Albert Samain
1858–1900
Albert Samain (1858–1900) was a French Symbolist poet from Lille. He worked as a clerk in Paris and helped found the review Mercure de France.
His first collection, Au jardin de l’Infante (1893), made him famous; its languid, musical poems, full of twilight, gardens and faded elegance, were much admired. It was followed by Aux flancs du vase (1898) and the posthumous Le Chariot d’or (1901). He died of tuberculosis at 42.
Best-known poems
-
Ilda
Pâle comme un matin de septembre en Norvège,
Elle avait la douceur magnétique du nord ;
Tout s?apaisait près d?elle en un tacite accord, … -
Mon âme est une infante
Mon Ame est une infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial, … -
Larmes
Larmes aux fleurs suspendues,
Larmes de sources perdues
Aux mousses des rochers creux ; … -
La Maison du matin
La maison du matin rit au bord de la mer,
La maison blanche, au toit de tuiles rose clair.
Derrière un pâle écran de frêle mousseline, … -
Je cherche les endroits ....
Je cherche les endroits où ta robe est allée,
Où flotte un souvenir de ta jupe envolée,
Où je retrouve encor dans l?air je ne sais quoi …
All poems (136)
A 7
- A Marceline Desbordes ValmoreL?amour, dont l?autre nom sur terre est la douleur,
- AméthysteL’ombre noyait les bois. C’était un soir antique.
- Amphise et MelittaAssis au bord du lac où baignent leurs pieds nus,
- AntigoneL’homme, puni des dieux parce qu’il a trouvé,
- ArpègeL'âme d'une flûte soupire
- AutomneLe vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
- Axilis au ruisseauAxilis, allongé sur l'herbe de la rive,
B 2
C 7
- Ce soir, ta chair malade ...Ce soir, ta chair malade a des langueurs inertes ;
- Chanson d'étéLe soleil brûlant
- Chanson violetteEt ce soir-là, je ne sais,
- ClydieSur le vieux banc qu?ombrage un vert rideau de vigne
- Comme un père en ses bras ....Comme un père en ses bras tient une enfant bercée
- Comme une grande fleur...Comme une grande fleur trop lourde qui défaille,
- ConfinsDans l'ombre tiède, où toute emphase s'atténue,
D 6
- Damœtas et MethymneDamœtas le poète et Methymne le sage,
- Dans l'air frais du matin ...Dans l'air frais du matin où s'effare la feuille,
- Dans le parc ...Dans le parc aux lointains voilés de brume, sous
- DestinsO femme, chair tragique, exquisement amère,
- Devant la mer, un soir ...Devant la mer, un soir, un beau soir d?Italie,
- DilectionJ'adore l'indécis, les sons, les couleurs frêles,
E 7
- ElégieL'heure comme nous rêve accoudée aux remparts.
- ÉmeraudeVision de forêts dans l’eau glauque - Émeraude.
- En printemps ...En printemps, quand le blond vitrier Ariel
- ErmioneLe ciel suave était jonché de pâles roses...
- Even-tideDans la lente douceur d'un soir des derniers jours
- ExtaseMon coeur dans le silence a soudain tressailli,
- Extrême-OrientI
F 2
H 4
I 5
J 5
- J'aime l'aube aux pieds nus qui se coiffe de thymLes coteaux violets qu?un pâle rayon dore,
- Je cherche les endroits ....Je cherche les endroits où ta robe est allée,
- Je n'ai songé qu'à toi ...Je n?ai songé qu?à toi, ma Belle, l?autre soir.
- Je rêve de vers doux ...Je rêve de vers doux et d'intimes ramages,
- Je t'aime, loin de toi ...Je t?aime, - loin de toi ma pensée obstinée,
K 1
L 39
- L'agréable leçonDans la brise ailée et sonore
- L'hécatombeDans la splendeur dorée et cruelle du soir
- L'HermaphroditeVers l'archipel limpide, où se mirent les Iles,
- L'indifférentDans le parc vaporeux où l'heure s'énamoure,
- La BulleBathylle, dans la cour où glousse la volaille,
- La chimèreLa chimère a passé dans la ville où tout dort,
- La coupeAu temps des Immortels, fils de la vie en fête,
- La cuisineDans la cuisine où flotte une senteur de thym,
- La Dame de printempsSes longs cheveux d’aurore ogivant son front lisse,
- La Dame du PrintempsSes longs cheveux d?aurore ogivant son front lisse,
- La GrenouilleEn ramassant un fruit dans l’herbe qu’elle fouille,
- La Maison du matinLa maison du matin rit au bord de la mer,
- La Peau de bêteSous le premier péché courbant son front maudit,
- La prière du convalescentLes jardins odorants balancent leurs panaches.
- La SagessePolybe, le vieillard aux secrets merveilleux,
- La Toison d'orNoire dans la nuit bleue, Agrô vogue, rapide.
- La Tourterelle d’AmymoneAmymone en ses bras a pris sa tourterelle,
- LarmesLarmes aux fleurs suspendues,
- Le berceauDans la chambre paisible où tout bas la veilleuse
- Le BonheurPour apaiser l’enfant qui, ce soir, n’est pas sage,
- Le BoucherArdagôn le boucher, à la rouge encolure,
- Le Cortège d’AmphitriteLe cortège léger glisse aux plaines liquides ;
- Le FleuveConçu dans l’ombre aux flancs augustes de la terre,
- Le LaboureurMars préside aux travaux de la jeune saison ;
- Le MarchéSur la petite place, au lever de l’aurore,
- Le Petit PalémonLe petit Palémon, grand de huit ans à peine,
- Le Repas préparéMa fille, laisse là ton aiguille et ta laine ;
- Le repos en EgypteLa nuit est bleue et chaude, et le calme infini...
- Le Repos en ÉgypteLa nuit est bleue et chaude, et le calme infini...
- Le Sommeil de CanopeAccoudés sur la table et déjà noyés d’ombre,
- Le SphinxSeul, sur l?horizon bleu vibrant d?incandescence,
- Lentement, doucement, ...Lentement, doucement, de peur qu?elle se brise,
- Les bûchersLes générations passent sous le soleil,
- Les colombesPartout la mer unique étreint l'horizon nu,
- Les ConstellationsClydie, au crépuscule assise dans les fleurs,
- Les MontsÉpiques survivants des vieux âges que hante
- Les sirènesLes Sirènes chantaient... Là-bas, vers les îlots,
- Les Vierges au crépuscule— Naïs, je ne vois plus la couleur de tes bagues...
- L’HécatombeDans la splendeur dorée et cruelle du soir
M 9
- Matin sur le portLe soleil, par degrés, de la brume émergeant,
- MidiAu zénith aveuglant brûle un globe de flamme,
- MnasyleLe troupeau maigre épars aux roches du rivage
- Mon âme est une infanteMon Ame est une infante en robe de parade,
- Mon coeur est comme un Hérode ...Mon coeur est comme un Hérode morne et pâle,
- Mon enfance captive ...Mon enfance captive a vécu dans des pierres,
- MusiquePuisqu'il n'est point de mots qui puissent contenir,
- Musique sur l'eauOh ! Écoute la symphonie ;
- Myrtil et PalémoneMyrtil et Palémone, enfants chers aux bergers,
N 5
O 2
P 6
- Pannyre aux talons d’orDans la salle en rumeur un silence a passé...
- PanthéismeEn juillet, quand midi fait éclater les roses,
- ParesseDebout, voluptueux, dans l?ombre où tu t?endors
- PaysagesL'air est trois fois léger. Sous le ciel trois fois pur,
- PrintempsLes désespoirs sont morts, et mortes les douleurs.
- Promenade à l'étangLe calme des jardins profonds s'idéalise.
Q 1
R 3
S 12
- Silence !...Le silence descend en nous,
- SoirC?est un soir tendre comme un visage de femme.
- Soir d'empireParfois la mort passant devant l?auberge infâme
- Soir de PrintempsPremiers soirs de printemps : tendresse inavouée...
- Soir païenC?est un beau soir couleur de rose et d?ambre clair.
- Soir sur la plaineVers l?occident, là-bas, le ciel est tout en or ;
- SoirsCalmes aux quais déserts s’endorment les bateaux.
- Soirs (I)Calmes aux quais déserts s'endorment les bateaux.
- Soirs (II)Le Séraphin des soirs passe le long des fleurs...
- Soirs (III)Le ciel comme un lac d'or pâle s'évanouit,
- Son rêve fastueux ...Son rêve fastueux, seul, lui donnait des fêtes ;
- Symphonie héroïqueNous sommes les puissants-soldat, rhapsode ou mage,