Il la prodigue, en sa clarté, Au va-et-vient de ses milliers de mains, De palmes et de feuilles,
Et la bonne ombre, où il accueille, Après de longs chemins, Nos pas, Verse, à nos membres las, Une force vivace et douce Comme ses mousses.
Quand l'étang joue avec le vent et le soleil, Un coeur vermeil Semble habiter au fond de l'eau Et battre, ardent et jeune, avec le flot ; Et les glaïeuls dardés et les roses ferventes, Qui dans leur splendeur bougent, Tendent, du bout de leurs tiges vivantes, Leurs coupes d'or et de sang rouge.
C’était, dans la campagne émerveillée, un coin,
Où la prairie au clair brillait comme un visage,
Où deux grands étangs bleus s’arrondissaient au loin, …
Vous ne reverrez plus les monts, les bois, la terre,
Beaux yeux de mes soldats qui n’aviez que vingt ans
Et qui êtes tombés, en ce dernier printemps, …