Défaite

by Renée Vivien

 
    Dans un silence obscur, j’apprends la patience,
    Moi dont l’orgueil fut grand, même dans le silence…

    Car mon plus grand péché fut celui de l’orgueil
    Et de cela je garde en moi l’immense deuil…

    Malgré tous mes efforts la défaite est certaine…
    Et ta grande douceur, ô mon Amie ! est vaine !

    Puisqu’elle n’a point su m’épargner un des pleurs
    Que j’ai versés… Mais le couchant est plein de fleurs…

More poems by Renée Vivien

All poems by Renée Vivien →