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Par le petit garçon qui meurt près de sa mère / Tandis que des enfants s’amusent au parterre ; …
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Ainsi que Crusoë dans son île déserte, / Le poète guette, à l’amère solitude, …
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Par l’arc-en-ciel sur l’averse des roses blanches / Par le jeune frisson qui court de branche en branche …
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Au beau soleil qui sonnait, de pauvres femmes, / au seuil d’une maison pauvre comme mon âme, …
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Caügt avait deux jolis coqs dans son panier. / Il a quatre-vingts ans. Il vit près des sentiers …
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Ce fils de paysan qui était bachelier, / Nous avons suivi son convoi le long des lierres. …
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Ce sont les travaux de l'homme qui sont grands : / celui qui met le lait dans les vases de bois, …
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Cette personne a dit des méchancetés : / . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . …
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Comme un chant de cloche pour les vêpres douces / s’arrête doucement sur la colline en mousse …
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Comme un insecte, la faucheuse mécanique / parcourt le foin. Son cliquetis irrégulier …
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Confucius rendait les honneurs qui leur conviennent / aux morts, dans l’Empire bleu du Milieu. …
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8 juillet 1894 / Dimanche, Sainte Virginie …
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… C’est un coq dont le cri taille à coups de ciseaux / l’azur net qui s’aiguise au tranchant du coteau. …
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C’était affreux ce pauvre petit veau qu’on traînait / tout à l’heure à l’abattoir et qui résistait, …
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C’était à la fin d’une journée bleue, tiède et claire. / Un piano chantait dans ces quartiers blancs et neufs …
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Dans la grange, sur le sol dur, bossué, battu, / le char dormait avec des rameaux de chêne cassés …
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Dans la pâleur embaumée de ce soleil fou, / la chapelle des champs, vêtue d’un petit bois, …
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Dans le chemin toujours trempé, tant y est épais / le feuillage visqueux de l’aulne amertume, …
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Dans le Verger où sont les arbres de lumière, / La pulpe des fruits lourds pleure ses larmes d’or, …
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Demain fera un an qu’à Audaux je cueillais / les fleurs dont j’ai parlé, de la prairie mouillée. …
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Deux ancolies se balançaient sur la colline. / Et l’ancolie disait à sa sœur l’ancolie : …
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Dimanche / des Rameaux... …
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Dont les fils vers les aventures s’en allèrent, / avait dit la bonne dame vieille, derrière …
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Du courage ? Mon âme éclate de douleur. / Cette vie me déchire. Je ne puis plus pleurer. …
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Elle avait emporté des brassées de lilas. / Et, comme elle partait couverte de printemps, …
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Elle est gravement gaie. Par moments son regard / se levait comme pour surprendre ma pensée. …
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Elle va à la pension du Sacré-Cœur. / C’est une belle fille qui est blanche. …
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Elle était descendue au bas de la prairie, / et, comme la prairie était toute fleurie …
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En songeant à ta maison à carreaux verts / dont le loquet de la porte est tiède en été, …
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Faisait-il beau quand elle est morte, votre amie ? / Oh !… Je voudrais savoir si c’était le matin… …
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Il est près de Salles, à droite, une source claire. / Des fougères noires, de la mousse et du lierre …
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Va, tu sais à présent que Gallus est un sage. / José-Maria de Heredia. …
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Il va neiger dans quelques jours. Je me souviens / de l’an dernier. Je me souviens de mes tristesses …
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Il vint à l’étude avec une petite veste. / Il était notaire dans une campagne lointaine... …
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Il y a par là un vieux château triste et gris / comme mon cœur, où quand il tombe de la pluie …
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Il y a un petit cordonnier naïf et bossu / qui travaille devant de douces vitres vertes. …
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Il y avait des carafes d’eau claire / dans le petit jardin noir du ministre protestant, …
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J’ai été visiter la vieille maison triste / du village où vécurent les anciens parents : …
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Je crève de pitié, d’aimer et de sourire : / mais, sourire, ne m’est pas toujours possible, …
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Je garde une médaille d’elle où sont gravés / une date et les mots : prier, croire, espérer. …
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Je la désire dans cette ombreuse lumière / qui tombe avec midi sur la dormante treille, …
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Je le trouvai assis près des étoffes bleues et crues / dont il faisait le commerce pour le Sénégal. …
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Je mettrai des jacinthes blanches / à ma fenêtre, dans l’eau claire …
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Je m'embête ; cueillez-moi des jeunes filles / et des iris bleus à l'ombre des charmilles …
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Je ne désire point ces ardeurs qui passionnent. / Non : elle me sera douce comme l’Automne. …
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Je parle de Dieu — mais pourtant / est-ce que j’y crois ? — À cinq ans …
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Je pense à Jean-Jacques Rousseau, aux matinées / de cerises mouillées, avec des jeunes filles. …
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Je pense à vous. Mes yeux vont du buisson de roses / aux touffes du chaud seringa. …
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Je regardais le ciel et je ne voyais / que le ciel gris, …
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Je sais que tu es pauvre : / tes robes sont modestes. …
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Je songe à ce jour-là où vous me confierez / votre pudeur pareille au muguet-des-forêts.
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I / Je suis dans un pré où coule l’eau froide dans l’herbe, …
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Je suis une brebis qui court dans les œillets. / Elle tremble, et sa voix semble toute mouillée …
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I / Je t’aime et ne sais ce que je te voudrais. …
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J’ai fumé ma pipe en terre et j’ai vu les bœufs, / avec la barre au front et le museau morveux, …
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« J’ai quelqu’un dans le cœur », deviez-vous dire un jour / à ceux qui vous proposeraient un autre amour. …
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J’ai une pipe en bois, noire et ronde comme le sein / d’une petite négresse dont j’ai vu le dessin …
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J’aime dans le temps Clara d’Ellébeuse, / l’écolière des anciens pensionnats, …
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J’aime l’âne si doux / marchant le long des houx. …
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J’allai à Lourdes par le chemin de fer, / le long du gave qui est bleu comme l’air. …
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J’allais dans le verger où les framboises au soleil / chantent sous l’azur à cause des mouches à miel. …
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J’écris dans un vieux kiosque si touffu / qu’il en est humide et, comme un Chinois, …
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J’étais gai et l’église était calme au soleil, / près des jardins où sous la vigne il y a des roses, …
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La ferme était luisante et noire et des tamis / pendaient aux murs. …
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Les genêts luisent dans la lande désolée ; / Sur l’ocre des coteaux la bruyère est de sang : …
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I / La gomme coule en larmes d’or des cerisiers. …
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La jeune fille est blanche, / elle a des veines vertes …
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La jeune fille un peu souffrante me sourit / et me dit : vous croyez ? …
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La lune dans la nuit fait songer à la Terre / Le Silence, fermant les yeux, entre en prière.
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La maison serait pleine de roses et de guêpes. / On y entendrait, l’après-midi, sonner les vêpres ; …
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Nous sommes les anges que l’on ne peut pas voir / parce que notre corps est en air et dans l’air. …
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La paix est dans le bois silencieux et sur / les feuilles en sabre qui coupent l’eau qui coule, …
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Une petite hutte avec un chien devant..... / Ô ma chère ! Ce soir, cette rose est mouillée. …
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La poussière des tamis chante au soleil et vole. / Mets ton épaule et tes cheveux sur mon épaule …
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La poussière froide tourne et fait voler des papiers, / et le vent gratte la terre ainsi qu’un balai qui racle, …
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Mon rêve est simple : il est trop simple, ô mon enfant, / Peut-être, pour que toi qui m’aimes, le comprennes, …
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Il y a une armoire à peine luisante / qui a entendu les voix de mes grand-tantes …
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La vallée d’Alméria. La vallée d’Alméria / doit être une vallée en tubéreuse aux eaux d’argent …
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Laisse les nuages blancs passer au soleil. / Il n’y a ici que toi, la terre et le ciel. …
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Le chat est auprès du feu ; le pot bout. / Cette cuisine est très noire …
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Le pauvre chien a peur, il marche dans la neige et / s’arrête. Les enfants lui crient : allez couchéééé ! …
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Le pauvre pion doux si sale m’a dit : j’ai / bien mal aux yeux et le bras droit paralysé. …
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Le paysan, le soir, vient de la foire et toutes / ses brebis marchent avec lui le long des routes. …
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Le soleil faisait luire l’eau du puits dans le verre. / Les pierres de la ferme étaient cassées et vieilles, …
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Le vent triste souffle dans le parc, / comme dans un livre que je lus enfant, …
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À André Gide. / Le vieux village était rempli de roses …
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Le village à midi. La mouche d’or bourdonne / entre les cornes des bœufs. …
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Le banc serait de lierre et de pierre effritée. / Auprès du vieux parterre où de tristes ricins …
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Les dimanches, les bois sont aux vêpres. / Dansera-t-on sous les hêtres ? …
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Les grues sont passées dans le ciel gris et leurs longues / lignes filaient en grinçant, cris de neige et d’ombre ; …
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Les lilas qui avaient fleuri l’année dernière / vont fleurir de nouveau dans les tristes parterres. …
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Quand le vieux Madécasse aux doigts noueux mourra, / Les gens de l’Île, ceux de la Grève et des Mornes, …
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Les petites colombes de l’escamoteur, / la petite colombe et sa petite sœur, …
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Les pâturages, au bord des eaux, sont épais. / La pluie lourde a couché les blés trempés, …
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Les villages brillent au soleil dans les plaines, / pleins de clochers, de rivières, d’auberges noires, …
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Lorsque je serai mort, toi qui as des yeux bleus / couleur de ces petits coléoptères bleu de feu …
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L’après-midi d’un dimanche je voudrais bien, / quand il fait chaud et qu’il y a de gros raisins, …
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L’eau coule dans la boue et dans le bois, après / la pluie. C’est maintenant que sont trempés les prés. …
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Sur le sentier du plus âpre des bois, / Tel qu’un flâneur distrait qui ne me voit, …
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L’âne était petit et plein de pluie et tirait / la charrette qui avait passé la forêt. …
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L’évier sent fort, la muraille est blanche, / les cruches sont fraîches, …
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Ne me console pas. Cela est inutile. / Si mes rêves qui étaient ma seule fortune …
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Nous nous aimerons tant que nous tairons nos mots, / en nous tendant la main, quand nous nous reverrons. …
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Oh ! ce parfum d’enfance dans la prairie trempée / d’eau et d’azur, parfum de pieuse jonchée …
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On dit qu’à Noël, dans les étables, à minuit, / l’âne et le bœuf, dans l’ombre pieuse, causent. …
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À Raymond Bonheur. / On m’éreinte dans le Musée des familles, …
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Par ce que j’ai souffert, ma mésange bénie, / je sais ce qu’a souffert l’autre : car j’étais deux… …
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Dans le petit jardin d’amour de votre vie, / avec vos lauriers doux faites une tonnelle …
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Pourquoi les bœufs traînent-ils les vieux chars pesants ? / Cela fait pitié de voir leur gros front bombé, …
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Quand dans le brouillard qui faisait luire la boue / où nageaient les lumières des grands magasins, …
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Quand verrai-je les îles où furent des parents ? / Le soir, devant la porte et devant l'océan …
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Que je t’aime, ô amie, toi qui as dans le sang / le sang de tes parentes qui vinrent d’Orient. …
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Par la nuit qui s’en va et nous fait voir encore / L’églantine qui rit sur le cœur de l’aurore ; …
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Si tout ceci n’est qu’un pauvre rêve, et s’il faut / que j’ajoute, dans ma vie, une fois encore, …
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Si tu pouvais savoir toute la tristesse / qui est au fond de mon cœur, tu la comparerais …
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Son souvenir emplit l’air si clair que j’ai cru / que l’ombre d’un oiseau me tombait sur la tête. …
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Ta figure douce souffrait. / Tes larmes que j’ai avalées, …
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Tape le linge dans l’eau claire. / Tes bras qui ont des fossettes …
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Tranquille et nu se pose au-dessus du blasphème / le pied d’une petite enfant Nazaréenne.
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Tu rirais d’un pauvre diable qui t’aimerait / et cependant tu pourrais devenir la chienne …
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Tu serais nue sur la bruyère humide et rose, / comme ces femmes qu’on apprend en classe, près …
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Tu seras nue dans le salon aux vieilles choses, / fine comme un fuseau de roseau de lumière, …
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Tu t’ennuies ? — / — Elle dure …
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Tu viendras lorsque les bruyères au soleil / près des routes qui se fendent ont des abeilles. …
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Tu écrivais que tu chassais des ramiers / dans les bois de la Goyave, …
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« Le rieur alors, d’un ton sage, / Dit qu’il craignait qu’un sien ami, …
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Un nuage est une barre noire / au-dessus des pins en nuit, …
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Un poète disait que, lorsqu’il était jeune, / il fleurissait des vers comme un rosier des roses. …
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Une feuille morte tombe, puis une autre, des platanes / dont la cime au soleil semble de corne pâle, …
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Une goutte de pluie frappe une feuille sèche, / lentement, longuement, et c’est toujours la même …
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Venez sous la tonnelle assombrie de lilas / afin que je suspende, ainsi qu’une médaille, …
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Vieille marine. Enseigne noir galonné d’or / qui allais observer le passage de Vénus …
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Voici le grand azur qui inonde la petite ville. / Les paysans sont arrivés pour le marché. …
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Voici les mois d'automne et les cailles graisseuses / s'en vont, et le râle aux prairies pluvieuses …
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Vous m’avez regardé avec toute votre âme. / Vous m’avez regardé longtemps comme un ciel bleu. …
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Cette nouvelle m’arrive à la Fête-Dieu. / Jeanne, c’est l’époque où les blés sont bleus, …
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O mon cœur ! ce sera dans l’Août bleu et torride. / Lasse, vous poserez sur le coffret de buis …