Théodore de Banville
1823–1891
Théodore de Banville (1823–1891) was a French poet and writer from Moulins, a friend of Baudelaire and Gautier and a forerunner of the Parnassian movement. He was a virtuoso of rhyme and of old French fixed forms such as the ballade and the rondeau, which he helped revive.
His books include Les Cariatides (1842), Les Stalactites (1846) and the playful Odes funambulesques (1857); his Petit Traité de poésie française (1872) was widely read. The young Rimbaud sent him his early poems.
Best-known poems
-
Sculpteur, cherche avec soin ...
Sculpteur, cherche avec soin, en attendant l'extase,
Un marbre sans défaut pour en faire un beau vase ;
Cherche longtemps sa forme et n'y retrace pas … -
Tueur de monstres
Le beau monstre, à demi couché dans l'ombre noire,
Laissait voir seulement sa poitrine d'ivoire
Et son riant visage et ses cheveux ardents, … -
La Reine de Saba
La Reine Nicosis, portant des pierreries,
A pour parure un calme et merveilleux concert
D’étoffes, où l’éclair d’un flot d’astres se perd … -
L’Énamourée
Ils se disent, ma colombe,
Que tu rêves, morte encore,
Sous la pierre d'une tombe : … -
La Femme aux roses
Nue, et ses beaux cheveux laissant en vagues blondes
Courir à ses talons des nappes vagabondes,
Elle dormait, sereine. Aux plis du matelas … -
La Nuit
Nous bénissons la douce Nuit,
Dont le frais baiser nous délivre.
Sous ses voiles on se sent vivre …
All poems (250)
A 48
- A Adolphe GaïffeJeune homme sans mélancolie,
- À Adolphe GaïffeJeune homme sans mélancolie,
- À Alfred DehodencqTenir la lumière asservie
- À Alphonse KarrQue de fois sous les tilleuls,
- À Arsène HoussayeGrâce aux Dalilas,
- À Auguste BrizeuxPoète, il est fini l'âpre temps des épreuves.
- À Auguste SupersacAuguste, mon très bon, qui toujours as fléchi
- À Charles AsselineauVainement tu lui fais affront,
- À Charles BaudelaireO poëte, il le faut, honorons la Matière ;
- À Edmond et Jules de GoncourtComme sur un beau lac où le feuillage tremble,
- À ÉlisabethHélas ! qu'il fut long, mon amie,
- À Eugène GrangéLa fille du gai Thespis
- À GavarniLa Beauté, fatal aimant,
- À George SandGeorge Sand ! ô beauté, cœur, âme, esprit, génie,
- À Georges RochegrosseEnfant dont la lèvre rit
- À Henry MurgerComme l’autre Ophélie,
- À Jules de PrémarayLecteur, prompt à nous consoler,
- À la Font-GeorgesO champs pleins de silence,
- A la Forêt de FontainebleauÔ forêt adorée encor, Fontainebleau !
- À la museJe n'ai pas renié la Lyre. Je puis boire
- À Léon GatayesAvec ses sanglots, l’instrument rebelle,
- À ma mèreÔ ma mère et ma nourrice !
- À Madame Caroline AngebertChanter, mais dans le soir sonore
- À MéryPlus vite que les autans,
- À mon pèreO mon père, soldat obscur, âme angélique !
- À OdetteOdette, vos cheveux vermeils
- À OlympioO poëte ! courbé sur mon œuvre lyrique,
- À Philoxène BoyerDavid, brûlé de pures flammes,
- À Raoul LebarbierLorsque avec les sons
- À Roger de BeauvoirCe temps est si sévère
- À Sainte-BeuveÀ la porte d’un beau château
- À Théophile GautierÔ toi, Gautier ! sage parmi les sages
- À un richeMa foi, vous avez bien raison,
- À une Muse folleAllons, insoucieuse, ô ma folle compagne,
- À une petite chanteuse des ruesEnfant au hasard vêtu,
- À Vénus de MiloÔ Vénus de Milo, guerrière au flanc nerveux,
- À Victor HugoSur ton front brun comme la nuit,
- À ZélieMa sœur, ma sœur, n’est-il pas de défense
- Achevé d’imprimerO cher Paris, toi vers qui l’univers
- Aimons-nous et dormonsSans songer au reste du monde !
- « Aimons-nous et dormons »Sans songer au reste du monde !
- Amédine LutherAdieu, bras de neige, adieu, front de rose !
- Amour angéliqueOh ! l’amour ! dit-elle, ― et sa voix tremblait
- Amours d’ÉliseEst-ce toy, chère Élise ?
- ApothéoseC'est bien fait, ô ma sœur,
- ArianeDans Naxos, où les fleurs ouvrent leurs grands calices
- Au laurier de la TurbieToi qui jusques au ciel montes, colosse droit,
- Aux Amis de PaulÔ Seigneur ! que fais-tu des voix et des yeux d’ombre
B 7
- Ballade de la vraie sagesseMon bon ami, poëte aux longs cheveux,
- Ballade pour la servante du cabaretAmi, partez sans émoi ; l'Amour vous suit
- Ballade pour une amoureuseMuse au beau front, muse sereine,
- Ballade sur les hôtes mystérieux de la forêtIl chante encor, l'essaim railleur des fées,
- BaudelaireToujours un pur rayon mystérieux éclaire
- Bien souvent je revois sous mes paupières closesLa nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
- « Bien souvent je revois »Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
C 11
- Camille, quand la Nuit t'endort...Camille, quand la Nuit t'endort sous ses grands voiles ;
- CapriceQuand je baise, pâle de fièvre,
- CarmenCamille, en dénouant sur votre col de lait
- Celle qui chantaitVoix solitaire, ô délaissée !
- Chanson à boireDe ce vieux vin que je révère
- Chanson de bateauLe canal endort ses flots,
- Chanson d’amourQui veut avant le point du jour,
- Chant séculaireNotre Eldorado,
- ChioChio, l'île joyeuse, est pleine de sanglots.
- Clymène… kallísphuron Ocheanínaen
- ConseilEh bien ! mêle ta vie à la verte forêt !
D 5
- « Dans le vieux cimetière »Dans le vieux cimetière, où cette chaude pluie
- DécorDans les grottes sans fin brillent les Stalactites.
- Dernière AngoisseAu moment de jeter dans le flot noir des villes
- DionéAbattu par la roche énorme que sans aide,
- Dix ballades joyeusesJe veux chanter ma ballade à mon tour !
E 6
- ÉlégieTombez dans mon cœur, souvenirs confus,
- En habit zinzolinVous avez tant d’Iris, de Philis, d’Amarantes…
- En silenceOui, lève encor ton sourcil noir !
- ÉratoNature, où sont tes Dieux ? Ô prophétique aïeule,
- ÉrinnaPrès du flot glorieux qui baise Mitylène,
- ÉveilPuisque la Némésis, cette vieille portière,
H 3
I 5
L 114
- L'amour à ParisFille du grand Daumier ou du sublime Cham,
- L'AutomneSois le bienvenu, rouge Automne,
- L'ÉtéIl brille, le sauvage Été,
- L'HiverAu bois de Boulogne, l'Hiver,
- La Belle AudeEn arrivant dans sa ville aux cent tours,
- La belle VéroniqueCe fut un beau souper, ruisselant de surprises.
- La belle VéroniqueCe fut un beau souper, ruisselant de surprises.
- La Bonne LorraineLivrée aux léopards anglais par Ysabeau
- La Chanson de ma MieL'eau, dans les grands lacs bleus
- La Chanson du VinParmi les gazons
- La ChasseLes cris des chiens, les voix du cor
- La ChimèreMonstre Inspiration, dédaigneuse Chimère,
- La CithareDéesse, dis comment ce fut le Roi, ton fils,
- La CithareDéesse, dis comment ce fut le Roi, ton fils,
- La colombe blesséeÔ colombe qui meurs dans le ciel azuré,
- La ComédieO nymphe Thalia, tu naissais ! Frais & verts,
- La Corde roideDu temps que j’en étais épris,
- La corde roideDu temps que j'en étais épris,
- La DéesseQuand au matin ma déesse s’habille
- La dernière Pensée de WeberNuit d'étoiles,
- La Femme aux rosesNue, et ses beaux cheveux laissant en vagues blondes
- La Fleur de sangEnfant encore, à l'âge où sur nos fronts éclate
- La Fontaine de JouvenceIl est une fontaine heureuse, dont l'eau tombe
- La forêtEnfuyons-nous, mes amis ! se peut-il
- La GuerreLa Guerre, ivre de sa colère,
- La LuneAvec ses caprices, la Lune
- La LuneAvec ses caprices, la Lune
- La lyreLes Dieux, pour lui laisser le vin, buvaient du fiel.
- La Lyre morteQui faut-il plaindre, ceux qui meurent
- La Mort de l’amourUne nuit, j'ai rêvé que l'Amour était mort.
- La Mort du PoèteLe Poète sentant son âme ouvrir ses ailes
- La MusePrès du ruisseau, sous la feuillée,
- La musePrès du ruisseau, sous la feuillée,
- La NuitNous bénissons la douce Nuit,
- La nuitA cette heure où les coeurs, d'amour rassasiés,
- La Nuit de printempsIf we shadows have offended,
- La PaixLa Paix, au milieu des moissons,
- La PêcheLe pêcheur, vidant ses filets,
- La pêcheLe pêcheur, vidant ses filets,
- La Reine de SabaLa Reine Nicosis, portant des pierreries,
- La Reine OmphaleLa reine Omphale était assise, comme un Dieu,
- La RenaissanceAmeine avecques toy la Cyprienne sainte…
- La RoseÉgaré sur l'Othrys après un jour de jeûne,
- La sainte BohèmePar le chemin des vers luisants,
- La SourceJeune, oh ! si jeune avec sa blancheur enfantine,
- La Symphonie de la NeigeI
- La TerreSoumets la Terre,
- La Toison d'OrI
- La VendangeuseToi dont les cheveux doux et longs
- La Vie et la MortJ’ai vu ces songeurs, ces poètes,
- La Ville enchantéeIl est de par le monde une cité bizarre,
- La ville enchantéeIl est de par le monde une cité bizarre,
- La voyageuseA Caroline Letessier
- Le BergerTandis qu'autour de nous la Nature se dore
- Le CaféCe bon élixir, le Café
- Le Charme de la voixQuand s'élancent leurs strophes d'or,
- Le Cher FantômeÔ larmes de mon cœur, lorsque la bien-aimée
- Le DémêloirJe sais qu'elle est pareille aux Anges de lumière.
- Le Festin des dieuxJ'eus cette vision. Les siècles sans repos
- Le FeuJ’ai fait allumer un grand Feu,
- Le JourTout est ravi quand vient le Jour
- Le MatinLorsque s’éveille le Matin
- Le MidiJe vais voir, quand il est Midi,
- Le Pantin de la petite JeanneÀ présent, le pantin est accroché devant
- Le PressoirÀ Auguste Vitu
- Le PrintempsTe voilà, rire du Printemps !
- Le printempsTe voilà, rire du Printemps !
- Le RossignolVois, sur les violettes
- Le SanglierC’était auprès d’un lac sinistre, à l’eau dormante,
- Le saut du tremplinClown admirable, en vérité !
- Le SoirOn cause, chez Victor Hugo,
- Le StigmateEt in fronte ejus nomen scriptum : Mysterium…
- Le ThéMiss Ellen, versez-moi le Thé
- Le ThéMiss Ellen, versez-moi le Thé
- Le Triomphe de Bacchos à son retour des IndesLe chant de l'Orgie avec des cris au loin proclame
- Le VinDans la pourpre de ce vieux Vin
- Le vin de l'AmourAccablé de soif, l'Amour
- Leçon de chantMoi, je regardais ce cou-là.
- LeïlaTu as loué Leïla en rimes qui, par leur enchaînement, donnent l’idée d’une étoffe rayée …
- Les BaisersPlus de fois, dans tes bras charmants
- Les CapricesÇà, qu’on me laisse, Amour, petit maraud.
- Les CariatidesC’est un palais du dieu, tout rempli de sa gloire.
- Les Deux FrèresPatientez encor pour une autre folie.
- Les ÉtoilesLes cieux resplendissants d’Étoiles
- Les ForgeronsRhythmé par le marteau sonore,
- Les Imprécations d’une CariatideQue la cariatide, en sa lente révolte,
- Les JardinsParfois, lorsque mon âme échappe aux soins jaloux,
- Les LoupsPartout la neige. Au bout du sinistre chemin
- Les MétauxLes Métaux, les divins Métaux
- Les Muses au tombeauPrès de la pierre close
- Les PierreriesLes flamboyantes Pierreries
- Les théatres d'enfantsBonsoir, chère Évohé. Comment vous portez-vous ?
- Les Torts du cygneComme le Cygne allait nageant
- Les TourterellesEt voy ces deux colombelles,
- LoisirNous avons vu ce mois d’Avril
- LoysElle cueille des marguerites et les effeuille pour s’assurer de l’amour de Loys.
- L’AirDans l’Air s’en vont les ailes,
- L’Âme de CélioCe calme Célio, ce fils de la Chimère
- L’Âme de la LyreQuand le premier sculpteur eut achevé la Lyre
- L’AntreAu milieu d'un monceau de roches accroupies
- L’Arbre de JudéeLorsque Mai rougissant rassérène les coeurs
- L’Attrait du gouffreOh ! que me voulez-vous, lueurs vertigineuses ?
- L’AuréolePar le ciel, cette enfant est belle ;
- L’AutomneSois le bienvenu, rouge Automne,
- L’AveugleUn cavalier disait à Milton : « Je vous plains !
- L’EauJeanne en riant marchait dans l’Eau,
- L’Éducation de l’amourQuand le premier des Dieux, Amour, pendant mille ans
- L’ÉnamouréeIls se disent, ma colombe,
- L’Étang MâloIl est un triste lac à l'eau tranquille et noire
- L’ÉtéIl brille, le sauvage Été,
- L’Exil des dieuxC’est dans un bois sinistre et formidable, au nord
- L’Exil des dieuxC’est dans un bois sinistre et formidable, au nord
- L’HiverAu bois de Boulogne, l’Hiver,
- L’ÎleC'est un riant Éden, un splendide Avalon,
M 5
N 6
- NéméeDans la vallée où passe une haleine embaumée,
- NostalgieOh ! lorsque incessamment tant de caprices noirs
- Nous n'irons plus au boisNous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés.
- Nous n’irons plus au boisLes lauriers sont coupés,
- « Nous n’irons plus au bois »Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés.
- Nuit d’étoilesLa nuit jette sur la dune
O 2
P 10
- PenthésiléeQuand son âme se fut tristement exhalée
- Petit NoëlLe petit à face minée,
- PhyllisPhyllida amo ante alias
- Pour mademoiselle ***Amours des bas-reliefs, ô Nymphes et Bacchantes,
- PréfaceÉlite du monde élégant,
- Premier SoleilItalie, Italie, ô terre où toutes choses
- Premier soleilItalie, Italie, ô terre où toutes choses
- Printemps d’AvrilMa mie, à son toit fidèle,
- Promenade galanteÀ Edmond Morin.
- Prosopopée d’une VénusSi quelque Vénus toute nue
R 8
- RéalismeGrâces, ô vous que suit des yeux dans la nuit brune
- Reprise de La DameMourir de la poitrine
- Reste belleQue ton feu me dévore !
- RolandRoncevaux ! Roncevaux ! que te faut-il encor ?
- Ronde sentimentaleSur les gazons verts, le soir nous dansons,
- Rondeau : A ÉgléEntre les plis de votre robe close
- Rondeau : A IsmèneOui, pour le moins, laissez-moi, jeune Ismène,
- RouvièreRouvière ! Il fut de ceux que l'Art prend pour victimes ;
S 7
- « Sachons adorer ! Sachons lire ! »La Coupe, le Sein et la Lyre
- Sculpteur, cherche avec soin ...Sculpteur, cherche avec soin, en attendant l'extase,
- SiesteLa sombre forêt, où la roche
- SiesteLa sombre forêt, où la roche
- Songe d’hiverA sad tale’s best for winter ;
- Sonnet sur une Dame blondeSur la colline,
- Sous boisÀ travers le bois fauve et radieux,
T 5
U 2
V 6
- Vénus couchéeD’un plus hault vol, d’aile mieux emplumée
- Vers sapphiquesMa foi, mon espoir, mes chants fiers et doux,
- « Viens. Sur tes cheveux noirs »Viens. Sur tes cheveux noirs jette un chapeau de paille.
- Viens. Sur tes cheveux noirs...Viens. Sur tes cheveux noirs jette un chapeau de paille.
- Villanelle des pauvres housseursUn tout petit pamphlétaire
- Vous en qui je salue une nouvelle aurore...Vous tous qui m'aimerez,