Émile Verhaeren
1855–1916
Émile Verhaeren (1855–1916) was a Belgian poet who wrote in French, a leading figure of Symbolism. Born near Antwerp, he trained as a lawyer before turning to poetry with Les Flamandes (1883), vivid scenes of Flemish life.
After a period of dark, anguished verse (Les Soirs, Les Débâcles, Les Flambeaux noirs), he wrote of the modern industrial world in Les Campagnes hallucinées and Les Villes tentaculaires (1895), and tender love poems to his wife in Les Heures claires. He was several times nominated for the Nobel Prize and died in a railway accident in Rouen in 1916.
Best-known poems
-
Un Matin
C’était, dans la campagne émerveillée, un coin,
Où la prairie au clair brillait comme un visage,
Où deux grands étangs bleus s’arrondissaient au loin, … -
Belle Santé
BELLE SANTÉ
Belle santé,
Qui me reviens après m’avoir quitté, … -
Les Heures claires
Ô la splendeur de notre joie,
Tissée en or dans l’air de soie !
Voici la maison douce et son pignon léger, … -
La Patrie aux soldats morts
Vous ne reverrez plus les monts, les bois, la terre,
Beaux yeux de mes soldats qui n’aviez que vingt ans
Et qui êtes tombés, en ce dernier printemps, … -
La neige
La neige tombe, indiscontinûment,
Comme une lente et longue et pauvre laine,
Parmi la morne et longue et pauvre plaine, … -
Si morne !
Se replier toujours sur soi-même, si morne !
Comme un drap lourd, qu’aucun dessin de fleur n’adore.
Se replier, s’appesantir et se tasser …
All poems (622)
A 37
- À ceux qui viennentDe colline en colline
- A la BelgiqueHélas, depuis les jours des suprêmes combats,
- A la gloire des cieuxL'infini tout entier transparaît sous les voiles
- À la gloire des cieuxL’infini tout entier transparaît sous les voiles
- A la gloire du vent- Toi qui t'en vas là-bas,
- À la gloire du vent— Toi qui t’en vas là-bas,
- À l’arrièreQuand les fleurs de mon choix te décoraient la taille,
- À l’AubeSur les fumiers, tassés par blocs,
- À l’Homme d’aujourd’huiSonge au monde et sois fier, toi qui vis en ce temps.
- A PâquesFrère Jacques, frère Jacques,
- À PâquesFrère Jacques, frère Jacques,
- À ras de terreHélas ! en aucun lieu sous le soleil,
- À TénèbresUn catafalque d’or surgit au fond des soirs,
- Allez-vous-enAllez-vous-en, allez-vous-en,
- AmoursVoici le dernier mois vermeil :
- AprementLe jour
- ÂprementLe jour,
- Ardeur des sens, ardeur des coeurs...Ardeur des sens, ardeur des coeurs, ardeur des âmes,
- Asseyons-nous tous deux près du cheminSur le vieux banc rongé de moisissures,
- AttirancesLointainement, et si étrangement pareils,
- Au Bord de l’eauChairs de vulves ou de gencives,
- Au bord du quaiEt qu'importe d'où sont venus ceux qui s'en vont,
- Au clos de notre amour, l'été se continueUn paon d'or, là-bas, traverse une avenue ;
- Au loinAncres abandonnées sous des hangars maussades,
- Au Long du quaiDans le bassin aux bords tranquilles,
- Au muséeLa couronne formidable des rois
- Au NordDeux vieux marins des mer& du Nord
- Au passant d'un soirDites, quel est le pas
- Au peuple allemandDans l’horreur et le meurtre, et la hargne et la rage,
- Au ReichstagOn m'affirmait :
- Au temps où longuement j'avais souffertOù les heures m'étaient des pièges,
- Aujourd’huiArtevelde, les deux Van Eyck, Rubens, Vésale,
- Aujourd’huiArtevelde, les deux Van Eyck, Rubens, Vésale,
- Autour de ma maisonPour vivre clair, ferme et juste,
- Aux moinesMoines venus vers nous des horizons gothiques,
- Avec le même amour que tu me fus jadisUn jardin de splendeur dont les mouvants taillis
- Avec mes sens, avec mon coeur ...Avec mes sens, avec mon coeur et mon cerveau,
B 3
C 39
- C'est la bonne heure où la lampe s'allumeTout est si calme et consolant, ce soir,
- C'était en juin, dans le jardinC'était notre heure et notre jour ;
- CantiquesI
- Celle de l’îleIl est des âmes si craintives d’elles,
- Celle des reliquesJe suis celle des reliques mélancoliques
- Celle des voyagesSur ta rampe, pendant la nuit,
- Celle du jardinJe vis l'Ange gardienne en tel jardin s'asseoir
- Celui de l'horizonJ'ai regardé, par la lucarne ouverte, au flanc
- Celui de la fatigueL’homme du soir de la fatigue
- Celui de l’horizonJ’ai regardé, par la lucarne ouverte, au flanc
- Celui du rienJe suis celui des pourritures grandioses
- Celui du savoirEt me voici d’un grand site de catafalques
- Celui qui bousculeDe part en part,
- Ceux de LiégeDût la guerre mortelle et sacrilège
- Chanson de fou (1)Le crapaud noir sur le sol blanc
- Chanson de fou (2)Je les ai vus, je les ai vus,
- Chanson de fou (3)Brisez-leur pattes et vertèbres,
- Chanson de fou « Brisez-leur pattes et vertèbres »Brisez-leur pattes et vertèbres,
- Chanson de fou « Celui qui n’a rien dit »Celui qui n’a rien dit
- Chanson de fou « Je suis celui qui vaticine »Je suis celui qui vaticine
- Chanson de fou « Le crapaud noir sur le sol blanc »Le crapaud noir sur le sol blanc
- Chanson de fou « Les rats du cimetière proche »Les rats du cimetière proche,
- Chanson de fou « Vous aurez beau crier contre la terre »Vous aurez beau crier contre la terre,
- Chaque heure, où je songe à ta bontéSi simplement profonde,
- ClochesCloches pour les vivants et bourdons pour les morts
- Coin religieuxEn un quartier quatre fois centenaire,
- Combien elle est facilement ravieAvec ses yeux d'extase ignée ;
- Comme à d'autres, l'heure et l'humeurL'heure morose ou l'humeur malévole
- Comme aux âges naïfs, je t'ai donné mon coeurAinsi qu'une ample fleur,
- Comme tous les soirsLe vieux crapaud de la nuit glauque
- ConquêteAu long du port moiré de soir,
- Conseil absurdeAutant que moi malade et veule, as-tu goûté
- Cour de fermeLa neige a chu, myriadaire et successive,
- Croquis de cloîtreDans un pesant repos d'après-midi vermeil,
- Croquis de cloître (I)Dans un pesant repos d'après-midi vermeil,
- Croquis de cloître (II)A pleine voix - midi s'exaltant au dehors
- Croquis de cloître (III)En automne, dans la douceur des mois pâlis,
- Croquis de cloître (IV)Le choeur, alors qu'il est sombre et dévotieux,
- Cuisson du painLes servantes faisaient le pain pour les dimanches,
D 21
- Dans la maison où notre amour a voulu naîtreAvec les meubles chers peuplant l'ombre et les coins,
- Dans ma plaineJe m’habille des loques de mes jours ;
- DécembreDites, les gens, les vieilles gens,
- Décembre(Les hôtes)
- DéclinMatins frileux !
- DédicaceAvec ferveur je te dédie, ô Flandre,
- DégelIl neige blanc sur l’Escaut jaune,
- DépartLa mer choque ses blocs de flots, contre les rocs
- Des fleurs fines et mousseuses comme l'écumePoussaient au bord de nos chemins
- Des soirs(II)
- Deux siècles(xviie-xviiie)
- Dialogue... Sois ton bourreau toi-même ;
- Dialogue rustique « Antoine »ANTOINE
- Dialogue rustique « Benoit »BENOIT
- Dialogue rustique « Jean »JEAN
- Dialogue rustique « le jardinier »LE JARDINIER
- Dialogue rustique « Marianne »MARIANNE
- Dialogue rustique « Pierre »PIERRE
- Dialogue rustique « Vincent »VINCENT
- Dimanche matinOh ! Les éveils des bourgades sous l'or des branches,
- Dis-moi, ma simple et ma tranquille amieDis, combien l'absence, même d'un jour,
E 8
- En ce rugueux hiver...En ce rugueux hiver où le soleil flottant
- En hiverLe sol trempé se gerce aux froidures premières,
- EperdumentBien que flasque et geignant et si pauvre ! si morne !
- ÉperdumentBien que flasque et geignant et si pauvre ! si morne !
- EpilogueOh ! les heures du soir sous ces climats légers,
- Et maintenant que sont tombés les hauts feuillagesQui tenaient le jardin sous leur ombre abrité,
- Et qu'importent et les pourquoi et les raisonsEt qui nous fûmes et qui nous sommes :
- Et te donner ne suffit plus, tu te prodiguesL'élan qui t'emporte à nous aimer plus fort, toujours,
F 7
- Fêtes d’hiverAube joyeuse et joli gel,
- Fin d'annéeSous des cieux faits de filasse et de suie,
- Fin d’AnnéeSous des cieux faits de filasse et de suie,
- Fleur fataleL’absurdité grandit comme une fleur fatale
- France et AllemagneI
- FunéraillesVingt ouvriers
- Fut-il en nous une seule tendresseUne pensée, une joie, une promesse,
G 2
H 10
- HambourgQu’elle était large et belle, assise au bord des mers,
- Hélas ! les temps sont loin...Hélas ! les temps sont loin des phlox incarnadins
- HerculeQue faire désormais pour se grandir encore ?
- Heure d'automneC'est bien mon deuil, le tien, ô l'automne dernière !
- Heure d’automneC’est bien mon deuil, le tien, ô l’automne dernière !
- Heures d’hiverLes molosses d’hiver, le gel, le vent, la neige,
- Heures mornesHélas, quel soir ! ce soir de maussade veillée.
- HommageI
- HôpitauxÔ femmes dont les mains sont belles,
- HumanitéLes soirs crucifiés sur l’horizon, les soirs
I 5
- Il fait novembre en mon âmeRayures d'eau, longues feuilles couleur de brique,
- IllusionDroite, sur le pignon, une cigogne, l’une
- InconscienceL’âme et le cœur si las des jours, si las des voix,
- InfinimentVoici très longuement, très lentement, les râles
- InsatiablementLe soir, plein des dégoûts du journalier mirage,
J 9
- J'ai cru à tout jamais notre joie engourdieComme un soleil fané avant qu'il ne fût nuit,
- Jacques d’ArteveldeÔ ce soir de juillet où le Tribun mourut,
- Jacques d’ArteveldeI
- Jan SnulLa croix de paille est là, barrant la porte ;
- Je dédie à tes pleurs, à ton sourireMes plus douces pensées,
- Je noie en tes deux yeux mon âme tout entièreEt l'élan fou de cette âme éperdue,
- Je suis sorti des bosquets du sommeilMorose un peu de t'avoir délaissée
- Je t'apporte, ce soir...Je t'apporte, ce soir, comme offrande, ma joie
- Jours d’étéLorsque l’été flambant brûle la ville lasse,
K 2
L 349
- L'abreuvoirEn un creux de terrain aussi profond qu'un antre,
- L'actionLassé des mots, lassé des livres,
- L'âge est venu, pas à pas, jour à jourPoser ses mains sur le front nu de notre amour
- L'âme de la villeLes toits semblent perdus
- L'ancienne gloireDans le silence et la grandeur des cathédrales,
- L'arbreTout seul,
- L'attenteEt c'est au long de ces pays de sépulture,
- L'aube, l'ombre, le soir, l'espace et les étoilesCe que la nuit recèle ou montre entre ses voiles,
- L'effortGroupes de travailleurs, fiévreux et haletants,
- L'en-avantLe corps ployé sur ma fenêtre,
- L'enclosQuatre fossés couraient autour de l'enclos. Or,
- L'EscautEt celui-ci puissant, compact, pâle et vermeil,
- L'Est, l'Ouest, le Sud, le NordQuand tu marches, le pas rythmé, le long des champs,
- L'étableEt pleine d'un bétail magnifique, l'étable,
- L'étalAu soir tombant, lorsque déjà l'essor
- L'éternelle lueurDites, les gens, les vieilles gens,
- L'EuropeUn soir plein de clartés et de nuages d'or,
- L'HérésiarqueEt là, ce moine noir, que vêt un froc de deuil,
- L'immobile beautéDes soirs d'été,
- L'ombre est lustrale et l'aurore iriséeDe la branche, d'où s'envole là-haut
- L'orageParmi les pommes d'or que frôle un vent léger
- L'orgueilNon plus parce qu'il vit d'angoisse et de souffrance,
- La BaieDans une baie, au bord des dunes,
- La barqueIl gèle et des arbres pâlis de givre clair
- La bêcheLe gel durcit les eaux ; le vent blémit les nues.
- La Belle FilleAu coeur de la moisson dont s’érigent les ors
- La bénédiction de la merLes guirlandes du vent joli
- La BièreEn chaque enclos, l’été ; l’hiver, sous chaque toit,
- La bourseComme un torse de pierre et de métal debout
- La Cathédrale de ReimsQui parcourait l’espace d’or, dans la Champagne,
- La ChanceEn tes rêves, en tes pensées,
- La CitéL’or serait tout, s’il était maître des idées,
- La Clarté froideC’est un beau soir de mars, rugueux et froid.
- La ClémenceC’était un doux pays illuminé de plaines
- La ConquêteLe monde est trépidant de trains et de navires.
- La CouronneEt je voudrais aussi ma couronne d’épines
- La CroisadeUn cri s’élève, et vole, et frappe, et puis s’étend
- La crypteÉgarons-nous, mon âme, en ces cryptes funestes,
- La cuisineAu fond, la crémaillère avait son croc pendu,
- La Cuisson du painLes servantes faisaient le pain pour les dimanches,
- La Dame en noir— Dans la ville d’ébène et d’or,
- La Danse des vieux et des vieillesGens de l’hospice, entrez en danse,
- La DouceurConnaissez-vous ces beaux soirs d’or,
- La FenaisonFaux et râteaux !
- La fermeA voir la ferme au loin monter avec ses toits,
- La Ferme des marais d’orDépensant tous pour leur richesse ou leur besoin
- La FermièreDans son enclos ceint de hauts murs
- La FerveurSi nous nous admirons vraiment les uns les autres,
- La Fille ardenteVents, dénouez mes longs cheveux
- La Fleur de linAvec ses doux yeux bleus
- La folieRoutes de fer vers l'horizon :
- La ForêtLa forêt est un monde et sa vie est la mienne.
- La ForêtC’est aujourd’hui le domaine des seuls oiseaux,
- La FouleEn ces villes d’ombre et d’ébène,
- La GareDu côté du canal, où ronflent et s’exilent
- La glycine est fanée et morte est l'aubépineMais voici la saison de la bruyère en fleur
- La Grand'PlaceLes magasins de la Grand'Place
- La grande chambreEt voici quelle était la chambre hospitalière
- La Grand’placeLes magasins de la Grand’Place
- La JoieDans la cité hagarde,
- La joieOh ces larges beaux jours dont les matins flamboient !
- La KermesseAvec colère, avec détresse,
- La Louange du corps humainDans la clarté plénière et ses rayons soudains
- La LysÀ M. et à Mme Georges De Craene.
- La LysLys tranquille, Lys douce et lente
- La MortAvec ses larges corbillards
- La Mort— Triste dame, mon âme,
- La mortAvec ses larges corbillards
- La Mort du fermierIl était mort, soudain, sur son champ, à midi.
- La morteEn sa robe, couleur de feu et de poison,
- La NeigeLa neige tombe, indiscontinûment,
- La neigeLa neige tombe, indiscontinûment,
- La nuitDepuis que dans la plaine immense il s'est fait soir,
- La Patrie aux soldats mortsVous ne reverrez plus les monts, les bois, la terre,
- La Petite ViergeLa petite vierge Marie
- La PeurPar les plaines de ma crainte, tournée au Nord,
- La PlaineLa plaine est morne et ses chaumes et granges
- La plaineLa plaine est morne, avec ses clos, avec ses granges
- La plaine (I)Je veux mener tes yeux en lent pèlerinage
- La plaine (II)Par les plaines de mon âme, tournée au Nord,
- La PluieLongue comme des fils sans fin, la longue pluie
- La pluieLongue comme des fils sans fin, la longue pluie
- La PrièreQue bondisse soudain mon âme aventurière
- La RechercheChambres claires, tours et laboratoires,
- La RévolteLa rue, en un remous de pas,
- La RévolteLa rue, en un remous de pas,
- La révolteVers une ville au loin d'émeute et de tocsin,
- La Saint-JeanDansez sur la berge, les flammes,
- La Saint-PierreLes poils luisants, les crins lavés,
- La Soirée doréeLacs d’or dont les blés mûrs sont les roseaux penchants,
- La StatuetteC’était un jeu de quilles
- La TêteSur un échafaud noir, tu porteras ta tête
- La vachèreA Léon Cladel.
- La Vente aux enchèresVoici trois mois qu’on l’a porté en terre,
- La VieIl faut admirer tout pour s’exalter soi-même
- La Vie à l’étoufféeLes villages, l’hiver, vivent à l’étouffée.
- La Vie ardenteMon cœur, je l’ai rempli du beau tumulte humain.
- La VieilleComme des mains
- La Vieille demoiselleLa demoiselle en bandeaux noirs,
- La villeTous les chemins vont vers la ville.
- La Ville nouvelleUn treuil audacieux
- Là-basDésir d’être, soudain, la bête hiératique,
- LassitudeLa terre immensément s’efface au fond des brumes
- Le banquet des GueuxLa joie
- Le Banquet des GueuxLa joie
- Le banquierSur une table chargée, où les liasses abondent,
- Le bazarC'est un bazar, au bout des faubourgs rouges :
- Le beau jardin fleuri de flammesQui nous semblait le double ou le miroir
- Le ChalandSur l’arrière de son bateau,
- Le chant de l'eauL'entendez-vous, l'entendez-vous
- Le clair jardin c'est la santéIl la prodigue, en sa clarté,
- Le comte de la Mi-CarêmeVenant d’Espagne ou de Bohème,
- Le CriÔ cri
- Le criPrès d'un étang désert, où dort une eau brunie,
- Le DépartAvec leur chat, avec leur chien,
- Le départTraînant leurs pas après leurs pas
- Le DimancheMille notes claires et gaies
- Le Donneur de mauvais conseilsPar les chemins bordés de pueils
- Le FléauLa Mort a bu du sang
- Le ForgeronSur la route, près des labours,
- Le forgeronSur la route, près des labours,
- Le FossoyeurLà-bas,
- Le Franc BuveurQuand tintera de tour en tour
- Le GelCe soir, un grand ciel clair, surnaturel, abstrait,
- Le Général LemanC’était aux premiers jours de guerre.
- Le glaiveQuelqu'un m'avait prédit, qui tenait une épée
- Le Gobelet d’argentSur la place aux enseignes livides,
- Le Grand sermentSaint Georges,
- Le JardinL’herbe y est bleue et la haie azurée
- Le Jour des RoisPar ces vieux soirs des mois vides, le train circule
- Le Jour des roisPar ces vieux soirs des mois vides, le train circule
- Le laitDans la cave très basse et très étroite, auprès
- Le LierreLorsque la pourpre et l’or, d’arbre en arbre, festonnent
- Le LingeLeur coude nu sorti des manches,
- Le MaîtreOn lui reprochait tout
- Le Mardi-gras au villageEt chaque fois que l’almanach
- Le masqueLa couronne formidable des rois
- Le MénétrierAu coin du cimetière,
- Le Ménétrier « soir de juillet torride et sec »Soir de juillet torride et sec.
- Le MenuisierLe menuisier du vieux savoir
- Le MeunierLe vieux meunier du moulin noir,
- Le MeurtreEn ces heures de vice et de crime rigides,
- Le mondeLe monde est fait avec des astres et des hommes.
- Le Monde s’armeDisséminant la guerre
- Le MontCe mont,
- Le MortEn contournant le presbytère
- Le moulinLe moulin tourne au fond du soir, très lentement,
- Le navireNous avancions, tranquillement, sous les étoiles ;
- Le paradisI
- Le passeur d'eauLe passeur d'eau, les mains aux rames,
- Le Passeur d’eauLe passeur d’eau, les mains aux rames,
- Le PéchéSur sa butte que le vent gifle,
- Le PélerinLE PÈLERIN.
- Le PeupleTonnante,
- Le PortToute la mer va vers la ville !
- Le Port déchuVous ne produisez plus ni communiers ni gueux,
- Le PréParmi les marguerites,
- Le premier arbre de l'allée- Il est parti, dites, vers où,
- Le Premier Arbre de l’alléeLe premier arbre de l’allée ?
- Le Printemps de 1915Tu me parlais de ta voix belle
- Le printemps jeune et bénévoleQui vêt le jardin de beauté
- Le ramasseur d'épavesL'ombre qui sous la lune
- Le RocSur ce roc carié que fait souffrir la mer,
- Le RoulierD’un geste large et régulier
- Le RuisseauL’entendez-vous, l’entendez-vous
- Le SabotierVite allumez bougie et cierge,
- Le SilenceDepuis l’été que se brisa sur elle
- Le silenceDepuis l'été que se brisa sur elle
- Le SoirAu déclin de l’année,
- Le soir tombe, la lune est d'orAvant la fin de la journée
- Le SonneurComme un troupeau de bœufs aveugles,
- Le sonneurComme un troupeau de boeufs aveugles,
- Le spectacleAu fond d'un hall sonore et radiant,
- Le TaillisUne vie âpre et sourdement myriadaire
- Le TéméraireL’âme du Téméraire était une forêt
- Le TéméraireI
- Le TempsLes nuits, les jours,
- Le TunnelPartout l’œuvre de fer s’exalte et se poursuit.
- Le Valet de cœurAu bal de la Reine de Pique
- Le VentDe part en part,
- Le VentSur la bruyère longue infiniment.
- Le ventSur la bruyère longue infiniment,
- Le VerbeMon esprit triste, et las des textes et des gloses,
- Le Vieux bancVoici le banc de bois, près des roses trémières,
- Le Vieux murLe vieux mur est usé et ploie ainsi qu’un homme ;
- Le voyageJe ne puis voir la mer sans rêver de voyages.
- LégendesLes horizons cuivrés des suprêmes automnes
- Les AlouettesL’azur est scintillant
- Les AmoureuxL’été, lorsque les longs dimanches
- Les AncêtresMentons carrés et gros, cheveux pesants et roux,
- Les Antiques hôtelsHôtels du Vieux Rempart et de la Cour du Prince,
- Les AoûteronsVous, dont les bras tenaces sont à vendre ;
- Les ArbresQuand les terreaux, déjà roussis et purpurins,
- Les ArmesTandis qu’au loin, là-bas, autour des blancs moulins.
- Les Armes du soirTandis que la nuit froide étage sa terrasse
- Les AttirancesC’est bien là-bas, au bord des landes,
- Les AvaresLes Avares des régions de Flandre
- Les baisers morts des défuntes annéesOnt mis leur sceau sur ton visage,
- Les baptêmesVers son manoir de marbre,
- Les barbaresLà-bas,
- Les barques d'or du bel étéQui partirent, folles d'espace,
- Les Beaux nuagesAvec ton ciel de nacre et d’ambre
- Les BoutiquesTatillonnes et frénétiques,
- Les brumesBrumes mornes d'hiver, mélancoliquement
- Les Brumes d’hiverOh ! ces brumes, au long des torpides semaines !
- Les CathédralesAu fond du cœur sacerdotal,
- Les ChapellesLes chapelles des coins de bois
- Les ChaumesÀ cropetons, ainsi que les pauvres Maries
- Les ciergesOngles de feu, cierges ! - Ils s'allument, les soirs,
- Les CommuniersSoit instinct, soit hasard.
- Les ComplaintesLes complaintes qu’on va chantant par la grand’route,
- Les CordiersDans son village, au pied des digues,
- Les corneillesLe plumage lustré de satins et de moires,
- Les Deux enfants de roiIl était deux enfants de roi
- Les DieuxEt mon désert de cœur est peuplé de Dieux noirs,
- Les ÉlusLa sagesse s’assied à mi-côte des monts ;
- Les espaliersD'énormes espaliers tendaient des rameaux longs
- Les ÉtablesLes nuages à l’horizon se pelotonnent ;
- Les ExodesLes pas qui s’en allaient jadis
- Les FièvresLa plaine, au loin, est uniforme et morne
- Les FleursEn ces heures de jeune et bel avril dardé,
- Les fleurs du clair accueil au long de la murailleNe nous attendent plus quand nous rentrons chez nous,
- Les Fumeurs« C’est aujourd’hui,
- Les FumiersC’est la fête ; la fête en or des fumiers gras.
- Les GibouléesÀ l’Occident, là-bas,
- Les Grands mangeursÀ l’auberge des « Cent Frelons »,
- Les grangesS'élargissaient, là-bas, les granges recouvertes,
- Les greniersSous le manteau des toits s'étalaient les greniers
- Les gueuxLa misère séchant ses loques sur leur dos,
- Les Heures clairesÔ la splendeur de notre joie,
- Les HorlogesLa nuit, dans le silence en noir de nos demeures,
- Les hôtes- Ouvrez, les gens, ouvrez la porte,
- Les IdéesSur la Ville, dont les affres flamboient,
- Les jardinsLe paysage il a changé - et des gradins,
- Les Jeunes FillesAllez, venez,
- Les jours de fraîche et tranquillé santéLorsque la vie est belle ainsi qu'une conquête,
- Les Jours de pluieAu long des cours, des impasses et des venelles
- Les LivresLes chats d’ébène et d’or ont traversé le soir.
- Les LoisUn paysage noir, ligné d’architectures,
- Les MachinesDites, connaissez-vous l’émoi
- Les Mages— De quels vieux orients et de myrrhe et d’encens,
- Les MaladesBlafards et seuls, ils sont, les sceptiques malades,
- Les MatinesMoines, vos chants d'aurore ont des élans d'espoir,
- Les MendiantsLes jours d’hiver quand le froid serre
- Les menus faits, les mille riensUne lettre, une date, un humble anniversaire,
- Les MeulesÀ cinq, à dix, à vingt sur les éteules,
- Les Meules qui brûlentLa plaine, au fond des soirs, s’est allumée,
- Les Meules « comme des tentes pour les blés »Comme des tentes pour les blés
- Les MoinesOn dirait que le site entier sous un lissoir
- Les mortsEn ces heures de soir où sous la brume épaisse
- Les MouchesLe caillou luit et brûle et la mare bouillonne.
- Les NombresJe suis l’halluciné de la forêt des Nombres,
- Les OiseauxLes peupliers et les bouleaux
- Les OmbresTrouant de tes rayons sans nombre
- Les ombresTrouant de tes rayons sans nombre
- Les pasL'hiver, quand on fermait,
- Les pauvresIl est ainsi de pauvres coeurs
- Les paysansCes hommes de labour, que Greuze affadissait
- Les PêcheursLe site est floconneux de brume
- Les pêcheurs à chevalVagues d'argent et beau ciel clair
- Les PenseursAutour de la terre obsédée
- Les Petits métayersSon chat, son chien, son porc, sa vache et quelques poules ;
- Les Petits VieuxEn mon pays, au bord d’une route, deux saules tordus et rabougris se penchent l’un vers …
- Les PiesDe branche en branche
- Les PigeonsEn des paniers
- Les PinsonsMême quand le vent meugle
- Les plagesPlages vides, avec toujours les mêmes flots
- Les PlainesSous la tristesse et l’angoisse des cieux
- Les PorcsAvec leurs groins
- Les PromeneusesAu long de promenoirs qui s’ouvrent sur la nuit
- Les récoltesSitôt que le soleil dans le matin luisait,
- Les RêvesÔ ces îles au bout de l’univers perdues,
- Les RoisC’est une troupe de gamins
- Les RoutesComme des clous, les gros pavés
- Les RuellesAvec le ruban noir de leur égout,
- Les RuesÀ coups de flamme errante au loin, le long des rues,
- Les SaintesElles sont quatre à me parler : leurs voix d’ailleurs
- Les saintsDreling, dreling,
- Les saints, les morts, les arbres et le ventLes grand'routes tracent des croix
- Les Saluts de la paroisseÀ l’heure où s’allonge le soir,
- Les soirs d'étéLorsque rentrent des alentours,
- Les Soirs de grande fêteOn ferme ! On ferme ! Et les veuves de noir vêtues,
- Les Soirs d’étéLorsque rentrent des alentours,
- Les SouffrancesQuand se penchaient sur votre être fébrile
- Les SpectaclesAu fond d’un hall sonore et radiant,
- Les TombesÔ peuple de héros par la mort transformés,
- Les tours au bord de la merVeuves debout au long des mers,
- Les TrainsSur un chemin compact, de pierraille et de cendre,
- Les trois Pucelles de BruxellesLégende de la bonne humeur
- Les UsinesSe regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres
- Les Usines de guerreI
- Les Van EyckL’or migrateur qui passe où s’exalte la force
- Les ventsNoires syrinx d'ombre et de tôle,
- Les VêpresMoines, vos chants du soir roulent parmi leurs râles
- Les Vergers de maiEn mai, les grands vergers de la Flandre féconde
- Les Vieux ChênesL’hiver, les chênes lourds et vieux, les chênes tors,
- Les Vieux Empires— Par quels chemins de gloire et de martyre,
- Les vieux maîtresDans les bouges fumeux où pendent des jambons,
- Les Vieux PaysansTant de soupçons griffus leur entaillent l’esprit,
- Les Vieux villagesEn sarrau bleu, en jupon noir,
- Les VillagesDe lieue en lieue avec leurs murs et leurs toits rouges,
- Les villesOh ces villes, par l’or putride, envenimées !
- Les VoyageursEt par le traître écho des horizons plongeurs,
- Les Zeppelins sur Paris21 Mars 1915.
- LiminaireAvec son cœur qui demeure comme aux écoutes
- LondresEt ce Londres de fonte et de bronze, mon âme,
- Lorsque s'épand sur notre seuil la neige fineAu grain diamanté,
- Lorsque ta main confie, un soir...Lorsque ta main confie, un soir des mois torpides,
- Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumièreBaise-les longuement, car ils t'auront donné
- L’AccalmiePlaines au Nord et mornes nues !…
- L’ActionLassé des mots, lassé des livres,
- L’Air est humideL’air est humide, épais et gras ;
- L’Air se durcitL’air se durcit, le gel va ressaisir la nuit.
- L’Âme de la villeLes toits semblent perdus
- L’Âme paysanneLes jours de rage militaire,
- L’AmourAux fleurs rouges qui pavoisent l’espace
- L’Ancien AmourDans le jardin, où des lions mélancoliques
- L’Ancienne FoiSi ton nom sonne creux dans ma ferme poitrine,
- L’Ancienne gloireDans le silence et la grandeur des cathédrales,
- L’AngleterreElle s’ancrait parmi les eaux,
- L’ArbreTout seul,
- L’AttendueElle était comme une rose pâlie ;
- L’Autre plaineSur les visages des floraisons d’or,
- L’AvenirI
- L’AventurierQuand le valet chassé,
- L’EauÔ cette vie, au clair de l’eau !
- L’EffortGroupes de travailleurs, fiévreux et haletants,
- L’ÉmoiLes bêches qui s’en vont aux champs
- L’Entrée de Philippe le Bel à BrugesL’Entrée
- L’Entrée de Philippe le Bel à BrugesL’ENTRÉE
- L’EscautEt celui-ci puissant, compact, pâle et vermeil,
- L’EscautEt celui-ci, puissant, compact, pâle et vermeil,
- L’ÉtalNon loin du port, la nuit, lorsque l’essor
- L’ÉtalonL’ombre d’un grand nuage blanc
- L’EuropeUn soir plein de reflets et de nuages d’or,
- L’ÉveilLe coq dressé claironne et les poules picorent
- L’Éveil de PâquesLes vieilles mains d’argent des coutumes locales
- L’Heure nocturnePrès d’une porte où luit du sang, sur les battants,
- L’Heure tristePartout, de loin en loin, de proche en proche,
- L’HorlogerÀ la vitrine, où s’accrochaient
- L’HospiceÀ ceux qui n’ont ni feu, ni lieu,
- L’IdoleCalamistré de pins, embroussaillé de lierre,
- L’IncendiaireDéjà la grange est tout en feu :
- L’InnondationVoici le mois des eaux mornes et croupissantes
- L’IvresseÉtaient placés, face à face, dans ce caveau,
- L’OrVous existez en moi, fleuves, forêts et monts,
- L’OrageSur un grand ciel couleur d’ardoise et lourd
- L’Orage « parmi les pommes d’or que frôle un vent léger »Parmi les pommes d’or que frôle un vent léger
- L’UsineL’usine vibre au loin, sous ses toits longs et lourds,
M 21
- Ma chambreMa chambre est close au vent du Nord,
- Ma gerbeLe jour que mon cerveau et mes yeux seront morts,
- Ma raceJe suis le fils de cette race
- Ma villeJ’ai construit dans mon âme une ville torride.
- MariagesL’accord était conclu depuis Noël passé ;
- Martin LutherLes Monastères,
- Mes doigtsMes doigts, touchez mon front et cherchez, là,
- Mes yeuxOui, tout s’exaltera et fleurira encore
- Mets ta chaise près de la mienneEt tends les mains vers le foyer
- Michel-AngeQuand Buonarotti dans la Sixtine entra,
- Minuit blancDalles au fond des lointains clairs et lacs d'opales,
- Moine douxIl est des moines doux avec des traits si calmes,
- Moine épiqueOn eût dit qu'il sortait d'un désert de sommeil,
- Moine sauvageOn trouve encor de grands moines que l'on croirait
- Moine simpleCe convers recueilli sous la soutane bise
- MoissonSi vif luit le caillou qu’on dirait des sardoines ;
- Mon âme elle est là-basMon âme en joie et en alarmes,
- Mon ami le paysageJ’ai pour voisin et compagnon
- Mon ami, le paysageJ'ai pour voisin et compagnon
- Mon villageUne place minime et quelques rues,
- MourirUn soir plein de pourpres et de fleuves vermeils
N 4
O 5
- Ô la splendeur de notre joieTissée en or dans l'air de soie !
- Ô le calme jardin d'été où rien ne bougeSinon là-bas, vers le milieu
- Oh ! ce bonheurSi rare et si frêle parfois
- Oh ! laisse frapper à la porteLa main qui passe avec ses doigts futiles ;
- Oh ! tes si douces mains...Oh ! tes si douces mains et leur lente caresse
P 18
- PâquesAu bord du toit, près des lucarnes,
- ParaboleParmi l'étang d'or sombre
- Pauvres chaumesOh ! cette ombre de jour tombant du ciel hagard !
- Pauvres vieilles citésPauvres vieilles cités par les plaines perdues,
- PèlerinageOù vont les vieux paysans noirs
- PerséeÔ plainte de la terre
- Peut-êtreLorsque mon dernier jour viendra,
- PieusementLa nuit d’hiver élève au ciel son pur calice.
- Plus loin que les gares, le soirL'ombre s'installe, avec brutalité ;
- Pour nous aimer des yeuxLavons nos deux regards de ceux
- Pour que rien de nous deux n'échappe à notre étreinteSi profonde qu'elle en est sainte
- Premier criL’aulne et le noisetier
- Premiers aéroplanesLes roses de l’été — couleur, parfum et miel —
- Premiers beaux joursPrintemps, par tes premiers beaux jours,
- PrièreLunes du gel dans les grottes de l’or nocturne,
- PrièreL’air vibre et s’incendie à l’autre bout du monde ;
- ProblèmesEt vous, phrases solennelles et séculaires,
- PromenadesJe vis parmi les fleurs, les ruisseaux et les arbres.
Q 4
- Quand le ciel étoilé couvre notre demeureNous nous taisons durant des heures
- Que nous sommes encor heureux et fiers de vivreQuand le moindre rayon entr'aperçu là-haut
- Que tes yeux clairs, tes yeux d'étéMe soient, sur terre,
- Quoique nous le voyions fleurirQuoique nous le voyions fleurir devant nos yeux
R 7
- Rentrée des moinesI
- RessouvenirAppels de cloche à cloche, ô mon âme des soirs,
- Roses de juin, vous les plus bellesAvec vos coeurs de soleil transpercés ;
- RubensTon art énorme est tel qu’un débordant jardin
- RumeursLa nuit est froide et l’aube âpre, givreuse et dure.
- Rupert BrookePOÈTE ET SOLDAT
- RussieI
S 29
- S'il était vraiQu'une fleur des jardins ou qu'un arbre des prés
- Saint AmandEt seul, n’ayant foi qu’en lui-même
- Saint AmandEt seul, n’ayant foi qu’en lui-même
- Saint GeorgesOuverte en large éclair, parmi les brumes,
- Saint JeanLorsque Joseph d’Arimathie
- Si d'autres fleurs décorent la maisonEt la splendeur du paysage,
- Si morne !Se replier toujours sur soi-même, si morne !
- Si nos coeurs ont brûlé en des jours exaltantsD'une amour claire autant que haute,
- SilencieusementEn un plein jour, larmé de lampes,
- Sitôt que nos bouches se touchentNous nous sentons tant plus clairs de nous-mêmes
- Soir d'automneDes nuages, couleur de marbre,
- Soir d’automneDes nuages, couleur de marbre,
- Soir religieuxPrès du fleuve roulant vers l'horizon ses ors
- Soir religieux (I)Près du fleuve roulant vers l'horizon ses ors
- Soir religieux (II)Vers une lune toute grande,
- Soir religieux (III)Des villages plaintifs et des champs reposés,
- Soir religieux (IV)Le déclin du soleil étend, jusqu'aux lointains,
- Soir religieux (V)Un silence souffrant pénètre au coeur des choses,
- Soir religieux (VI)L'averse a sabré l'air de ses lames de grêle,
- Sois-nous propice et consolante encor...Sois-nous propice et consolante encor, lumière,
- Soldats morts à la guerreQui remplissez le sol mortuaire, là-bas,
- SonnetPar les pays des soirs, au nord de ma tristesse,
- Sous les porchesL’ombre s’affermissait sur les plaines captives,
- Sur la côteUn vent rude soufflait par les azurs cendrés,
- Sur la merLarges voiles au vent, ainsi que des louanges,
- Sur les grèvesSur ces plages de sel amer
- Sur les môles du portLe soir quand je m’en vais par la côte marine
- Sur les quaisTe souvient-il, te souvient-il
- S’amoindrirEn ce minuit de force à bas, combien j’envie
T 6
- TénèbresLa lune, avec son œil vide et glacé, regarde
- Tityre et MœlibéeAvec des flûtes dans leurs mains,
- TourmentRocs de désespoir immensément tordus
- Tout ce qui vit autour de nousSous la douce et fragile lumière,
- Très doucement, plus doucement encoreBerce ma tête entre tes bras,
- Tu arbores parfois cette grâce bénigneDu matinal jardin tranquille et sinueux
U 20
- Un deuilElle eut trois fils ; tous trois sont tombés à Boncelle.
- Un lambeau de patrieCe n’est qu’un bout de sol dans l’infini du monde.
- Un MatinC’était, dans la campagne émerveillée, un coin,
- Un soirCelui qui me lira, dans les siècles, un soir,
- Un soirAvec les doigts de ma torture
- Un soir (I)Sur des marais de gangrène et de fiel
- Un soir (II)Sous ce funèbre ciel de pierre,
- Un soir « et des bouches d’argent et des regards de pierre »Et des bouches d’argent et des regards de pierre
- Un soir « sous ce funèbre ciel de pierre »Sous ce funèbre ciel de pierre,
- Un soir « sur des marais de gangrène et de fiel »Sur des marais de gangrène et de fiel
- Un toit, là-basOh ! la maison perdue, au fond du vieil hiver,
- Un vieux soldatSon grand cœur orageux tonnait en ses paroles
- Un villageDes murs crépis, de pauvres toits,
- Une Heure de septembreComme enfermés et secoués
- Une Heure de soirMon cœur? — Il est tombé dans le puits de la mort.
- Une statueAvec, devant les yeux, l’astre qu’était son âme
- Une statue (1)On le croyait fondateur de la ville,
- Une statue (2)Au carrefour des abattoirs et des casernes,
- Une statue (3)Prenant pour guide clair l'astre qu'était son âme,
- Une statue (4)Un bloc de marbre où son nom luit sur une plaque.
V 15
- VanniersDès le matin, au seuil des bouges,
- VénusLa joie est morte au jardin de ton corps
- Vers la merComme des objets frêles,
- Vers le cloîtreJe rêve une existence en un cloître de fer,
- Vers le futurÔ race humaine aux astres d’or nouée,
- Vers les fleursLaissez-moi m’en aller vers les fleurs, mes amies,
- Vers l’enfanceLes passions d’éveil et de savoir ? — Vidées.
- VésaleÀ Paul Heger.
- Vieille ferme à la ToussaintLa ferme aux longs murs blancs, sous les grands arbres jaunes
- Vieilles servantes flamandesSur le métier des jours systématiques
- Viens jusqu'à notre seuil répandreTa blanche cendre
- Viens lentement t'asseoirPrès du parterre dont le soir
- Vivons, dans notre amour et notre ardeurVivons si hardiment nos plus belles pensées
- Voici quinze ans déjà que nous pensons d'accordQue notre ardeur claire et belle vainc l'habitude,
- Vous m'avez dit, tel soir...Vous m'avez dit, tel soir, des paroles si belles