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Que me voulez-vous donc, rêves de ma jeunesse ? / J’ai clos mes yeux lassés à vos illusions. …
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Adieu, toi dont la main sur ma pâle existence / De quelques jours heureux a répandu les fleurs, …
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Poète, en vain tu me compares / Au rossignol, barde des airs ; …
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Amour présent du ciel, félicité suprême, / Que ne puis-je exhaler sur la lyre que j'aime, …
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L’humide éclat du lys, le blond duvet des pêches / Seraient moins doux pour moi, moins frais que ton baiser. …
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La nature d’un vert manteau / Couvre l’épaule des collines, …
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Quand je la vois, il fait beau dans mon âme, / Tout est lumière en moi, tout est fraîcheur ; …
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Esprit mâle et sincère aux tendresses profondes, / Crois-mois, contre un plomb vil n’échange pas ton or : …
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C’était sous l’équateur. Dans la vague apaisé / Le char des jours plongeait ses flamboyants essieux, …
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Fille des mers, à qui l'onde africaine / Aime à donner ses baisers les plus doux, …
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Quelle vie !… Il est dur, né pour de nobles guerres, / De dépenser sa force en des luttes vulgaires ! …
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Il est souillé, le sol sacré de la patrie ! / Nos cités, nos moissons, nos champs sont saccagés ; …
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Vous que j’ai tant aimé, ô vous dont l’œil m’évite, / Si le hasard encor me plaçait sur vos pas, …
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La vie et la douleur m’ont appris la sagesse, / La voici : l’amour est mortel. …
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Tu ne peux le comprendre et ta bouche blasphème : / Porte moins haut l’audace et connais-toi toi-même ! …
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Oui, l’œuvre a trahi la promesse ! / Leur torrent aux folles rumeurs …
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Quand le triste Alcyon gémit, / Bercé par la vague dormante, …
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Sur ce livre où, versant les trésors de son âme, / Un poète a tracé de trop vrais désespoirs, …
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Dans un lieu plein de fleurs, inondé de lumière, / A tes yeux apparut, et grande, et blanche, et fière, …
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Sous le tranquille azur du plus doux des climats, / Une humble maisonnette au bord de la Dumas ; …
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Sois gai, secoue au vent ta tête libre et fière ; / Respire à pleins poumons ta brise printanière ; …
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Ami, l’onde est plus douce, et le vent à nos voiles / Porte les frais parfums de la verte saison. …
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C’était un lieu paisible où j’aimais à venir. / La fraîche vision hante mon souvenir. …
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De fraîcheur, de jeunesse et de rosée humide, / Tu penches vers le sol ta tête humble et timide, …
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When we mourn the fate of birds and flowers, / Our grief is just, for their doom is ours !... …
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Croissez sur nos tombeaux, croissez, ô violettes ! / Symbole chaste et pur des cœurs inentendus. …
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Sous cette grotte au frais mystère, / Seuls, un jour, ils se sont assis. …
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L’heure charmante, au vol rapide, au souffle pur, / Le crépuscule ouvrait ses ailes dans l’azur. …
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Glissant sous sa voilure blanche, / Comme un cygne qui fend les airs, …
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Plus prompte que la vague aux perfides caresses, / Plus prompte que l’aurore aux menteuses promesses, …
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Marie, ô douce enfant aux grands yeux de gazelle, / Qui naquis sur un sol où croissent les palmiers ; …
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Si nos barques jamais, par la vague entraînées, / Devaient sur d’autres mers ensemble dériver ; …
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Champborne, lieux aimés si chers à mon enfance, / Lieux sans cesse entrevus et pleurés dans l’absence, …
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Victimes ! grands esprits à qui Dieu fit des ailes, / Poètes et penseurs qu’embrasent de saints zèles, …
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Ô lac des Goyaviers, dont l’onde paresseuse / Caresse mollement sa rive lumineuse ! …
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Jeune et beau papillon, dont les ailes dorées / Réfléchissent du ciel les couleurs azurées, …
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Plus prompte que la vague aux perfides caresses, / Plus prompte que l’aurore aux menteuses promesses, …
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Il était né dans la rizière / Qui borde l’étang de Saint-Paul. …
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La vie et la douleur m’ont appris la sagesse, / La voici : l’amour est mortel. …
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Le Salaze a vu les orages, / Cent fois, d’un vol impétueux, …
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Océan, Océan, quand ta houle écumante / Roule, vague sur vague, aux coups de la tourmente, …
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I / S’il est sous le soleil un être misérable, …
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Quand tu dormais sous la ramée, / Frêle oiseau, sans ailes encor, …
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I / Lève-toi du cercueil, ô République, ô France, …
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Quand des cloches du soir la voix mélancolique / Rappelle à sons plaintifs, sous leur chaume rustique, …
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Les filles de la terre ont dit aux fils des hommes : / « Tout se fane et s’éteint sur la rive où nous sommes. …
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Eugène, puisque Juin, le plus feuillu des mois, / Est de retour, veux-tu tous deux aller au bois ? …
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Enfants des airs, heureux oiseaux, lyres ailées, / Qui passez si légers, si libres dans les champs ; …
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Vous souvient-il ? un jour, assis aux Pamplemousses, / Dans la vallée ombreuse aux ineffables voix, …
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Poète, entre les fleurs de l’âme il en est une / Qui croît aux vents aigus de l’adverse fortune. …
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LES voici revenus, les jours que vous aimez, / Les longs jours bleus et clairs sous des cieux sans nuage. …
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I / Le soleil, concentrant les feux de sa prunelle, …
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D’un souffle virginal le plus aimé des mois / Emplit l'air ; le lilas aux troncs moussus des bois …
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Un beau ciel de novembre aux clartés automnales / Baignait de ses tiédeurs les vallons vaporeux ; …
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Sous ces rayons cléments des soleils de septembre / Le ciel est doux, mais pâle, et la terre jaunit. …
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Les bois vont refleurir. Des gouttes de verdure / Déjà tremblent au bout des rameaux dépouillés, …
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Aux jours où les feuilles jaunissent, / Aux jours où les soleils finissent, …
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Ainsi que l’hirondelle au retour des hivers, / Avide de soleil, de fleurs, de gazons verts, …
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Du sein des flots la lune émerge blonde et belle ! / L’éther ouvre à son vol de claires profondeurs. …
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Paix des soirs dans les bois sauvages, / Bleu silence des nuits sous les cieux étendu, …
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Je sais, dans ma forêt natale, / Un arbuste, enfant des hauts lieux : …
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Déchiré par le fer, arbre au noble feuillage, / A l’homme dont la main te mutile et t’outrage, …
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Rampe ! tu ne dois pas obscurcir la lumière ! / Rampe ! puisque c’est ta nature première ! …
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L'astre de la nuit s'avance / Dans l'azur pâle des cieux, …
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Quelle douleur immense te déchire, / Gouffre sans fond, mer aux flots courroucés ! …
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Quand il eut mérité le châtiment de vivre / Sur cette terre, Esprit de son monde exilé, …
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Oh ! qu’il est beau, voyez, tout couvert de ses roses, / Dans l’humide vallon, qu’il est beau, l’églantier ! …
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Lorsque tu souris à la terre, / Brillante étoile du matin, …
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Fraîche plante à la fraîche haleine, / Fleur éclose sur mon écueil ; …
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J’ai rêvé, j'ai souffert, j’ai chanté dans les cieux, / Et je tombe, à mon tour, chercheur audacieux. …
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Lorsque la nuit descend et de ses voiles sombres / Sur la cime des monts déploie au loin les ombres ; …
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The sky is changed ! / BYRON …
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A sad amorous flame / Consumes my heart's core …
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Quand règne l’ombre froide et noire et son mystère, / A l’heure de minuit, quand tout dort sur la terre, …
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Brise du jour, ô vent salubre et plein de joie ! / Herbe riante où l’onde en nappe se déploie, …
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Souvent sur la grève natale, / Près du cap où le soir prolongeait sa rougeur, …
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Malheureux est celui qui plaça dans la femme / Son culte, espérant d’elle et constance et retour. …
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Sous ton modeste toit, que l’amitié visite, / Clos tes jours occupés, cultive en paix ton art. …
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Il est en moi déjà bien des tombes muettes, / Il est en moi des morts bien chèrement pleurés ; …
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Encore une feuille qui tombe / De l’arbre où j’appuyais mon cœur ; …
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O Maître ! longuement j’ai pensé ta pensée, / Et mon cœur a gémi ce qu’a gémi ton cœur ; …
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Et la reine des nuits au pâle et doux rayon, / Prend son essor léger des bords de l’horizon, …
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Combien de fois, ô Lune, en ces paisibles heures / Où l’ombre de la nuit s’épand sur nos demeures, …
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Un soir, je lui disais, assis à ses cotés, / Et sur ses beaux yeux noirs mes deux yeux arrêtés : …
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Avril emplissait l’air de souffles caressants, / Aux rameaux noirs tremblaient les bourgeons rougissants, …
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I / Tu dors sous la terre étrangère, …
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Une voix a passé dans ma nuit d’insomnie... / Des brumeuses forêts de la Calédonie …
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Loin d’ici veux-tu fuir ? pauvre couple enchaîné, / Veux-tu nous envoler vers l’île où je suis né ? …
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Puisque en tes jours bénis de gloire et de puissance, / Du pauvre jusqu’à toi franchissant la distance, …
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Celui qui sait haïr aime et couve sa haine. / Moi, je cède à l’instinct contraire qui m’entraîne. …
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Comme une herbe sans eau, comme une fleur aride / Qui s’éteint sans parfums sous les feux de l’été, …
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De leurs cercles bruyants où tout est faux et vide / Quand j’ai, silencieux, longtemps subi le poids, …
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La vipère du mal a mordu ta pensée, / Poète, et dans ton sein la colombe blessée …
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Le soleil se couchait et sur l’onde immobile / Laissait traîner au loin sa crinière de feu ; …
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Quand l’insecte a rongé brin à brin, feuille à feuille, / La plante dont la fleur l'abrite et le recueille, …
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Si mon amour était cet arbuste aux fleurs blanches, / Ce beau lilas d’avril, la grâce du printemps ; …
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A ce cœur altéré d’amour et de lumière, / O Dieu ! pourquoi n’offrir qu’un pain trempé de fiel ? …
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O poète, pourquoi punir par ton silence / Tant de cœurs malheureux à ta voix suspendus ! …
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Non loin de ton berceau pourquoi la Providence / N'a-t-elle point caché le nid de mon enfance ! …
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Si quelque jour ce livre, où ma pauvre âme en pleurs / A la Muse a conté ses plus chères douleurs, …
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Il n’est plus ; et la foule - amère destinée ! - / Vers ce mort, un moment, ne s’est point retournée, …
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Source trois fois féconde, opulente Nature, / Sans t’épuiser jamais, toi qui donnes toujours ; …
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Quand l'aigle, se berçant dans un essor sublime, / Plane loin de la terre au séjour éthéré, …
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Un morne abattement pèse sur ma pensée. / La vie hélas ! n’est point où je l’avais placée. …
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O terre des palmiers, pays d'Eléonore, / Qu'emplissent de leurs chants la mer et les oiseaux ! …
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Oui, je pleure en ce jour, comme au milieu des chaînes / Les enfants d'Israël, sur les bords odieux …
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Alors que de Colomb la barque courageuse, / Déployant sur les flots son aile aventureuse, …
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Au voyageur las de la route, / Saignant aux ronces du chemin, …
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Pourquoi donc as-tu fui dans le pays des âmes ? / Pourquoi mourir, toi qu'on aimait ? …
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L’Océan à mes pieds déroulant l’étendue, / Dans l’ambiant azur la lune suspendue …
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I / Le Salaze a vu les orages …
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Souvent triste et rêveur, sur un roc solitaire / Je m’assieds en portant mes regards sur la terre, …
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I. / Mes vers les plus aimés à toi je les adresse, …
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Parés de lauriers éphémères, / Tu vois courir les plus pressés, …
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Souvent, pour alléger ta lourde et morne veille, / Sous tes doigts inspirés la lyre qui s’éveille, …
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S’il est une heure fortunée / Parmi nos heures d’ici-bas, …
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Pourquoi dans ta douleur croissante / Nous fuir sans cesse et t’enfermer ? …
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De nos forêts tige inconnue, / Toi qui de tes fraîches hauteurs …
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De nos pensers muets odorant interprète, / Fleur de ma bien-aimée, ô douce violette, …
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Des ombres de la vie, hélas ! mon front se voile ; / Le jour s’est éclipsé, l’horizon est obscur ; …
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NE quitte point encor l’ombre où tu te recueilles, / Élabore en secret la sève de tes vers. …