Leconte de Lisle
1818–1894
Charles-Marie Leconte de Lisle (1818–1894) was a French poet born on the island of Réunion, the leader of the Parnassian movement. Reacting against Romantic self-expression, he called for impersonal, precise and sculptural poetry.
His Poèmes antiques (1852), Poèmes barbares (1862) and Poèmes tragiques (1884) draw on Greek, Indian, Celtic and Nordic myth and on exotic landscapes, in poems such as “Midi”, “Les Éléphants” and “Le Rêve du jaguar”. He also translated Homer and the Greek tragedians and succeeded Victor Hugo in the Académie française.
Best-known poems
-
Le Manchy
Sous un nuage frais de claire mousseline,
Tous les dimanches au matin,
Tu venais à la ville en manchy de rotin, … -
Les elfes
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Du sentier des bois aux daims familier, … -
Phidylé
L’herbe est molle au soleil sous les frais peupliers,
Aux pentes des sources moussues
Qui, dans les prés en fleurs germant par mille issues, … -
Le Bernica
Perdu sur la montagne, entre deux parois hautes,
Il est un lieu sauvage, au rêve hospitalier,
Qui, dès le premier jour, n'a connu que peu d'hôtes ; … -
Les Éolides
Ô brises flottantes des cieux,
Du beau Printemps douces haleines,
Qui de baisers capricieux … -
La tristesse du diable
Silencieux, les poings aux dents, le dos ployé,
Enveloppé du noir manteau de ses deux ailes,
Sur un pic hérissé de neiges éternelles, …
All poems (395)
1850s 162
- AnnieLa lune n’était point ternie,
- BhagavatLe grand fleuve, à travers les bois aux mille plantes,
- ClytieSentiers furtifs des bois, sources aux frais rivages,
- CybèleLe long des mers d’azur aux sonores rivages,
- Dies iræIl est un jour, une heure, où dans le chemin rude,
- ÉglogueChanteurs mélodieux, habitants des buissons,
- HylasC’était l’heure où l’oiseau, sous les vertes feuillées
- HypatieAu déclin des grandeurs qui dominent la terre,
- JaneJe pâlis et tombe en langueur :
- JuinLes prés ont une odeur d’herbe verte et mouillée,
- KhironHélios, désertant la campagne infinie,
- La SourceUne eau vive étincelle en la forêt muette,
- Le Réveil d’HéliosLe Jeune homme divin, nourrisson de Délos,
- MidiMidi, roi des étés, épandu sur la plaine,
- NannyBois chers aux ramiers, pleurez, doux feuillages,
- NellTa rose de pourpre, à ton clair soleil,
- NiobéVille au bouclier d’or, favorite des dieux,
- NoxSur la pente des monts les brises apaisées
- PanPan d’Arcadie, aux pieds de chèvre, au front armé
- Si les chastes amoursSi les chastes amours avec respect louées
- SouryaTa demeure est au bord des océans antiques,
- ThyonéÔ jeune Thyoné, vierge de l’Isménus,
- Vénus de MiloMarbre sacré, vêtu de force et de génie,
- À Madame A. S. M.La nue était d’or pâle, et d’un ciel doux et frais,
- À Mademoiselle M. J. D.Toi, dont l’âme est à peine éclose,
- ChristineUne étoile d’or là bas illumine
- ÇunacépaLa Vierge au char de nacre, aux tresses dénouées,
- Le Vent froid de la nuitLe vent froid de la nuit siffle à travers les branches,
- Odes anacréontiquesSur le myrte frais et l’herbe des bois,
- RequiesComme un morne exilé, loin de ceux que j’aimais,
- Tre Fila d’oroLà bas, sur la mer, comme l’hirondelle,
- AnnieLa lune n'était point ternie,
- ChristineUne étoile d'or là-bas illumine
- Dans le ciel clairDans le ciel clair rayé par l'hirondelle alerte,
- Dies iraeIl est un jour, une heure, où dans le chemin rude,
- Effet de luneSous la nue où le vent qui roule
- EkhidnaKallirhoé conçut dans l'ombre, au fond d'un antre,
- ÉpiphanieElle passe, tranquille, en un rêve divin,
- Fiat noxL'universelle mort ressemble au flux marin
- Fultus hyacinthoC'est le roi de la plaine et des gras pâturages.
- GlaucéI
- Hèraklès au taureauLe soleil déclinait vers l'écume des flots,
- Hèraklès solaireDompteur à peine né, qui tuais dans tes langes
- HylasC'était l'heure où l'oiseau, sous les vertes feuillées,
- Hymne(Études latines, XIII)
- HypatieAu déclin des grandeurs qui dominent la terre
- In excelsisMieux que l'aigle chasseur, familier de la nue,
- JaneJe pâlis et tombe en langueur :
- JuinLes prés ont une odeur d'herbe verte et mouillée,
- KléaristaKléarista s'en vient par les blés onduleux
- KlytieSentiers furtifs des bois, sources aux frais rivages,
- L'abeilleSur le vert Hymette, Éros, un matin,
- L'AbomaDu pied des sommets bleus, là-bas, dans le ciel clair,
- L'agonie d'un saintLes moines, à pas lents, derrière le Prieur
- L'albatrosDans l'immense largeur du Capricorne au Pôle
- L'anathèmeSi nous vivions au siècle où les Dieux éphémères
- L'Arc de CivaLe vieux Daçaratha, sur son siège d'érable,
- L'EcclésiasteL'Ecclésiaste a dit : Un chien vivant vaut mieux
- L'enfance d'HèraklèsOriôn, tout couvert de la neige du pôle,
- L'illusion suprêmeQuand l'homme approche enfin des sommets où la vie
- L'incantation du loupLes lourds rameaux neigeux du mélèze et de l'aune.
- L'oasisDerrière les coteaux stériles de Kobbé
- L'orbe d'orL'orbe d'or du soleil tombé des cieux sans bornes
- La chanson du rouetO mon cher rouet, ma blanche bobine,
- La chasse de l'aigleL 'aigle noir aux yeux d'or, prince du ciel mongol,
- La chute des étoilesTombez, ô perles dénouées,
- La cigaleÔ Cigale, née avec les beaux jours,
- La coupePrends ce bloc d'argent, adroit ciseleur.
- La dernière visionUn long silence pend de l'immobile nue.
- La fille aux cheveux de linSur la luzerne en fleur assise,
- La fille de l'émyrUn beau soir revêt de chaudes couleurs
- La fin de l'hommeVoici. Qaïn errait sur la face du monde.
- La fontaine aux lianesComme le flot des mers ondulant vers les plages,
- La forêt viergeDepuis le jour antique où germa sa semence,
- La genèse polynésienneDans le Vide éternel interrompant son rêve,
- La Lampe du cielPar la chaîne d'or des étoiles vives
- La mort d'un lionÉtant un vieux chasseur altéré de grand air
- La mort de penthéeAgavé, dont la joue est rose, Antonoé
- La mort de SigurdLe Roi Sigurd est mort. Un lourd tissu de laine
- La mort de ValmikiValmiki, le poète immortel, est très vieux.
- La mort du soleilLe vent d'automne, aux bruits lointains des mers pareil,
- La panthère noireUne rose lueur s'épand par les nuées ;
- La ravine Saint-GillesLa gorge est pleine d'ombre où, sous les bambous grêles,
- La robe du centaureAntique Justicier, ô divin Sagittaire,
- La roseJe dirai la rose aux plis gracieux.
- La sourceUne eau vive étincelle en la forêt muette,
- La tête du comteLes chandeliers de fer flambent jusqu'au plafond
- La tristesse du diableSilencieux, les poings aux dents, le dos ployé,
- La vérandahAu tintement de l'eau dans les porphyres roux
- La vipèreSi les chastes amours avec respect louées
- La vision de BrahmaTandis qu'enveloppé des ténèbres premières,
- La vision de SnorrÔ mon Seigneur Christus ! hors du monde charnel
- Le colibriLe vert colibri, le roi des collines,
- Le combat homériqueDe même qu'au soleil l'horrible essaim des mouches
- Le conseil du FakirI
- Le dernier DieuBien au delà des jours, des Ans multipliés,
- Le dernier souvenirJ'ai vécu, je suis mort. - Les yeux ouverts, je coule
- Le désertQuand le Bédouin qui va de l'Horeb en Syrie
- Le frais matin doraitLe frais matin dorait de sa clarté première
- Le jaguarSous le rideau lointain des escarpements sombres
- Le jugement de KomorLa lune sous la nue errait en mornes flammes,
- Le manchySous un nuage frais de claire mousseline,
- Le NazaréenQuand le Nazaréen, en croix, les mains clouées,
- Le portraitToi que Rhode entière a couronné roi
- Le retour d'AdônisMaîtresse de la haute Eryx, toi qui te joues
- Le rêve du jaguarSous les noirs acajous, les lianes en fleur,
- Le réveil d'hèliosLe Jeune Homme divin, nourrisson de Délos,
- Le secret de la vieLe secret de la vie est dans les tombes closes :
- Le soir d'une batailleTels que la haute mer contre les durs rivages,
- Le sommeil de LeïlahNi bruits d'aile, ni sons d'eau vive, ni murmures ;
- Le sommeil du condorPar-delà l'escalier des roides Cordillières,
- Le v?u suprêmeCertes, ce monde est vieux, presque autant que l'enfer.
- Le vaseReçois, pasteur des boucs et des chèvres frugales,
- Le vent froid de la nuitLe vent froid de la nuit souffle à travers les branches
- Les ascètesI
- Les damnésLa terre était immense, et la nue était morne ;
- Les éléphantsLe sable rouge est comme une mer sans limite,
- Les elfesCouronnés de thym et de marjolaine,
- Les éolidesO brises flottantes des cieux,
- Les étoiles mortellesUn soir d'été, dans l'air harmonieux et doux,
- Les hurleursLe soleil dans les flots avait noyé ses flammes,
- Les junglesSous l'herbe haute et sèche où le naja vermeil
- Les larmes de l'oursLe Roi des Runes vint des collines sauvages.
- Les montreursTel qu'un morne animal, meurtri, plein de poussière,
- Les oiseaux de proieJe m'étais assis sur la cime antique
- Les plaintes du cyclopeCertes, il n'aimait pas à la façon des hommes,
- Les rêves mortsVois ! cette mer si calme a comme un lourd bélier
- Les roses d'IspahanLes roses d'Ispahan dans leur gaîne de mousse,
- Les spectresI
- Les taureauxLes plaines de la mer, immobiles et nues,
- Lydia(Études latines, XVII)
- Lydie(Études latines, I)
- MidiMidi, Roi des étés, épandu sur la plaine,
- Mille ans aprèsL'âpre rugissement de la mer pleine d'ombres,
- NannyBois chers aux ramiers, pleurez, doux feuillages,
- Néère(Études latines, IX)
- Néférou-RaKhons, tranquille et parfait, le Roi des Dieux thébains,
- NellTa rose de pourpre, à ton clair soleil,
- NiobéVille au bouclier d'or, favorite des Dieux,
- NoxSur la pente des monts les brises apaisées
- NurmahalÀ l'ombre des rosiers de sa fraîche terrasse,
- PanPan d'Arcadie, aux pieds de chèvre, au front armé
- PaysageA travers les massifs des pâles oliviers
- Paysage polaireUn monde mort, immense écume de la mer,
- PéristèrisKastalides ! chantez l'enfant aux brunes tresses,
- Phidylé(Études latines, X)
- Phyllis(Études latines, V)
- Prière védique pour les mortsBerger du monde, clos les paupières funèbres
- QaïnEn la trentième année, au siècle de l'épreuve,
- RequiesComme un morne exilé, loin de ceux que j'aimais,
- Si l'auroreSi l'Aurore, toujours, de ses perles arrose
- Solvet seclumTu te tairas, ô voix sinistre des vivants !
- Sous l'épais SycomoreSous l'épais sycomore, ô vierge, où tu sommeilles,
- SouvenirLe ciel, aux lueurs apaisées,
- SûryâTa demeure est au bord des océans antiques,
- SymphonieO chevrier ! ce bois est cher aux Piérides.
- ThestylisAux pentes du coteau, sous les roches moussues,
- ThyonéI
- Un acte de charitéCertes, en ce temps-là, le bon pays de France
- Un coucher de soleilSur la côte d'un beau pays,
- Vénus de MiloMarbre sacré, vêtu de force et de génie,
- VillanelleUne nuit noire, par un calme, sous l'Équateur.
1870s 1
1880s 159
- À un Poète mortToi dont les yeux erraient, altérés de lumière,
- BhagavatLe grand fleuve, à travers les bois aux mille plantes,
- Chant alternéDéesse Athénienne aux tissus diaphanes,
- « Dans le ciel clair »Dans le ciel clair rayé par l’hirondelle alerte,
- ÉpiphanieElle passe, tranquille, en un rêve divin,
- Études latinesLa jeunesse nous quitte et les Grâces aussi ;
- Fultus HyacinthoC’est le roi de la plaine et des gras pâturages.
- GlaucéSous les grottes de nacre et les limons épais
- Hèraklès au TaureauLe soleil déclinait vers l’écume des flots,
- Hèraklès solaireDompteur à peine né, qui tuais dans tes langes
- HiéronymusVêtus de bure blanche et de noirs scapulaires,
- Hypatie et CyrilleÔ mon enfant, un trouble immense est dans la ville.
- KhirônHèlios, désertant la campagne infinie,
- KléaristaKléarista s’en vient par les blés onduleux
- KlytieSentiers furtifs des bois, sources aux frais rivages,
- KybèleLe long des mers d’azur aux sonores rivages,
- La Bête écarlateL’Homme, une nuit, parmi la ronce et les graviers,
- La Chanson du rouetÔ mon cher rouet, ma blanche bobine,
- La Chasse de l’AigleL’aigle noir aux yeux d’or, prince du ciel mongol,
- La Fille aux cheveux de linSur la luzerne en fleur assise,
- La Lampe du CielPar la chaîne d’or des étoiles vives
- La MayaMaya ! Maya ! torrent des mobiles chimères,
- La Mort de PenthéeAgavé, dont la joue est rose, Antonoé
- La Mort de ValmikiValmiki, le poète immortel, est très vieux.
- La Résurrection d’AdônisL’Aurore désirée, ô filles de Byblos,
- La Robe du CentaureAntique Justicier, ô divin Sagittaire,
- La Tête de Kenwarc’hLoin du Cap de Penn’hor, où hurlait la mêlée
- La Vision de BrahmaTandis qu’enveloppé des ténèbres premières,
- Le Calumet du SachemLes cèdres et les pins, les hêtres, les érables,
- Le Chapelet des MavromikhalisLes Mavromikhalis, les aigles du vieux Magne,
- Le dernier DieuBien au delà des Jours, des Ans multipliés,
- « Le frais matin dorait »Le frais matin dorait de sa clarté première
- Le Lévrier de MagnusCertes, le duc Magnus est fort comme un vieux chêne,
- Le Parfum impérissableQuand la fleur du soleil, la rose de Lahor,
- Le Retour d’AdônisMaîtresse de la haute Éryx, toi qui te joues
- Le Réveil d’HèliosLe Jeune Homme divin, nourrisson de Délos,
- Le Romance de Don FadriqueEnchemisé d’acier du col à la cheville,
- Le Romance de Dona BlancaOr, étant à Burgos, en sa chambre royale,
- Le Secret de la vieLe secret de la vie est dans les tombes closes :
- Le Suaire de Mohhâmed-ben-Amer-al-MançourGémis, noble Yémen, sous tes palmiers si doux !
- Le TalionAi-je dormi ? quel songe horrible m’a hanté ?
- Le VaseReçois, pasteur des boucs et des chèvres frugales,
- Les BucoliastesSources claires ! Et toi, venu des dieux, ô fleuve
- Les ÉolidesÔ brises flottantes des cieux,
- Les Érinnyes - IÔ chers vieillards, depuis dix très longues années,
- Les Érinnyes - IIFemmes, sur ce tombeau cher aux peuples Hellènes,
- Les Étoiles mortellesUn soir d’été, dans l’air harmonieux et doux,
- Les Inquiétudes de Don SimuelDon Simuel Lévi, trésorier des Castilles,
- Les Oiseaux de proieJe m’étais assis sur la cime antique
- Les Plaintes du CyclopeCertes, il n’aimait pas à la façon des hommes,
- Les Roses d’IspahanLes roses d’Ispahan dans leur gaîne de mousse,
- Les Siècles mauditsHideux siècles de foi, de lèpre et de famine,
- L’AbomaDu pied des sommets bleus, là-bas, dans le ciel clair,
- L’AlbatrosDans l’immense largeur du Capricorne au Pôle
- L’Apothéose de Mouça-al-KébyrLa royale Damas, sous les cieux clairs et calmes,
- L’Arc de CivaLe vieux Daçaratha, sur son siège d’érable,
- L’Astre rougeSur les Continents morts, les houles léthargiques
- L’Enfance d’HèraklèsOriôn, tout couvert de la neige du pôle,
- L’HolocausteC’est l’An de grâce mil six cent dix-neuf, le seize
- L’Illusion suprêmeQuand l’homme approche enfin des sommets où la vie
- L’Incantation du LoupLes lourds rameaux neigeux du mélèze et de l’aune.
- L’Orbe d’orL’orbe d’or du soleil tombé des cieux sans bornes
- Médailles antiquesCelui-ci vivra, vainqueur de l’oubli,
- NoxSur la pente des monts les brises apaisées
- PanPan d’Arcadie, aux pieds de chèvre, au front armé
- Pantouns MalaisL’éclair vibre sa flèche torse
- PaysageÀ travers les massifs des pâles oliviers
- PéristèrisKastalides ! chantez l’enfant aux brunes tresses,
- PhidyléL’herbe est molle au soleil sous les frais peupliers,
- Prière védique pour les MortsBerger du monde, clos les paupières funèbres
- Sacra famesL’immense mer sommeille. Elle hausse et balance
- « Si l’Aurore »Si l’Aurore, toujours, de ses perles arrose
- « Sous l’épais sycomore »Sous l’épais sycomore, ô vierge, où tu sommeilles,
- SouvenirLe ciel, aux lueurs apaisées,
- SûryâTa demeure est au bord des océans antiques,
- SymphonieO chevrier ! ce bois est cher aux Piérides.
- ThestylisAux pentes du coteau, sous les roches moussues,
- Vénus de MiloMarbre sacré, vêtu de force et de génie,
- VillanelleLe Temps, l’Étendue et le Nombre
- À l’ItalieC’est la marque et la loi du monde périssable
- Aux ModernesVous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein,
- Aux MortsAprès l’apothéose, après les gémonies,
- ChristineUne étoile d’or là-bas illumine
- Djihan-ArâQuand tu vins parfumer la tige impériale,
- Effet de luneSous la nue où le vent qui roule
- EkhidnaKallirhoé conçut dans l’ombre, au fond d’un antre,
- Fiat NoxL’universelle mort ressemble au flux marin
- In ExcelsisMieux que l’aigle chasseur, familier de la nue,
- La Chute des étoilesTombez, ô perles dénouées,
- La Dernière VisionUn long silence pend de l’immobile nue.
- La Fille de l’ÉmyrUn beau soir revêt de chaudes couleurs
- La Fin de l’HommeVoici. Qaïn errait sur la face du monde.
- La Fontaine aux lianesComme le flot des mers ondulant vers les plages,
- La Forêt viergeDepuis le jour antique où germa sa semence,
- La Genèse polynésienneDans le Vide éternel interrompant son rêve,
- La Légende des NornesLa neige, par flots lourds, avec lenteur, inonde,
- La Mort de SigurdLe Roi Sigurd est mort. Un lourd tissu de laine
- La Mort du soleilLe vent d’automne, aux bruits lointains des mers pareil,
- La Mort d’un lionÉtant un vieux chasseur altéré de grand air
- La Panthère noireUne rose lueur s’épand par les nuées ;
- La Ravine Saint-GillesLa gorge est pleine d’ombre où, sous les bambous grêles,
- La Tête du ComteLes chandeliers de fer flambent jusqu’au plafond
- La Tristesse du DiableSilencieux, les poings aux dents, le dos ployé,
- La VérandahAu tintement de l’eau dans les porphyres roux
- La Vigne de NabothAu fond de sa demeure, Akhab, l’œil sombre et dur,
- La VipèreSi les chastes amours avec respect louées
- La Vision de SnorrÔ mon Seigneur Christus ! hors du monde charnel
- La XimenaEn Castille, à Burgos, Hernan, le Justicier,
- Le Barde de TemrahLe soleil a doré les collines lointaines ;
- Le BernicaPerdu sur la montagne, entre deux parois hautes,
- Le ColibriLe vert colibri, le roi des collines,
- Le Combat homériqueDe même qu’au soleil l’horrible essaim des mouches
- Le Conseil du FakirI
- Le CorbeauSérapion, abbé des onze monastères
- Le Cœur de HialmarUne nuit claire, un vent glacé. La neige est rouge.
- Le Dernier SouvenirJ’ai vécu, je suis mort. — Les yeux ouverts, je coule
- Le DésertQuand le Bédouin qui va de l’Horeb en Syrie
- Le JaguarSous le rideau lointain des escarpements sombres
- Le Jugement de KomorLa lune sous la nue errait en mornes flammes,
- Le ManchySous un nuage frais de claire mousseline,
- Le Massacre de MonaOr, Mona, du milieu de la mer rude et haute,
- Le NazaréenQuand le Nazaréen, en croix, les mains clouées,
- Le Rêve du jaguarSous les noirs acajous, les lianes en fleur,
- Le RunoïaChassée en tourbillons du Pôle solitaire,
- Le Soir d’une BatailleTels que la haute mer contre les durs rivages,
- Le Sommeil de LeïlahNi bruits d’aile, ni sons d’eau vive, ni murmures ;
- Le Sommeil du condorPar delà l’escalier des roides Cordillières,
- « Le vent froid de la nuit »Le vent froid de la nuit souffle à travers les branches
- Le Vœu suprêmeCertes, ce monde est vieux, presque autant que l’enfer.
- Les AscètesI
- Les Clairs de luneI
- Les DamnésLa terre était immense, et la nue était morne ;
- Les Deux GlaivesUn vieux moine à œil cave, aux lèvres ascétiques,
- Les ÉléphantsLe sable rouge est comme une mer sans limite,
- Les ElfesCouronnés de thym et de marjolaine,
- Les HurleursLe soleil dans les flots avait noyé ses flammes,
- Les JunglesSous l’herbe haute et sèche où le naja vermeil
- Les Larmes de l’OursLe roi des Runes vint des collines sauvages.
- Les MontreursTel qu’un morne animal, meurtri, plein de poussière,
- Les Paraboles de dom GuyEn l’An mil quatre cent onzième de l’Hostie
- Les Rêves mortsVois ! cette mer si calme a comme un lourd bélier
- Les SpectresI
- Les TaureauxLes plaines de la mer, immobiles et nues,
- L’Accident de Don IñigoQuatre-vingts fidalgos à chevelures rousses,
- L’Agonie d’un saintLes moines, à pas lents, derrière le Prieur
- L’AnathèmeSi nous vivions au siècle où les Dieux éphémères
- L’AuroreLa nue était d’or pâle, et, d’un ciel doux et frais,
- L’EcclésiasteL’ecclésiaste a dit : Un chien vivant vaut mieux
- L’Épée d’AngantyrAngantyr, dans sa fosse étendu, pâle et grave,
- L’OasisDerrière les coteaux stériles de Kobbé
- Mille ans aprèsL’âpre rugissement de la mer pleine d’ombres,
- Néférou-RaKhons, tranquille et parfait, le Roi des Dieux thébains,
- NurmahalÀ l’ombre des rosiers de sa fraîche terrasse,
- Paysage polaireUn monde mort, immense écume de la mer,
- QaïnEn la trentième année, au siècle de l’épreuve,
- Solvet seclumTu te tairas, ô voix sinistre des vivants !
- Ultra cœlosAutrefois, quand l’essaim fougueux des premiers rêves
- Un acte de charitéCertes, en ce temps-là, le bon pays de France
- Un Coucher de soleilSur la côte d’un beau pays,
1890s 22
- À Victor HugoDors, Maître, dans la paix de ta gloire ! Repose,
- Cozza et BorgiaSang de Dieu ! Balthazar, cette harangue est forte,
- « Dans l’air léger »Dans l’air léger, dans l’azur rose,
- FrédégondeFRÉDÉGONDE, d’une voix basse et haletante.
- Hymnes orphiquesNymphes ! Race du Fleuve éternel qui déroule
- La FatalitéL’épée en main, le pied sur la roue immortelle,
- La Joie de SivaLes siècles, où les Dieux, dès longtemps oubliés,
- La Paix des DieuxOr le Spectre dardait ses rigides prunelles
- La PassionLa nuit envahissait le Temple jusqu’au faîte.
- La PrairieDans l’immense Prairie, océan sans rivages,
- La Rose de LouveciennesCes beaux arbres, témoins de tant d’amours anciennes,
- Le Baiser suprêmeHeureux qui, possédant la Chimère éternelle,
- Le Dernier des MaourysC’était un soir du monde austral océanique.
- Le LacC’est une mer, un Lac blême, maculé d’îles
- Le Piton des NeigesLa lumière s’éveille à l’orient du monde.
- Le SacrificeRien ne vaut sous les cieux l’immortelle Liqueur,
- Les Raisons du Saint-PèreLa nuit enveloppait les sept Monts et la Plaine.
- « Les yeux d’or de la nuit »Les yeux d’or de la Nuit, dans la mer qui les berce,
- « L’aigu bruissement »L’aigu bruissement des ruches naturelles,
- L’ApollonideVers le pâle couchant, dans sa robe étoilée,
- L’Enlèvement d’EuropéiaLa montagne était bleue et la mer était rose.
- « Toi par qui j’ai senti »Toi par qui j’ai senti, pour des heures trop brèves,
Undated 51
- A un poète mortToi dont les yeux erraient, altérés de lumière,
- ArchitectureCertes, l'art éternel, la parole infinie,
- Aux modernesVous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein,
- Aux mortsAprès l'apothéose après les gémonies,
- EkhidnaKallirhoé conçut dans l’ombre, au fond d’un antre,
- Glycère(Études latines, VII)
- KaïnEn la trentième année, au siècle de l’épreuve,
- L'auroreLa nue était d'or pâle, et, d'un ciel doux et frais,
- La cavaleÔ jeune cavale, au regard farouche,
- La Dernière VisionUn long silence pend de l’immobile nue.
- La Recherche de DieuI
- La tige d'oeilletÉros m'a frappé d'une tige molle
- La Tristesse du diableSilencieux, les poings aux dents, le dos ployé,
- La VérandahAu tintement de l’eau dans les porphyres roux
- Le barde de TemrahLe soleil a doré les collines lointaines ;
- Le BernicaPerdu sur la montagne, entre deux parois hautes,
- Le calumet du SachemLes cèdres et les pins, les hêtres, les érables,
- Le Cœur de HialmarUne nuit claire, un vent glacé. La neige est rouge.
- Le PalmierSvelte palmier,
- Le Rêve du jaguarSous les noirs acajous les lianes en fleur,
- Le souhaitDu roi Phrygien la fille rebelle
- Le suaire de Mohammed Ben-Amer-al-MançourGémis, noble Yémen, sous tes palmiers si doux !
- Le Voile d’IsisLE THÉRAPEUTE.
- Les clairs de lune - IC'est un monde difforme, abrupt, lourd et livide,
- Les clairs de lune - IIAu plus creux des ravins emplis de blocs confus,
- Les clairs de lune - IIILa mer est grise, calme, immense,
- Les ÉpisComme autrefois Jésus, que l'archange accompagne
- Les Larmes de l’OursLe roi des Runes vint des collines sauvages.
- Les libationsSur le myrte frais et l'herbe des bois,
- Les Planètes damnéesComme autour d'une meule, et roidissant leur chaîne
- Les Sandales d’EmpédocleDieu jeune, agile et fier, modérateur du temps,
- Les SpectresTrois spectres familiers hantent mes heures sombres.
- Licymnie(Études latines, II)
- Lydé(Études latines, IV)
- L’EcclésiasteL’Ecclésiaste a dit : Un chien vivant vaut mieux
- L’Épopée du moineVêtus de bure blanche et de noirs scapulaires,
- L’OrientVénérable Berceau du monde, où l’Aigle d’or,
- Médailles antiques - ICelui-ci vivra, vainqueur de l'oubli,
- Médailles antiques - IILes belles filles aux pressoirs
- Médailles antiques - IIINi sanglants autels, ni rites barbares.
- Médailles antiques - IVSur la montagne aux sombres gorges
- Médailles antiques - VLe divin Berger des monts de Phrygie
- Plus de neiges aux prés...(Études latines, XI)
- Prière védique pour les mortsBerger du monde, clos les paupières funèbres
- Salinum(Études latines, XII)
- « Soleils ! Poussière d’or »Soleils ! Poussière d'or éparse aux nuits sublimes
- TantaleDu pâle Lydien, ô race envenimée,
- Texte entierÔ chers vieillards, depuis dix très longues années,
- Thaliarque(Études latines, III)
- Tyndaris(Études latines, XV)
- Vile potabis(Études latines, VI)