Georges Rodenbach
1855–1898
Georges Rodenbach (1855–1898) was a Belgian poet and novelist who wrote in French, a Symbolist born in Tournai and raised in Ghent. He moved to Paris in 1887 and became known in literary circles there.
His novel Bruges-la-Morte (1892), one of the first novels illustrated with photographs, made the silent canals of Bruges a symbol of mourning and memory. His poetry, in collections such as Le Règne du silence (1891) and Le Miroir du ciel natal, is quiet and melancholy, full of still waters, grey skies and closed rooms.
Best-known poems
-
La Maison paternelle
Inoubliable est la demeure
Qui vit fleurir nos premiers jours !
Maison des mères ! C’est toujours … -
Choses fatales
L’ai-je jamais aimée ou n’est-ce qu’un léger
Caprice qui m’a fait un moment fleurir l’âme ?
Ainsi dans les jardins, sous le soleil en flamme, … -
La Passante
O toi qui t’en allais dans le soir taciturne
O toi qui t’en allais,
O toi qui remuais … -
Les Cloches
Je songe à d’anciens soirs lorsque le vent du nord
Sonnait du haut des tours tel qu’un veilleur qui corne,
Et couvrait de brouillard le soleil jaune et morne …
All poems (158)
A 8
- Ah ! Vous êtes mes soeurs, les âmes qui vivezDans ce doux nonchaloir des rêves mi-rêvés
- Amours inquiètesI
- AnalyseHélas ! c’est bien fini les anciennes candeurs,
- Aquarium mentalI.
- Art purEst-il vrai que le Vers doive vêtir l’armure
- Au fil de l’âmeI
- Aux mères qui battent leurs enfantsMères, ne battez pas vos enfants ; laissez-les
- Aux vêpresPar les après-midi d’hiver mélancoliques
B 2
C 9
- CarillonLa musique des carillons est pastorale.
- Cellules et salonsAu Docteur Van Weddingen.
- Chanteuse d’oubliOublier ! ce n’est pas sa faute ni la mienne !
- Charmes du passéLe Passé, c’est un cher enseveli qu’on pleure
- Choses fatalesL’ai-je jamais aimée ou n’est-ce qu’un léger
- ClochesI
- Cloches du dimancheI
- Collège ancienParmi le rose éclat du Soir pacifié
- CommuniantesDans l’aube adolescente aux frissons indécis
D 16
- Dans l'air fraîchi, venant d'où...Dans l'air fraîchi, venant d'où, déclose comment ?
- Dans l'angle obscur de la chambre, le pianoSonge, attendant des mains pâles de fiancée
- Dans l'étang d'un grand coeur...Dans l'étang d'un grand coeur quand la douleur s'épanche
- Dans le silence et dans le soir de la maisonA retenti le carillon de la pendule.
- Dans les banlieuesI
- Dans quelque ville morte, au bord de l'eauDans quelque ville morte, au bord de l'eau, vivote
- DéfaillanceMoi qui rêve toujours, moi qui n’ai jamais ri,
- DégoûtL’Héroïsme, la foi, l’enthousiasme fier,
- DépartI
- Des cloches, j'en ai su qui cheminaient sans bruitDes cloches pauvres, qui vivaient dans des tourelles
- Dimanche : un pâle ennui d'âme, un désoeuvrementDe doigts inoccupés tapotant sourdement
- DimanchesMorne l’après midi des dimanches, l’hiver,
- Douceur du soir !...Douceur du soir ! Douceur de la chambre sans lampe !
- Douceur du souvenirSouvenir ! ô douceur d’un amour qui s’achève !
- « Douleur de se reprendre »Douleur de se reprendre aux choses d’autrefois
- Du silenceI
E 7
- En des quartiers déserts de couvents et d'hospicesDes quartiers d'exemplaire et stricte piété,
- En provinceEn province, dans la langueur matutinale
- Ennui de vivreQuand de pâles amants, l’extase étant finie,
- ÉpilogueSeigneur ! en un jour grave, il m’en souvient, Seigneur !
- ÉpilogueC’est l’automne, la pluie et la mort de l’année !
- ÉpilogueIci toute une vie invisible est enclose
- ÉpithalameÀ Edmond L.
F 1
I 2
L 67
- L'aquarium est si bleuâtre, si lunaireFenêtre d'infini, s'ouvrant sur quel jardin ?
- L'aquarium, toujours frissonnant, est étrangeAvec son eau qu'on ne sait quoi ride et dérange
- L'eau des anciens canaux est débile et mentaleSi morne, parmi les villes mortes, aux quais
- L'hostie est comme un clair de lune dans l'égliseOr les songeurs errants et les extasiés
- L'obscurité, dans les chambres, le soir...L'obscurité, dans les chambres, le soir, est une
- La Jeunesse blanche - PrologueÀ Madame X.
- La lampe dans la chambre ...La lampe dans la chambre est une rose blanche
- La Loïe FullerDéchirant l’ombre, et brusque, elle est là : c’est l’aurore !
- La Maison paternelleInoubliable est la demeure
- La Mort de la jeunesseChacun voit arriver des jours de deuil profond
- La Naissance du PoèteL’enfant-poète, au seuil de ses jours, entendit
- « La Nuit vient »La nuit vient, le couchant s’éteint comme un grand âtre,
- La PassanteO toi qui t’en allais dans le soir taciturne
- La PassionJe dis comme le Christ au jardin des Olives ;
- La PluieOh ! la pluie ! oh ! la pluie ! oh ! les lentes traînées
- La PrièreJ’évoque aussi parfois la grande chambre ancienne
- La SoifÀ Émile Verhaeren.
- La Tentation des nuagesI
- La Veillée du dernier jour de l’anI
- La Vie des chambresLes chambres, qu’on croirait d’inanimés décors,
- La Ville du PasséQuand on va s’accouder au balcon de la vie
- La ville est morte, morte, irréparablementD'une lente anémie et d'un secret tourment,
- Lacrymæ rerumNe nous accusez pas de deuils imaginaires,
- Le BerceauMa mère, elle a voulu garder, la sainte femme,
- Le CoffretMa mère, pour ses jours de deuil et de souci,
- Le Cœur de l’eauI
- Le miroir est l'amour, l'âme-soeur de la chambreOù tout d'elle : le lustre en fleur, les bahuts vieux,
- Le Soir dans les vitresI
- Le Voyage dans les yeuxI
- LégendeUn Saint béni de Dieu, dans sa calme cellule,
- Les AbsentesÀ ma sœur Marie.
- Les canaux somnolents entre les quais de pierreSongent, entre les quais rugueux, comme en exil,
- Les chambres, dans le soirLes chambres, dans le soir, meurent réellement :
- Les ClochesJe songe à d’anciens soirs lorsque le vent du nord
- Les ClochesI
- Les CygnesI
- Les cygnes blancs...Les cygnes blancs, dans les canaux des villes mortes,
- Les dimanches : tant de tristesse et tant de clochesVolets fermés, outils au repos, piano
- Les EnfantsSi vous rencontrez trop souvent
- Les Femmes en manteI
- Les Femmes tristesLes fronts blancs, les fronts doux, les fronts mélancoliques
- Les glaces sont les mélancoliques gardiennesDes visages et des choses qui s'y sont vus ;
- Les HostiesI
- Les JardinsLes jardins de l’enfance aux roses oubliées
- Les Jets d’eauI
- Les LampesI
- Les Lignes de la mainI
- Les LionsÀ Albert Delpit.
- Les Malades aux fenêtresI
- Les miroirs, par les jours abrégés des décembresSongent-telles des eaux captives-dans les chambres,
- Les OrguesQuand le soir descendait, le soir attendrissant,
- Les pièces d'eau, songeant dans les parcs taciturnesDans les grands parcs muets semés de boulingrins,
- Les Premières CommuniantesI
- Les RéverbèresI
- Les SolitairesQuand j’entends un amant trahi qui se lamente
- LitaniesJ’entends toujours les grands Sanctus de ma jeunesse
- Litanies d’amourJe lui disais souvent : vous êtes ma Madone
- Lune consolanteSouvent, pendant les soirs d’absence et d’abandon,
- L’AbsenceL’absence a fait son œuvre et quand l’ai revue
- L’Âme des bonsL’âme des bons, fragile et douce étrangement,
- L’Âme sous-marineI
- L’AntiquaireI
- L’Eau qui parleI. ― LES RIVIÈRES
- L’HorlogeAu centre d’un pignon de la cour taciturne,
- L’IdéalLes écoliers joueurs dans le calme des classes
- L’InfiniÀ Madame Louise Ackermann.
- L’OubliJ’avais vu ― l’an dernier ― au fond d’un cimetière
M 4
N 4
O 3
P 12
- Paysages de villeI
- PéchéI
- Petit-PierreÀ Jules Bailly.
- Pour la gloire de MallarméC’est tout mystère et tout secret et toutes portes
- Pour le tombeau de VerlaineC’était toute douceur et nuance et sourdine
- Premier amourPremier amour ! Parfum de la nouvelle rose !
- Premières CommuniantesCommuniantes ― l’air de porter un secret !
- Premiers beaux versOù sont les jours d’hiver pleins de calme infini
- PrièreLe soir tombe : prions pour les pauvres malades.
- ProcessionsI
- PromenadeCombien mélancolique était la promenade
- Promenade automnaleLorsque j’ai travaillé, pensif, sur mon pupitre
Q 2
R 7
- RécompenseÀ Madame Mireille Garcin de Maynard.
- Refrain tristeL’absence ni le temps ne sont quand on aime
- Refuge dans l’artPuisque l’Ennui suprême a plissé tous les fronts,
- RencontreMignonne au front pudique et tendre,
- Rendez-vous tristesOh ! l’insipidité des rendez-vous maussades
- RenoncementLoin des villes, des quais, des marchands et des grèves,
- Roses d’antanÀ F. Le Play.
S 7
- Ses yeuxSes yeux où se blottit comme un rêve frileux,
- SeulVivre comme en exil, vivre sans voir personne
- Seuls les rideaux, tandis que la chambre est obscureTout brodés, restent blancs, d' un blanc mat qui figure
- Si tristes les vieux quais bordés d'acaciasPourtant, toi qui passais, tu les apprécias
- SoirÔ calme de l’ombre indistincte !
- SolitudeFaut-il fixer toujours des yeux mélancoliques,
- Songeur, dans de beaux rêves t'absorbantLa pendule, à l'heure où seul tu médites,