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Ah ! Vous êtes mes soeurs, les âmes qui vivez / Dans ce doux nonchaloir des rêves mi-rêvés …
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I / Tous les escaladeurs de ciel et de nuées, …
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Hélas ! c’est bien fini les anciennes candeurs, / Candeur d’aimer, candeur de croire, …
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I. / L’eau sage s’est enclose en des cloisons de verre …
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Est-il vrai que le Vers doive vêtir l’armure / Et, quittant le manoir où son orgueil le mure, …
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I / Au loin, le béguinage avec ses clochers noirs, …
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La musique des carillons est pastorale. / Aux temps anciens, …
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Au Docteur Van Weddingen. / Dans les salons de fête et par les joyeux soirs …
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Oublier ! ce n’est pas sa faute ni la mienne ! / Car l’amour n’est vraiment qu’une bohémienne …
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Le Passé, c’est un cher enseveli qu’on pleure / Que nous aimons surtout maintenant qu’il est mort, …
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L’ai-je jamais aimée ou n’est-ce qu’un léger / Caprice qui m’a fait un moment fleurir l’âme ? …
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I / Le dimanche, attristé de cloches, remémore …
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I / Dimanche : un pâle ennui d’âme, un désœuvrement …
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Parmi le rose éclat du Soir pacifié / A la douceur duquel nul songeur ne résiste, …
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Dans l’aube adolescente aux frissons indécis / Où le soleil d’avril s’épand comme un glacis, …
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Dans l'air fraîchi, venant d'où, déclose comment ? / Vers moi, par la fenêtre ouverte, une musique …
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Dans l'angle obscur de la chambre, le piano / Songe, attendant des mains pâles de fiancée …
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Dans l'étang d'un grand coeur quand la douleur s'épanche / Comme du soir, et met un tain d'ombre et de nuit …
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Dans le silence et dans le soir de la maison / A retenti le carillon de la pendule. …
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I / Pas d’amours ! cruelle ironie ! …
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Dans quelque ville morte, au bord de l'eau, vivote / La tristesse de la vieillesse des maisons …
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Des cloches, j'en ai su qui cheminaient sans bruit, / Des cloches pauvres, qui vivaient dans des tourelles …
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Dimanche : un pâle ennui d'âme, un désoeuvrement / De doigts inoccupés tapotant sourdement …
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Morne l’après midi des dimanches, l’hiver, / Dans l’assoupissement des villes de province, …
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Douceur du soir ! Douceur de la chambre sans lampe ! / Le crépuscule est doux comme une bonne mort …
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Souvenir ! ô douceur d’un amour qui s’achève ! / Souvenir ! ô douceur d’un songe qui n’est plus ! …
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I / Silence : c’est la voix qui se traîne, un peu lasse, …
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Moi qui rêve toujours, moi qui n’ai jamais ri, / Je ne puis résister à l’amour qui m’obsède ; …
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L’Héroïsme, la foi, l’enthousiasme fier, / Tous ces riches métaux qui dormaient dans mon âme, …
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En des quartiers déserts de couvents et d'hospices, / Des quartiers d'exemplaire et stricte piété, …
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Quand de pâles amants, l’extase étant finie, / Ont la sensation d’une heureuse agonie …
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Il flotte une musique éteinte en de certaines / Chambres, une musique aux tristesses lointaines …
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À François Coppée. / I …
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L'aquarium est si bleuâtre, si lunaire ; / Fenêtre d'infini, s'ouvrant sur quel jardin ? …
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L'aquarium, toujours frissonnant, est étrange / Avec son eau qu'on ne sait quoi ride et dérange …
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L'eau des anciens canaux est débile et mentale, / Si morne, parmi les villes mortes, aux quais …
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L'hostie est comme un clair de lune dans l'église. / Or les songeurs errants et les extasiés …
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L'obscurité, dans les chambres, le soir, est une / Irréconciliable apporteuse de craintes ; …
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À Madame X. / À vous dont les cheveux de neige et de clarté …
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La lampe dans la chambre est une rose blanche / Qui s'ouvre tout à coup au jardin gris du soir ; …
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Déchirant l’ombre, et brusque, elle est là : c’est l’aurore ! / D’un mauve de prélude enflé jusqu’au lilas, …
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Inoubliable est la demeure / Qui vit fleurir nos premiers jours ! …
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Chacun voit arriver des jours de deuil profond / Où sa jeunesse blanche est à jamais finie …
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Oh ! la pluie ! oh ! la pluie ! oh ! les lentes traînées / De fils d’eau qu’on dévide aux fuseaux noirs du Temps …
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I / En vain les vitres glauques des vieilles maisons …
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I / C’est encore une année en fuite et qui s’enfonce, …
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Les chambres, qu’on croirait d’inanimés décors, / — Apparat de silence aux étoffes inertes — …
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Quand on va s’accouder au balcon de la vie / Pour contempler la fin pensive du printemps, …
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La ville est morte, morte, irréparablement ! / D'une lente anémie et d'un secret tourment, …
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Ne nous accusez pas de deuils imaginaires, / Et de vous attendrir par des pleurs simulés, …
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Ma mère, pour ses jours de deuil et de souci, / Garde dans un tiroir secret de sa commode …
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I / Être le psychologue et l’ausculteur de l’eau, …
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Le miroir est l'amour, l'âme-soeur de la chambre / Où tout d'elle : le lustre en fleur, les bahuts vieux, …
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I / Le soir descend dans les vitres et les submerge… …
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I / Tels yeux sont des pays de glace, un climat nu …
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À ma sœur Marie. / I …
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Les canaux somnolents entre les quais de pierre / Songent, entre les quais rugueux, comme en exil, …
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Les chambres, dans le soir, meurent réellement : / Les persiennes sont des paupières se fermant …
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Les cygnes blancs, dans les canaux des villes mortes, / Parmi l'eau pâle où les vieux murs sont décalqués …
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Les dimanches : tant de tristesse et tant de cloches ! / Volets fermés, outils au repos, piano …
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Si vous rencontrez trop souvent / — Parmi ces vers noirs et moroses …
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I / Quelque chose de moi dans les villes du Nord, …
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Les fronts blancs, les fronts doux, les fronts mélancoliques / Des femmes dont les yeux étoilent la pâleur …
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Les glaces sont les mélancoliques gardiennes / Des visages et des choses qui s'y sont vus ; …
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I / C’est la douceur, c’est la candeur du Temps Pascal …
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I / Dans les villes de nord et de mysticité …
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I / La lampe enfin est allumée …
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I / La main s’enorgueillit de sa nudité calme …
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I / La maladie est un clair-obscur solennel, …
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Les miroirs, par les jours abrégés des décembres, / Songent-telles des eaux captives-dans les chambres, …
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Quand le soir descendait, le soir attendrissant, / Des amants chuchoteurs allaient le long des berges ; …
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Les pièces d'eau, songeant dans les parcs taciturnes, / Dans les grands parcs muets semés de boulingrins, …
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I / Aux jours pascals, quand le ciel est d’azur, …
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I / Les réverbères un à un vont s’allumant, …
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Quand j’entends un amant trahi qui se lamente / Qui maudit le printemps pour un arbre sans nid, …
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J’entends toujours les grands Sanctus de ma jeunesse / Qu’à Pâques ou Noël on chantait à la messe. …
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Je lui disais souvent : vous êtes ma Madone / Et mon âme est un lis d’argent que je vous donne. …
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Souvent, pendant les soirs d’absence et d’abandon, / J’ai contemplé la Lune au visage si bon ; …
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Un Saint béni de Dieu, dans sa calme cellule, / S’occupait à tresser des brins de paille d’or ; …
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I. ― LES RIVIÈRES / Te rappelles-tu nos calmes rivières …
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À Madame Louise Ackermann. / L’implacable Infini dont tu souffres, poète, …
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L’âme des bons, fragile et douce étrangement, / Ne peut pas croire à des trahisons incessantes …
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I / Donc on a l’air de vivre et de mirer la vie, …
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Oh ! les anciens matins de bonheur infini, / De joie inexplicable ! Oh ! les matins tout roses …
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Mon âme, tout ce long et triste après-midi, / A souffert de la mort d'un bouquet, imminente ! …
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À Madame William Pitt-Byrne. / Sa mère l’aimait tant, ce petit rieur rose ! …
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À ses yeux purs, je veux n’offrir / Que des choses douces et blanches ; …
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Douleur de voir une par une / Les fleurs de sa jeunesse en fuite dans le vent, …
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Sur le canal, parmi des herbes otieuses, / Un nénuphar vit en exil, comme étranger, …
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On aura beau s'abstraire en de calmes maisons, / Couvrir les murs de bon silence aux pâles ganses, …
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I / Dans l’aurore s’éplore un octobre des pierres. …
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À Jules Bailly. / I …
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C’est tout mystère et tout secret et toutes portes / S’ouvrant un peu sur un commencement de soir ; …
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C’était toute douceur et nuance et sourdine / De lys purs qui seraient sensitives, et d’une …
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Où sont les jours d’hiver pleins de calme infini / Dans la salle d’étude, aux carreaux blanc de givre ; …
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Communiantes ― l’air de porter un secret ! / Vaporeuses, en falbalas de mousselines, …
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I / Blanches processions, si blanches, si gothiques, …
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Lorsque j’ai travaillé, pensif, sur mon pupitre / Tout le jour, sans voir même éclater à la vitre …
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I / Péché ! Tentation du soir ! Chairs profanées, …
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Quand le soir est tombé dans la chambre quiète / Mélancoliquement, seul le lustre émiette …
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Quand on rentre chez soi, délivré de la rue, / Aux fins d'automne où, gris cendré, le soir descend …
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L’absence ni le temps ne sont quand on aime / MUSSET …
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Puisque l’Ennui suprême a plissé tous les fronts, / Puisque rien d’héroïque et rien d’incorruptible …
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Oh ! l’insipidité des rendez-vous maussades / Qu’on se donne, en hiver, dans un faubourg lointain, …
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À F. Le Play. / Les hommes autrefois avaient des foyers stables ; …
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À Madame Mireille Garcin de Maynard. / Savoir qu’on sera lu par les yeux doux des femmes …
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Ses yeux où se blottit comme un rêve frileux, / Ses grands yeux ont séduit mon âme émerveillée ; …
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Vivre comme en exil, vivre sans voir personne / Dans l’immense abandon d’une ville qui meurt, …
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Seuls les rideaux, tandis que la chambre est obscure, / Tout brodés, restent blancs, d' un blanc mat qui figure …
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Si tristes les vieux quais bordés d'acacias ! / Pourtant, toi qui passais, tu les apprécias …
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Songeur, dans de beaux rêves t'absorbant, / La pendule, à l'heure où seul tu médites, …
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Tel soir fané, telle heure éphémère suscite / Aux miroirs de mon âme un souvenir de site ; …
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Toute une vie en nous, non visible, circule / Et s'enchevêtre en longs remous intermittents ; …
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I / Qui de nous, jeune encore et naïf, n’a connu …
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Quel orgueil d’être seul à sa fenêtre, tard, / Près de la lampe amie, à travailler sans trêve, …
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I / Nous sommes dans l’amour comme sur un navire …
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Il est une heure exquise à l’approche des soirs, / Quand le ciel est empli de processions roses …
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Douleur de se reprendre aux choses d’autrefois / Et de chercher son nom sur les lèvres quittées …
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La nuit vient, le couchant s’éteint comme un grand âtre, / Le feuillage qui mue est moins vert que bleuâtre ; …
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Ô neige, toi la douce endormeuse des bruits / Si douce, toi la soeur pensive du silence, …
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Ô ville, toi ma soeur à qui je suis pareil, / Ville déchue, en proie aux cloches, tous les deux …