJe vous envie autant que je vous aime, oiseaux
- Aveu dans le silenceDans l’orage secret, dans le désordre extrême
B 3
C 10
- Chair des chosesJe possède, en mes doigts subtils, le sens du monde,
- ChansonLorsque la lune vient pleurer
- Chanson norvégiennerécit
- Chanson pour mon ombreDroite et longue comme un cyprès,
- Chapelle de marinsVoici le soir… Voici l’orage aux cris amers,
- « Comment oublier le pli lourd »CHANSON
- Confidence devant le soirOui, je le crois, je suis calme, je suis heureuse.
- Conte de FéeUne princesse attend, dans un cachot sans jour.
- Conte du deux novembreDonnées structurées
- Corinne triomphanteIvre du vin des chants ainsi qu’une Bacchante,
D 16
- Dans le HavreLasse comme les flot, lasse comme les voiles,
- Dans un chemin de violettesDans l’air la merveilleuse odeur de violettes,
- Dans un vergerUn verger de Mytilène, vers la fin d’un après-midi d’été.
- Danses sacréesDe leurs pieds fleuris les femmes de la Crète
- « De ta robe à longs plis flottants »Ruissellent toutes les chimères,
- « De ta robe à longs plis flottants »CHANSON
- DéfaiteDans un silence obscur, j’apprends la patience,
- DépartJ’ai vu s’éteindre en moi le brûlant désespoir…
- DépartLa lampe des longs soirs projette un rayon d’ambre
- Devant la mort d’une amievéritablement aimée
- Devant le couchantJe subis la langueur du jour déjà pâli…
- Devant l’étéVoici l’été… Les jours sont trop longs, mon amie,
- Domination du poèmeJe subis tout mon sort… L’impérieux poème
- Douceur de mes chantsDouceur de mes chants, allons vers Mytilène,
- « Du ciel poli comme un miroir »Pleuvent les langueurs enflammées,
- D’après SwinburneÀ Paule Riversdale,
E 11
- « Elle écarte en passant »⁂
- Elle passaJ’étais pareille à la voyageuse recrue,
- Elle passeLe ciel l’encadre ainsi que ferait une châsse,
- Elle règneLe soir était plus doux que l’ombre d’une fleur.
- ÉminéLe couchant répandra la neige des opales,
- En débarquant à MytilèneAu fond de mon passé, je retourne vers toi,
- En jetant l’ancreI. Sur le Mode majeur
- EnseignementTu veux savoir de moi le secret des sorcières ?
- « Entre dans mon royaume »Entre dans mon royaume, envahis mon empire.
- Essor d’une mouetteAidez-moi dans ma fuite, ô les beaux vents fidèles !
- Études et préludesTon rire est clair, ta caresse est profonde,
F 2
G 3
H 2
I 5
J 8
- Jardin abandonnéMa douce, entrons dans le jardin abandonné,
- Je connais un étang… il est, au cœur de la vallée, un étang que
- Je fus un page éprisC’est l’heure où le désir implore et persuade…
- Je pleure sur Toi…À Madame M…
- Je t'aime d'être faible...Je t'aime d'être faible et câline en mes bras
- Je t’aime d’être faible…Je t’aime d’être faible et câline en mes bras
- J’ai jeté mes fleurs...C’est en vain que, pour moi, ma raison s’évertue,
- « J’aime la boue humide et triste »J’aime la boue humide et triste où se reflète
L 72
- La Cité humaineDonnées structurées
- La ConquePassants, je me souviens du crépuscule vert
- La FaunesseSes lèvres ont ravagé les grappes meurtries
- La Fleur du SorbierParé d’aigue-marine et d’onyx et d’opale,
- La FuséeVertigineusement, j’allais vers les Étoiles…
- La Genèse profaneDonnées structurées
- La Maison du passéI. Sur le Mode majeur
- La Mauvaise aubergeLe monde inhospitable est pareil à l’auberge
- « La mer murmure une musique »CHANSON
- La Mort de Psappha« Lasse du jardin où je me souviens d’elle,
- La Mort d’une BacchanteNous ne tisserons pas les graves violettes…
- La Mouette qui s’élevaOh ! soyez-moi cléments, mes espaces fidèles !
- La PalmeÀ mon réveil, ce fut le miracle du monde,
- La PleureuseElle vend aux passants ses larmes mercenaires,
- La RançonTes bras — O le poison qu’en vain tu dissimules !
- La SatyresseO vierges qui goûtez la fraîcheur des fontaines,
- La Sirène muetteDonnées structurées
- La Soif impérieuseJ’étais hier la voyageuse solitaire.
- La VieilleDonnées structurées
- LamentationL’été brûle, la voix des fleuves se lamente,
- Le Bloc de MarbreJe dormais dans le flanc massif de la montagne…
- « Le couchant adoucit le sourire du ciel »La nuit vient gravement, ainsi qu’une prêtresse.
- « Le couchant adoucit le sourire du ciel »Données structurées
- Le Cygne noirDonnées structurées
- Le Jardin matinalViens, les heures d’amour sont furtives et rares…
- Le LabyrintheJ'erre au fond d'un savant et cruel labyrinthe...
- Le Monde est un jardinLe monde est un jardin de plaisir et de mort,
- Le Palais du PoèteLes murs de ce palais sont d’ébène et d’ivoire
- Le PoèteIl porte obscurément la pourpre du poète,
- Le Rire des VentsLes quatre Vents ont ri dans le ciel du matin,
- Le Sang des fleursΟἴαν τὰν υάκινθον ἐν οὔρεσι ποίμενες ἄνδρες
- « Le soir verse les demi-teintes »CHANSON
- Le Ténébreux JardinLes heures ont éteint le feu de mes vertèbres,
- Le ToucherLes arbres ont gardé du soleil dans leurs branches.
- « Le vol de la chauve-souris »Tortueux, angoissé, bizarre,
- « Le vol de la chauve-souris »CHANSON
- Légende du sauleDonnées structurées
- « Les algues entr’ouvraient leurs âpres cassolettes »SONNET
- Les AmazonesDonnées structurées
- Les ChardonsNe dissimule pas ton sourire qui tremble,
- Les chardonsTu ne seras jamais la fiévreuse captive
- Les CouleursÉloignez de mes yeux les flamboiements barbares
- Les Couleurs de la NuitContemple les couleurs des ténèbres. Tes yeux
- Les Deux AmoursDonnées structurées
- Les Dieux Lares s’irritent…Mon cœur n’est rassuré qu’à demi… Mes Dieux lares
- Les Fleurs sans parfumDonnées structurées
- Les Lys d’EauParmi les ondoiements et les éclairs douteux,
- Les MortsDonnées structurées
- Les NoyéesVoici l’heure de brume où flottent les Noyées,
- Les Quatre VentsLes quatre Vents se sont réunis sous mon toit.
- Les RevenantsDans les miroirs j’ai vu des reflets de visages,
- Les RivauxDonnées structurées
- Les SolitairesCeux-là dont les manteaux ont des plis de linceuls
- Les Souvenirs sont des grappes…Voici l’heure amoureuse où chante la Sirène…
- Les VentsDonnées structurées
- Let the dead burry their deadVoici la nuit : je vais ensevelir mes morts,
- Let the Dead bury their DeadVoici la nuit : je vais ensevelir mes morts,
- LocustaNul n'a mêlé ses pleurs au souffle de ma bouche,
- LocustaNul n’a mêlé ses pleurs au souffle de ma bouche,
- LuciditéL’art délicat du vice occupe tes loisirs,
- L’Amant des SirènesVous craignez le Désir, ô compagnons d’Ulysse.
- L’Amour borgneJe t’aime de mon œil unique, je te lorgne
- L’Épouse acariâtreDonnées structurées
- L’Éternelle vengeanceDalila, courtisane au front mystérieux,
- L’Éternelle vengeanceDalila, courtisane au front mystérieux,
- L’Impossible PerfectionDonnées structurées
- L’Odeur de la MontagneL’e soir, désaltérant la soif de la campagne,
- L’Odeur des vignesL’odeur des vignes monte en un souffle d’ivresse :
- L’OffrandePour lui prouver que je l’aime plus que moi-même,
- L’OndineDonnées structurées
- « L’orgueil des lourds anneaux »L’orgueil des lourds anneaux, la pompe des parures,
- « L’orgueil des lourds anneaux »SONNET
M 7
- Malédiction sur un jardinFane-toi, beau jardin dont j’aimais les odeurs,
- Mensonge du soirOr, par un soir pareil, je crus être poète…
- Mes victoiresI
- Mon ami le ventJe t’aime et te salue, ô mon ami le vent
- « Mon cœur est lourd »Mon cœur est lourd, mon cœur est lourd dans ma poitrine.
- Mort maritimeΤῷ γρίπει Πελάγωνι πατὴρ ἐπέθηϰε Μενισϰος
- Morts inquietsL’éclat de la fanfare et l’orgueil des cymbales,
N 7
- Naïade moderneLes remous de la mer miroitaient dans ta robe.
- Nous irons vers les PoètesL’ombre nous semble une ennemie en embuscade…
- Nous nous sommes assisesMa douce, nous étions comme deux exilées,
- NuditéDonnées structurées
- NuditéL’ombre jetait vers toi des effluves d’angoisse :
- Nuit MauresqueLa nuit est façonnée avec un art subtil
- NuptialeElle viendra tantôt, cette femme que j’aime !
O 3
P 14
- Palais sous la merPuisque tu sus surprendre enfin mon cœur amer,
- Par les soirs futursNon ! par les soirs futurs de roses et de flammes,
- PareillesLe regard clair et la voix limpide, j’entame
- Paroles à l’AmieTu me comprends : je suis un être médiocre,
- Paysage mystiqueIl est un ciel limpide où s’éteint le zéphyr,
- Péché d’orgueilLe mensonge de ces gloires immédiates
- PèlerinageIl me semble n'avoir plus de sexe ni d'âge,
- Pendant qu’elle dormaitVous avez entr’ouvert vos lèvres cette nuit
- Pénitentes espagnolesLe repentir songeur n’use plus leurs genoux.
- Petit poème érotiqueEt je regrette et je cherche Psappha
- PiloriPendant longtemps, je fus clouée au pilori,
- Profession de foiJ’aime l’avril et l’eau, l’arc-en-ciel et la lune,
- ProphétieDonnées structurées
- Psappha revitLa lune se levait autrefois à Lesbos
Q 2
R 8
- RéconciliéesMon éternel amour, te voici revenue.
- RefrainDes parfums de cytise ont amolli la brise
- Regard en arrièreJ’admirais autrefois les splendides vainqueurs
- Ressemblance inquiétanteJ’ai vu dans ton front bas le charme du serpent.
- RessouvenirJ’ai bu le vin brûlant de tes lèvres, Atthis…
- RevenueVoici, je t’ai reprise et je t’ai reconquise…
- Roses du SoirDes roses sur la mer, des roses dans le soir,
- Roses du soirDes roses sur la mer, des roses dans le soir,
S 16
- Sans fleurs à votre frontVous n’avez point voulu m’écouter… mais qu’importe ?
- SommeilÔ Sommeil, ô Mort tiède, ô musique muette !
- SommeilDonnées structurées
- Sonnet à l’AndrogyneTa royale jeunesse a la mélancolie
- Sonnet de porcelaineLe soir, ouvrant au vent ses ailes de phalène,
- Sonnet fémininTa voix a la langueur des lyres lesbiennes,
- Sonnet pour la LuneProtectrice de ce qui s’efface et qui fuit,
- Sourire dans la mortΟύ γάρ θέμις έν μουσοπολων οίκία θρήνον είναι ούκ άμμι πρέπει τάδε.
- Sous la rafaleDe la nuit chaotique un cri d’horreur s’exhale.
- « Sous un ciel ambigu »Sous un ciel ambigu, l’olivier et l’acanthe
- SouverainesD’ombres et de démons je peuplai l’univers.
- SupplicationVois, tandis que gauchit la bruine sournoise,
- Sur la place publiqueLes nuages flottants déroulaient leur écharpe
- Sur le Rythme SaphiqueProlonge la nuit, Déesse qui nous brûles !
- Sur le rythme saphiquePour moi ce qu’on désire
- « Sur les marbres massifs plane la paix de l’air »La nature, qui hait la fièvre et le factice,
T 12
- « Ta chevelure d’un blond rose »CHANSON
- « Ta forme est un éclair »Ta forme est un éclair qui laisse les bras vides,
- « Ta forme est un éclair »⁂
- Ta royale jeunesse a la mélancolieDu Nord où le brouillard efface les couleurs,
- « Ta voix est un savant poème »Charme fragile de l’esprit,
- « Ta voix est un savant poème »CHANSON
- « Tes cheveux irréels »DEUX SONNETS
- ThrèneA.
- TimasDéesse de la Mort, pâle Perséphoné,
- To the Sunset GoddessTes cheveux sont pareils aux feuillages d’automne,
- Traîtrise du regardTon regard embusqué sous tes paupières sombres
- TwilightO mes rêves, voici l’heure équivoque et tendre
U 2
V 15
- VaincueLe couchant est semblable à la mort d’un poète…
- VellédaSon pas a la douceur des brises sous les branches,
- VelléitéDénoue enfin tes bras fiévreux, ô ma Maîtresse !
- Venue du jourLe jour se glisse tel qu’un mauvais animal
- Vers le NordLes mouettes s’en vont vers la mer, vers le Nord,
- Vers LesbosTu viendras, les yeux pleins du soir et de l’hier…
- VêtueI
- Victoire funèbreDans le mystique soir d’avril, j’ai triomphé.
- Vieillesse commençanteC'est en vain aujourd'hui que le songe me leurre.
- Violettes blanchesElles sont le souvenir clair
- Violettes d’AutomneL’air pleure le printemps fervent.
- VivianeUne odeur fraîche, un bruit de musique étouffée
- Voici mon MalParmi mes lys fanés je songe que c’est toi
- Voile impatienteLa voile est lente et lourde, attardée en ce port.
- Vous pour qui j’écrivisVous pour qui j’écrivis, ô belles jeunes femmes !