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Le soleil est toujours brûlant ; et les blés d’or, / Autour des seuils, au bord des eaux, le long des sentes, …
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Germinal a fondu la neige, les glaçons, / Et, pour chasser autans, brouillards et feuilles sèches, …
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À M. Philippe Pelletier. / Derrière le coteau le soleil a sombré, …
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Au poète Henri Allorge. / À travers les fourrés de la forêt déserte …
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La pénombre envahit lentement l’azur clair / Du grand lac qui s’endort dans la forêt profonde. …
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Il neige incessamment, il neige jour et nuit. / Le mont est blanc, le val est blanc, la plaine est blanche. …
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À bord de la Provence, ce 5 octobre 1909. / Depuis hier le vent du nord souffle en tempête : …
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Sonnez, clairons d’airain ! sonnez, cloches d’église ! / Drapeaux, gonflez vos plis au souffle de la brise ! …
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Le soleil maintenant allonge son parcours ; / L’aube plus tôt sourit aux bois impénétrables ; …
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C'est un après-midi du Nord. / Le ciel est blanc et morne. Il neige ; …
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Le soleil brûle au fond de l’immense ciel bleu. / Pas un lambeau de vent ne traîne sur les ondes. …
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La nuit d'hiver étend son aile diaphane / Sur l'immobilité morne de la savane …
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À M. le lieutenant-colonel A. Audet / L’autre jour, j’errais seul au milieu d’une plaine …
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La nuit d’hiver descend sur le grand bois mouvant. / Du ciel blafard la neige à flots tombe, et le vent …
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La froide nuit d’hiver plane sur les logis, / Et la neige étincelle et les astres flamboient. …
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Un poète, pâli par la faim et l’extase, / Résolut, un matin, d’aller vendre Pégase …
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La mort n’existe pas. ― Quand l’astre-roi s’éteint / Au ponant empourpré des reflets de sa robe, …
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À bord de la Bretagne, ce 6 décembre 1909. / De l’occident brumeux, subitement surgi, …
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Nos ancêtres, sortis de la vieille Armorique, / Après un siècle entier d’une lutte homérique, …
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La première neige ! Elle tombe / Du firmament couleur de plomb, …
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Le bronze colossal domine l’Océan, / Où New-York, plein d’orgueil, mire son front géant, …
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Le soleil fond la neige et fait rayonner l’eau ; / Dans les branches frémit la sève prisonnière ; …
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La Toussaint. Le jour froid et livide agonise. / La pluie en lourds filets choit des cieux éplorés ; …
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Malgré le vent d’hiver hurlant sur les toitures, / Maigre les tourbillons qui dérobent les cieux, …
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La cité le contemple avec orgueil et joie ; / Il ouvre aux travailleurs une nouvelle voie, …
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Issu des immortels pionniers d’autrefois, / Robuste et courageux comme l’étaient ses pères, …
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Au Révérend Père L.-M. Lejeune / La tempête d’hiver fait rage. Il neige, il neige ; …
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Ainsi qu’un blanc troupeau qui marche au sacrifice, / Les grands flots moutonneux vont vers le précipice, …
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On a fait un palais avec des blocs de glace. / Son portail est orné d’étranges frondaisons. …
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À M.-E. Morrier / Un régiment anglais marchait sur Saint-Eustache, …
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Au sein du Sahara, ― la mer sinistre et dure / Dont l’onde illimitée est du sable brûlant, ― …
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Dans la forêt et sur la cage / Nous étions trente voyageurs. …
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Quand le gel d’octobre a dépouillé les érables, / Que le vent refroidi fait écumer les flots, …
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I / C’est le vingt-quatre juin ! c’est l’été qui commence …
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Au bord du lac Saint-Jean, non loin de Roberval, / Dans un lieu si charmant qu’il n’a pas de rival, …
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C’était le soir d’un jour de fête, / La fête du Saint-Sacrement. …
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À Joseph Rouleau. / La débâcle a grossi l’Etchemin, qui naguères …
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Couverte de drapeaux et de vertes guirlandes, / Ouvrant aux brises d’août ses voiles toutes grandes, …
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L’Amérique a produit, brave autant que féconde, / Ces marins dont l’échec émeut encor le monde, …
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Paspébiac s’éveille. ― À peine l’aube glisse / Ses premières lueurs sur l’infini mouvant, …
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De grands nuages gris estompent l’horizon ; / Le soleil jette à peine un regard à la terre ; …
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Non loin de Saint-Malo, la ville aux fiers remparts, / Que l’Atlantique embrume et bat de toutes parts, …
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Le Canada brillait de sa beauté première / Dans l’éblouissement vaste de la lumière …
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À Sa Grandeur Monseigneur Bruchési / I …
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Le soleil est tombé derrière la colline / Que reflètent les eaux limpides du lac bleu. …
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Je suis né, vers soixante, au square Chaboillez, / Et j’étais le plus vieux de cinq enfants choyés …
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Le soleil a clos sa paupière / À l’horizon tout frangé d’or. …
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Au poète Virgile Rossel. / Il tonne ? Non. Le lac brise sur le rivage ? …
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L’érable si haut dans l’espace / Dresse son faîte audacieux, …
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I / Le front nimbé des purs rayons de la fierté, …
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Ainsi que des aiglons, penchés sur l’onde amère, / Frémissent de plaisir en croyant voir leur mère …
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Nevermore ! Ce mot, que Verlaine a tracé / Au fronton d’un poème amoureux, plein de charmes, …
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Notre langue naquit aux lèvres des Gaulois. / Ses mots sont caressants, ses règles sont sévères, …
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L’érable nu frissonne, et de jaunes débris / Chaque sentier se couvre et chaque seuil s’encombre. …
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Le ciel est tout couvert de nuages marbrés. / L’écho vibre au lointain comme un bronze d’alarmes. …
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Je ne célèbre pas aujourd’hui les grands cœurs / Pour qui la foule chante et pour qui l’airain gronde. …
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Resurrexit !... Un ange a renversé la pierre / Qui recouvrait hier le tombeau du printemps. …
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Les tueurs de bisons ont terminé leur chasse. / Après avoir posté, de peur du loup vorace, …
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À Henri d’Arles. / Regardez, tout là-bas ! On voit ― blanches mouettes …
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D’après une fantaisie en prose de Léon Chavignaud. / On a traîné devant le juge de police …
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Sur le chaume odorant des champs silencieux / L’âpre paysan lie encore les javelles. …
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Quelques hommes sont nés pour un nouveau Sina, / À d’immortels desseins Dieu les prédestina. …
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À l’honorable M. A.-R. Angers / ancien gouverneur de la province de Québec …
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La tempête a fermé son aile furibonde, / Qui tout à l’heure encor fouettait les matelots ; …
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Au poète Auguste Dorchain. / Sous le ciel printanier, où le soleil levant …
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Au bord d’un lac doré par l’aube qui s’éveille, / Où l’asphodèle embaume, où jase maint oiseau, …
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Le gel a flétri les rameaux / Des érables et des ormeaux …
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La nuit d’hiver déjà descend… / La neige tombe fine et drue, …
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Un groupe de Bohémiens / Vient de s’arrêter dans la rue… …
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Sur un marché rempli d’une rumeur de houle, / En plein jour, sa lanterne allumée à la main, …
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Sept heures du matin, au début de l’automne. / Le soleil se levait dans un ciel qui moutonne, …
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Un soir de l’an dernier, à la fin de septembre, / Au temps où sur les prés flotte l’odeur de l’ambre, …
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Poème lu par l’auteur devant la statue de Montcalm, à / Québec, le 16 octobre 1911. …
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À Mme C. P. / La jeune mère, avec son fils, sur le gazon …
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Depuis un mois il neige à flots. La nuit dernière / Il a plu. Maintenant sous la froide lumière …
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Tu n’as jamais sondé des yeux l’immensité / De nos bois giboyeux, de nos fertiles plaines ; …
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Prestigieux rival des grands maîtres d’Europe, / Poitrinaire à la fois viril et défaillant, …
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I / Un siècle était passé depuis l’heure où la France, …
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Tu voulus affirmer dans ton drame nouveau / Que le coq nous rappelle encor l’âme française. …
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Tu ne te souviens pas d’avoir vu le soleil / Qui dore l’horizon, le flot, l’arbre, la pierre, …
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Sans avoir contemplé la plage où sont éclos / Tes poèmes vibrants d’amour et d’espérance, …
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Pour le vingt-cinquième anniversaire de sa prise de voile. / Loin des enchantements du monde, loin du bruit, …
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Comme l’aigle, planant sur les plus fiers sommets, / Fixe l’astre brûlant, et ne répond jamais …
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Ainsi que le glaneur, courbé sur le guéret, / Ramasse le blé d’or égrené dans la plaine, …
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Amant des grandes eaux, des vastes horizons, / Dans l’âme te sentant la flamme des Jasons, …
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Depuis longtemps, épris des choses du passé, / Dans votre noble cœur vous aviez caressé …
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Nous aimons exalter, nous exaltons souvent / Les preux qui, tout sanglants, pleins d’ardeur obstinée, …
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L’Histoire n’a jamais, les yeux rougis de pleurs, / Narré plus durs revers et plus longues douleurs, …
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Or, pendant que Jésus soupait, à Béthanie, / Entouré de fervents, chez Simon le lépreux, …
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Enfant, as-tu trouvé de l’amertume au fond / Du vase éblouissant qui te versait la vie, …
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Comme l’oiseau frileux qui s’enfuit à l’automne, / Vous nous avez quittés quand octobre est venu, …
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I / Avant de terminer, mère, un dernier volume, …
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Souvent, lorsque la nuit de mai pâle et pensive / Envahit les grands flots du Fleuve qui s’endort, …
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Quand l’archet palpitant fait ruisseler les sons / Du stradivarius pressé sur ta poitrine, …
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Poème couronné par l’Académie des Jeux floraux du Languedoc. / À M l’abbé J.―Eugène Martin. …
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Ainsi que le poète, ô sculpteur inspiré, / Vous aimez errer seul au bord du flot qui tonne, …
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Vous avez recueilli des mains d’un roi mourant / — Qui chérissait en vous la perle des compagnes, …
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Tu voulais recueillir, comme en un reliquaire, / Les noms des vétérans du groupe audacieux …
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Dans l’arbre surplombant la cataracte blanche / Dont les grondements sourds attristent les échos, …
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À l’occasion de son retour d’Europe. / Quand le drapeau français, que la gloire illumine, …