François Coppée
1842–1908
François Coppée (1842–1908) was a French poet, playwright and novelist from Paris. Associated with the Parnassians, he became hugely popular as “the poet of the humble”, writing with sympathy and simplicity about the everyday lives of ordinary Parisians.
His collections include Le Reliquaire (1866), Les Intimités and Les Humbles (1872); his short verse play Le Passant (1869) made Sarah Bernhardt famous. He was elected to the Académie française in 1884.
Best-known poems
-
Les Yeux de la Femme
L’Éden resplendissait dans sa beauté première.
Ève, les yeux fermés encore à la lumière,
Venait d’être créée, et reposait, parmi … -
À une tulipe
Ô rare fleur, ô fleur de luxe et de décor,
Sur ta tige toujours dressée et triomphante,
Le Velasquez eût mis à la main d’une infante … -
Aubade parisienne
Pour venir t’aimer, ma chère,
Je franchis les blancs ruisseaux,
Et j’ai l’âme si légère … -
Matin d’octobre
À Alexandre Piédagnel.
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain. …
All poems (249)
A 25
- À BrizeuxPOUR chanter la Bretagne et sa belle légende,
- À Louis PasteurO toi dont la science et le constant effort
- À l’ambulanceDu couvent troublant le silence,
- À l’Empereur Frédéric IIISALUT, César ! Pour toi les pâles Destinées
- A Paris, en été, les soirs sont étouffants...Et moi, noir promeneur qu'évitent les enfants,
- À tes yeuxTelle, sur une mer houleuse, la frégate
- À un ange gardienMon rêve, par l’amour redevenu chrétien,
- À un lilasJe vois fleurir, assis à ma fenêtre,
- À un sous-lieutenantVous portez, mon bel officier,
- À une pièce d’orD’UNE somme hier dissipée
- À une tulipeÔ rare fleur, ô fleur de luxe et de décor,
- Accident d’hiverIl fait froid. Rentrons vite. Il fait froid. Les gamins
- AdagioLa rue était déserte et donnait sur les champs.
- AngelusI
- AoûtPar les branches désordonnées
- Au bord de la MarneÀ Gabriel Marc.
- Au lion de BelfortSi je gravais des vers sur ton socle de pierre,
- Au Musée du LouvreUn jour, — pardonnez-moi ce crime, ô grands plastiques !
- Au Musée du LouvreUn jour, — pardonnez-moi ce crime, ô grands plastiques !
- AubadeL’aube est bien tardive à naître,
- Aubade parisiennePour venir t’aimer, ma chère,
- Aux amputés de la guerreA quoi pensez-vous, ô drapeaux
- Aux bains de merSur la plage élégante au sable de velours
- Aux étudiants pour leur Cavalcade de la Mi-CarêmeEn fait de postiche fantasque,
- AvrilLorsqu'un homme n'a pas d'amour,
B 3
C 9
- C'est vrai, j'aime Paris d'une amitié malsaine...J'ai partout le regret des vieux bords de la Seine
- Champêtres et lointains quartiers, je vous préfèreSans doute par les nuits d'été, quand l'atmosphère
- Chanson d'exilTriste exilé, qu'il te souvienne
- Chanson d’exilTriste exilé, qu’il te souvienne
- Chant de guerre circassienDu Volga sur leurs bidets grêles
- Cheval de renfortLe cheval qu’a jadis réformé la remonte
- ConfianceSouvent, libertin lassé de mon rôle,
- CrépusculeAinsi qu’un malheureux, le corps frileux et gourd,
- Croquis de banlieueÀ Jules Christophe.
D 13
- Dans la rueÀ Jules Bonnassies.
- Dans un train de banlieueLe train stoppa ; c’était la station de Sèvres.
- Dans un train de banlieueLe train stoppa ; c’était la station de Sèvres.
- De la rue on entend sa plaintive chansonPâle et rousse, le teint plein de taches de son,
- De même que Rousseau jadis fondait en pleursÀ ces seuls mots : « Voilà de la pervenche en fleurs, »
- DécembreLe hibou parmi les décombres
- Dernière flammeOui ! j’ai changé souvent de maîtresse et d’amours,
- DésespérémentÀ Henry Cazalis.
- Désir dans le spleenTout vit,tout aime ! et moi, triste et seul, je me dresse
- Désir de gloireJ’ai vu des hardes surannées
- Dimanche de juinNUL ne sait s’amuser que les petites gens,
- Douleur bercéeToi que j’ai vu pareil au chêne foudroyé,
- Duel de RaffinésDans le flot des manants qui devant eux s’entr’ouvre,
E 15
- Elle sait que l'attente est un cruel suppliceQu'il doit souffrir déjà, qu'il faut qu'elle accomplisse
- ÉmigrantsIl fait nuit. – Et la voûte est ténébreuse où monte,
- En automneQuand de la divine enfant de Norvége,
- En bateau-moucheJe pris le bateau-mouche au bas du Pont-Royal ;
- En factionSur le rempart, portant mon lourd fusil de guerre,
- En provinceÀ ma sœur madame Sophie Lafaye.
- En sortant d’un balÀ Julien Travers.
- Enfants trouvéesI
- Envoi d’un anneauJADIS, lorsque, dans un voyage,
- EpitapheDans le faubourg qui monte au cimetière,
- Espoir timideChère âme, si l’on voit que vous plaignez tout bas
- Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ?Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois
- Et nunc et semperSous l’éclat blanc du jour, sous la fraîcheur des cèdres,
- Etoiles filantesDans les nuits d'automne, errant par la ville,
- Étoiles filantesDans les nuits d’automne, errant par la ville,
F 6
G 1
I 5
J 7
- J'adore la banlieue avec ses champs en fricheEt ses vieux murs lépreux, où quelque ancienne affiche
- J'écris près de la lampe. Il fait bon. Rien ne bougeToute petite, en noir, dans le grand fauteuil rouge,
- JanvierSonges-tu parfois, bien-aimée,
- Je suis un pâle enfant du vieux Paris...Je suis un pâle enfant du vieux Paris, et j'ai
- Joujoux d’AllemagneL’autre soir, je voyais la petite Marie
- JuilletLe ciel flambe et la terre fume,
- JuinDans cette vie ou nous ne sommes
K 1
L 79
- L'allée est droite et longue, et sur le ciel d'hiverSe dressent hardiment les grands arbres de fer,
- L'AmazoneDevant le frais cottage au gracieux perron,
- La BénédictionOr, en mil huit cent neuf, nous prîmes Saragosse.
- La Charité du soldatI
- La Chaumière incendiéePOUR L’ŒUVRE DU SOU DES CHAUMIERES
- La Cueillette des CerisesEspiègle ! j'ai bien vu tout ce que vous faisiez,
- La Famille du menuisierLe marchand de cercueils vient de trousser ses manches
- La Grève des forgeronsÀ mon ami Paul Haag.
- La HonteSaint Éphrem, que jamais le démon ne fit choir,
- La Marchande de journauxÀ Mounet-Sully
- La MémoireSouvent, lorsque la main sur les yeux je médite,
- La Mort du singeÀ Ernest d’Hervilly.
- La NourriceÀ mon cher cousin et ami Auguste Baudrit.
- La petite marchande de fleursElle nous proposa ses fleurs d'une voix douce,
- La PremièreCe n’est pas qu’elle fût bien belle ;
- La Réponse de la TerreLe Fils du Ciel laboure une fois dans l’année.
- La Sœur noviceLorsque tout douloureux regret fut mort en elle
- La Tête de la SultaneLe fils du grand Mourad, le sultan Mahomet,
- La TrêveLa fatigue nous désenlace.
- La Vague et la ClocheUne fois, terrassé par un puissant breuvage,
- La VeilléeI
- Le BaiserJe ne fus heureux ― pas souvent ―
- Le BancNon loin du piédestal où j’étais accoudé,
- Le Bon LendemainJ’ai, de façon presque incongrue,
- Le CabaretDans le bouge qu’emplit l’essaim insupportable
- Le CanonLe silence imposant et la nuit solennelle
- Le Centenaire de LamartineDES millions de fois les cieux sont centenaires.
- Le Chien perduQuand on rentre, le soir, par la cité déserte,
- Le Coup de tamponDEPUIS plus de quinze ans, le nommé Marc Lefort
- Le crépuscule est triste et doux comme un adieuA l'orient déjà, dans le ciel sombre et bleu
- Le DéfiléDans le faubourg planté d’arbustes rabougris,
- Le Feu folletPar une nuit d’orage et sous un ciel en deuil,
- Le Fils de Louis XISur le balcon de fer du noir donjon de Loches,
- Le Fils de l’EmpereurÀ Paul Lelièvre.
- Le Fils des armuresÀ Léopold Flameng.
- Le GalionÀ travers la mer tropicale,
- Le JongleurLas des pédants de Salamanque
- Le JongleurÀ Catulle Mendès.
- Le Jugement de l’ÉpéeQuand Guntz Tête-de-Fer revint de Palestine,
- Le JusticierÀ Théodore de Banville.
- Le lisHors du coffret de laque aux clous d'argent, parmi
- Le LiseronPrès de la vieille Égra, dans la Bohême noire,
- Le LysHors du coffret de laque aux clous d’argent, parmi
- Le LysÀ Amédée Bandit.
- Le MagyarIstvan Benko, magnat de la steppe hongroise,
- Le Musée de marineAu Louvre, je vais voir ces délicats modèles
- Le NaufragéDevant le cabaret qui domine la rade,
- Le PèreIl rentrait toujours ivre et battait sa maîtresse.
- Le Petit ÉpicierC’était un tout petit épicier de Montrouge,
- Le PharaonLe devin Thoutmès quatre est mort, et sa momie
- Le PrintempsÀ Madame Eugénie Doche.
- Le Rêve du PoèteCe serait sur les bords de la Seine. Je vois
- Le Vieux SoulierÀ Jocelyn Bargoin.
- LendemainPuisqu’à peine désenlacée
- Les AïeulesÀ madame Judith Mendès.
- Les Deux TombeauxTimour-Leng, conquérant de l’Inde et de la Perse,
- Les LarmesJ’AURAI cinquante ans tout à l’heure ;
- Les PariasSous le vieil Aureng-Zeb, à Bénarès la Sainte,
- Les Trois oiseauxJ’ai dit au ramier : « Pars ! et va quand même,
- Les Yeux de la FemmeL’Éden resplendissait dans sa beauté première.
- LettreNon, ce n’est pas en vous « un idéal » que j’aime,
- Lettre d’un mobile bretonMaman, et toi, vieux père, et toi, ma sœur mignonne,
- LiedRougissante & tête baissée,
- Lutteurs forainsÀ Hyacinthe Guadet-Azaïs.
- L’AmazoneÀ Paul Bourget.
- L’AmazoneAssez dormir, ma belle,
- L’Araignée du ProphèteMohammed, qui venait d’épouser Kadidja,
- L’Asile de nuitUn soir, — ce souvenir me donne le frisson, —
- L’AttenteAu bout du vieux canal plein de mâts, juste en face
- L’Aumône de NoëlLA messe nocturne est dite.
- L’AveuTu n’as pas toujours été sage,
- L’ÉchoJ’ai crié dans la solitude :
- L’ÉpaveDevant la mer, assis au seuil de leur maison,
- L’ÉtapeLes longs récits autour du poêle, à la caserne,
- L’Hirondelle du BouddhaÀ Edmond de Guerle.
- L’Homme-afficheLE père Éloi, l’ancien compagnon charpentier,
- L’HoroscopeÀ Emmanuel Glaser.
- L’IncorrigibleLorsque, vaincu d’un seul regard, je t’ai suivie,
- L’Un ou l’AutreC’était en Thermidor, à la Conciergerie.
M 11
- MaiDepuis un mois, chère exilée,
- MarsParfois un caprice te prend,
- Matin d'OctobreC'est l'heure exquise et matinale
- Matin d’octobreÀ Alexandre Piédagnel.
- MenuetÀ Emmanuel des Essarts.
- Mère-nourriceEN province. Dans un affreux café-concert.
- Minute sentimentaleAmour plus que beauté me touche,
- Moisson d’ÉpéesDans le bourg sur la Loire, on conte que naguère
- Mon PèreTenez, lecteur ! - souvent, tout seul, je me promène
- Morceau à quatre mainsLe salon s’ouvre sur le parc
- Mort du général WalhubertLe soleil d’Austerlitz n’a pas encore lui.
N 4
O 5
P 19
- PâleurJE l’apercevais, chaque soir,
- Période électoraleON va voter. Paisible assembleur d’hémistiches,
- PessimismeJE refuse l’aumône : un pauvre meurt de faim.
- Petits bourgeoisJe n’ai jamais compris l’ambition. Je pense
- Pitié des chosesLa douleur aiguise les sens,
- Plus de sang !Ô France ! je sais bien que, dans cette tuerie,
- Pour ne pas vieillirSAIS-TU que voilà dix ans, ma sincère,
- Pour toujours« POUR toujours ! » me dis-tu, le front sur mon épaule.
- Préface d’un livre patriotiqueQUOI ? Toujours l’éternel regret !
- Presque une fableUn liseron, madame, aimait une fauvette.
- Printemps perdusHélas ! pourquoi si tard t’ai-je donc rencontrée,
- Prise de voileDans la paisible rue où je passe souvent,
- Prise de voileDans la paisible rue où je passe souvent,
- Prisonnier d'un bureau, je connais le plaisirDe goûter, tous les soirs, un moment de loisir.
- PrologueBonjour, lecteurs. On me propose
- PrologueComme les prêtres catholiques,
- Promenades & IntérieursLecteur, à toi ces vers, graves historiens
- Promenades et IntérieursÀ Paul Dalloz.
- PurgatoireJ’ai fait ce rêve. J’étais mort.
R 9
- RédemptionPour aimer une fois encor, mais une seule,
- RédemptionPour aimer une fois encor, mais une seule,
- Réponse— « Mais je l’ai vu si peu ! » — disiez-vous l’autre jour.
- RetourViens ! Je t’aime ! Rentrons. La promenade est faite.
- Rêve fleuriMa chère, tu cueillais, en riant aux échos,
- Rhythme des vaguesÀ Luigi Gualdo.
- RitournelleDans la plaine blonde et sous les allées,
- RomanceQuand vous me montrez une rose
- Ruines du cœurMon cœur était jadis comme un palais romain,
S 17
- SennachéribLorsque Sennachérib eut vaincu la Chaldée
- Sept Ballades de bonne foiRIEN n’est meilleur que d’agir à sa guise,
- SeptembreAprès ces cinq longs mois que j’ai passés loin d’elle,
- Septembre au ciel léger taché de cerfs-volantsEst favorable à la flânerie à pas lents,
- Sérénade au milieu d’une fêteQUE s’éteignent les gaîtés,
- SermentÔ poëte trop prompt à te laisser charmer,
- SolitudeJe sais une chapelle horrible et diffamée,
- Son charmeAu premier regard elle plaît,
- SonnetÉcrit sur un Ronsard.
- Sonnet liminaireDANS cent lettres d’amour, Lisette et la Marquise
- Sous les branchesPalpitante encore du bal,
- Souvenir du DanemarkDes Groënlands et des Norvèges
- Souvenir du DanemarkA la princesse D....
- Sur la plageLa pleine mer moutonne au loin sur les brisants.
- Sur la plageLa pleine mer moutonne au loin sur les brisants.
- Sur la terrasseDu château de R…
- Sur la Tour EiffelJ’AI visité la Tour énorme,
T 5
U 7
- Un ÉvangileEn ce temps-là, Jésus, seul avec Pierre, errait
- Un filsÀ Alexis Orsat.
- Un rêve de bonheur qui souvent m'accompagneC'est d'avoir un logis donnant sur la campagne,
- Une femme seuleDans le salon bourgeois où je l’ai rencontrée,
- Une mauvaise soiréeUN soir de mai, trouvant que vivre est un ennui,
- Une sainteC’est une vieille fille en cheveux blancs ; elle est
- Une vision de Don JuanDON JUAN n’est pas mort. Aucun gouffre
V 8
- Veillée de NoëlDehors, c’est un confus murmure, un vague bruit.
- Vers le passéLonguement poursuivi par le spleen détesté,
- Vers le passéLonguement poursuivi par le spleen détesté,
- Vie antérieureS’il est vrai que ce monde est pour l’homme un exil
- Vincent de PauleMonsieur Vincent de Paule, aumônier des galères,
- VitrailÀ Paul Verlaine.
- Volupté des parfums ! ? Oui, toute odeur est féeSi j'épluche, le soir, une orange échauffée,
- Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicotsPour voir des boutons d'or et des coquelicots,