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Adieu, j’entends la mort qui s’approche et m’appelle ; / Mon âme est sur le seuil de l’immortalité ; …
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Peut-être existe-t-il une âme sur la terre / Pour la mienne créée, et dont elle est la sœur : …
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Le poëte jamais n’est maître de sa lyre, / Dont les cordes souvent éclatent sous ses doigts ; …
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Sais-tu, mignonne ! la pervenche / Émaille déjà les buissons, …
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Sur nos fronts déployant ses ailes, / La nuit aux yeux rêveurs étend …
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L’aigle, malgré l’ardeur qui fait mouvoir son aile, / N’atteint pas le soleil que cherche sa prunelle, …
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Si tu sens vaciller ta foi / Devant la tempête hagarde, …
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Tout près d’ici je sais un beau prince enchanté / Qu’éveille quelquefois une fée à la brune …
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David n’avait que sa fronde / Pour lutter contre le géant ; …
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Je voudrais dans un chant mettre toute mon âme, / Le rayon du ciel bleu, le parfum des grands bois, …
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... Et sais-tu que toi-même aussi, nocturne reine, / Tu cesseras un jour de briller dans les cieux ? …
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J’aime entendre le vent qui sanglote dans l’ombre / Durant les soirs brumeux de l’automne pâli, …
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Nous sommes étrangers et passons sur la terre / Comme un esquif léger qui fuit en se jouant …
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Heure sainte du soir, que j’aime ton mystère, / Où l’on sent palpiter quelque chose d’austère, …
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Il faisait gris dans ma demeure / J’ai dit : « Dehors luit le soleil, …
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Comme un oiseau de flamme aux gigantesques ailes / Qui, venu du nadir s’en retourne au zénith, …
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Lorsque la nuit descend, nuageuse ou sereine, / Je vois soudain briller sur la hauteur lointaine …
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C’est le soir ; la bataille est enfin terminée : / Le vaincu s’est enfui, le vainqueur est lassé, …
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Dans le couchant aux tons d’opale / Où scintille l’éther doré, …
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C’est une chambre peinte à fresque / Avec de hauts murs lambrissés ; …
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J’ai vu dans la fange jaunâtre, / Au bord du trottoir ruisselant, …
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… Alors j’ouïs le bruit d’un océan qui roule / Sous le fouet terrible des vents, …
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Il a plu toute la journée ; / Les arbres rêvent tristement, …
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Les héros les plus grands, ce sont les moins connus, / Ce sont ceux qui dans l’ombre accomplissent leur tâche ; …
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Sur la console en bois de chêne / Pleine de mille bibelots, …
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Sur les larges degrés des terrasses antiques, / Près des piliers de marbre et des riches portiques …
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Mavali le puissant repose en son palais. / C’est midi, le soleil jette de chauds reflets …
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L’autre jour, par hasard, en ouvrant la gazette, / Mes regards sont tombés sur ces mots : « La Jeannette. » …
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Lune, toi qui franchis, pâle et silencieuse, / L’azur plein d’astres d’or dont la foule te suit ; …
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Quand le léger vaisseau, dans sa course rapide, / Tendant sa voile au vent, fuit sur l’onde limpide, …
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Tous les hôtes joyeux sont partis, et l’aïeule, / Errant d’un pas distrait dans le logis désert, …
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Hélas ! c’est donc ainsi que toute chose passe ! / Chaque jour qui s’enfuit n’est jamais racheté, …
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C’est bien loin, à Piora ; près du chemin sauvage / Qui d’Airolo conduit à la verte hauteur, …
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J’aime à sonder l’azur, à poursuivre un nuage / Qui vole dans les airs comme un cygne sauvage …
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Eux sont loin maintenant, et le logis demeure. / On dit qu’il est humide et par le temps miné : …
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Sitôt que ma leçon se trouvait terminée, / J’allais au bord du lac achever ma journée …
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La fourmi demanda quelque soir à la rose ; / « Pourquoi faut-il mourir ? » La belle fleur frémit : …
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Oh ! qui dira jamais la douleur impuissante / De Pégase arrêté dans son essor divin …
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Sur sa tige la fleur se penche, / L’herbe jaunit dans le sillon, …
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Je suis de ces rêveurs qui vont, l’âme joyeuse, / Errer dans la forêt sombre et mystérieuse …
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« Et des larves de murs / sous des spectres de tours. » …
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Sur la montagne étrange et sombre / Il est un sentier attrayant, …
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Le désert est muet comme un sépulcre immense ; / Pas un chant, pas un bruit ne trouble le silence ; …
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Le village s’endort en son nid de verdure, / Une vague fumée encor monte des toits, …
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J’ai pris l’étroit sentier qui contourne l’arête / Du grand mont incliné sur les flots clairs et bleus ; …
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S’il vous fallait un cœur, mignonne, / Un cœur pour vous aimer beaucoup, …
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Heureux le paysan à l’existence austère, / Qui vit dans sa chaumière et cultive ses prés, …
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J’aurai vingt ans demain ! Faut-il pleurer ou rire ? / Saluer l’avenir, regretter le passé, …
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Lorsque le soir descend, j’aime entendre les vagues / Expirer sur la grève avec des sanglots vagues, …
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Oh ! laissez-moi chanter ! La nature est si belle / Dans sa diversité toujours jeune et nouvelle …
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A quoi bon revenir encore avec envie / Au souvenir des lieux que nous avons quittés ! …
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Inspire-moi des vers dignes de toi, patrie, / Grandioses et purs comme tes pics déserts, …
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Où sont-ils disparus, les Peuples innombrables, / Autrefois échappés des gouffres du néant. …