Francis Jammes
1868–1938
Francis Jammes (1868–1938) was a French poet and novelist from Tournay in the Pyrenees, who lived most of his life in the Béarn and the Basque country. He broke with Symbolist sophistication to write simply and tenderly about country life, animals and everyday things.
His collections include De l’angélus de l’aube à l’angélus du soir (1898) and Le Deuil des primevères (1901), with the well-known “Prière pour aller au paradis avec les ânes”. After returning to Catholicism in 1905 he wrote increasingly religious verse, such as Les Géorgiques chrétiennes.
Best-known poems
-
La Prière
Mon rêve est simple : il est trop simple, ô mon enfant,
Peut-être, pour que toi qui m’aimes, le comprennes,
— Car les rêves qu’on fait au couvent sont de reines … -
Il va neiger
Il va neiger dans quelques jours. Je me souviens
de l’an dernier. Je me souviens de mes tristesses
au coin du feu. Si l’on m’avait demandé : qu’est-ce ? … -
Le village à midi
Le village à midi. La mouche d’or bourdonne
entre les cornes des bœufs.
Nous irons, si tu le veux, … -
Avec ton parapluie
Avec ton parapluie bleu et tes brebis sales,
avec tes vêtements qui sentent le fromage,
tu t’en vas vers le ciel du coteau, appuyé … -
Les petites colombes
Les petites colombes de l’escamoteur,
la petite colombe et sa petite sœur,
devaient souffrir, tous les jours, … -
Si tout ceci n’est qu’un pauvre rêve…
Si tout ceci n’est qu’un pauvre rêve, et s’il faut
que j’ajoute, dans ma vie, une fois encore,
la désillusion aux désillusions ; …
All poems (156)
A 11
- À Jeanne FortCette nouvelle m’arrive à la Fête-Dieu.
- Agonie. Flagellation. Couronnement d’épines. Portement de Croix. CrucifiementPar le petit garçon qui meurt près de sa mère
- Ainsi que Crusoë dans son île déserte…Le poète guette, à l’amère solitude,
- Annonciation. Visitation. Nativité. Purification. Invention de Notre Seigneur au TemplePar l’arc-en-ciel sur l’averse des roses blanches
- Au beau soleilAu beau soleil qui sonnait, de pauvres femmes,
- Au bord de l’eau verteAu bord de l’eau verte, les sauterelles
- Au moulin du bois froidAu moulin du bois froid où coule de l’eau claire,
- Au pied de mon lit...Au pied de mon lit, une Vierge négresse
- Avant que nous rentrionsAvant que nous rentrions, nous nous promenâmes.
- Avec les pistoletsAvec les pistolets aux fontes,
- Avec ton parapluieAvec ton parapluie bleu et tes brebis sales,
B 1
C 11
- CaügtCaügt avait deux jolis coqs dans son panier.
- Ce fils de paysanCe fils de paysan qui était bachelier,
- Ce sont les travauxCe sont les travaux de l'homme qui sont grands :
- Cette personneCette personne a dit des méchancetés :
- Comme un chantComme un chant de cloche pour les vêpres douces
- Comme un insecte...Comme un insecte, la faucheuse mécanique
- Confucius rendait les honneursConfucius rendait les honneurs qui leur conviennent
- C’est aujourd’hui8 juillet 1894
- C’est un coq…… C’est un coq dont le cri taille à coups de ciseaux
- C’était à la finC’était à la fin d’une journée bleue, tiède et claire.
- C’était affreuxC’était affreux ce pauvre petit veau qu’on traînait
D 9
- Dans la grangeDans la grange, sur le sol dur, bossué, battu,
- Dans la pâleur embaumée de ce soleil fou...la chapelle des champs, vêtue d’un petit bois,
- Dans le chemin...Dans le chemin toujours trempé, tant y est épais
- Dans le vergerDans le Verger où sont les arbres de lumière,
- Demain fera un an...Demain fera un an qu’à Audaux je cueillais
- Deux ancolies se balançaient...Deux ancolies se balançaient sur la colline.
- Dimanche des RameauxDimanche
- Dont les fils vers les aventures s'en allèrentavait dit la bonne dame vieille, derrière
- Du courage ?Du courage ? Mon âme éclate de douleur.
E 5
- Elle avait emporté...Elle avait emporté des brassées de lilas.
- Elle est gravement gaie...Elle est gravement gaie. Par moments son regard
- Elle était descendue...Elle était descendue au bas de la prairie,
- Elle va à la pensionElle va à la pension du Sacré-Cœur.
- En songeantEn songeant à ta maison à carreaux verts
F 1
I 7
- Il est près de SallesIl est près de Salles, à droite, une source claire.
- Il s’occupeVa, tu sais à présent que Gallus est un sage.
- Il va neigerIl va neiger dans quelques jours. Je me souviens
- Il vint à l’étudeIl vint à l’étude avec une petite veste.
- Il y a par làIl y a par là un vieux château triste et gris
- Il y a un petit cordonnierIl y a un petit cordonnier naïf et bossu
- Il y avait des carafesIl y avait des carafes d’eau claire
J 27
- J'ai été visiterJ’ai été visiter la vieille maison triste
- Je crève de pitiéJe crève de pitié, d’aimer et de sourire :
- Je garde une médaille...Je garde une médaille d’elle où sont gravés
- Je la désire...Je la désire dans cette ombreuse lumière
- Je le trouvaiJe le trouvai assis près des étoffes bleues et crues
- Je mettraiJe mettrai des jacinthes blanches
- Je m’embêteJe m'embête ; cueillez-moi des jeunes filles
- Je ne désire point...Je ne désire point ces ardeurs qui passionnent.
- Je parle de DieuJe parle de Dieu — mais pourtant
- Je pense à Jean-JacquesJe pense à Jean-Jacques Rousseau, aux matinées
- Je pense à vous...Je pense à vous. Mes yeux vont du buisson de roses
- Je regardais le cielJe regardais le ciel et je ne voyais
- Je sais que tu es pauvretes robes sont modestes.
- Je songe à ce jour-là...Je songe à ce jour-là où vous me confierez
- Je suis dans un préI
- Je suis une brebis qui court dans les œillets…Elle tremble, et sa voix semble toute mouillée
- Je t’aimeI
- J’ai été visiterJ’ai été visiter la vieille maison triste
- J’ai fumé ma pipe en terreJ’ai fumé ma pipe en terre et j’ai vu les bœufs,
- J’ai quelqu’un dans le cœur…« J’ai quelqu’un dans le cœur », deviez-vous dire un jour
- J’ai une pipeJ’ai une pipe en bois, noire et ronde comme le sein
- J’aime dans le tempsJ’aime dans le temps Clara d’Ellébeuse,
- J’aime l’âneJ’aime l’âne si doux
- J’allai à LourdesJ’allai à Lourdes par le chemin de fer,
- J’allais dans le vergerJ’allais dans le verger où les framboises au soleil
- J’écris dans un vieux kiosqueJ’écris dans un vieux kiosque si touffu
- J’étais gaiJ’étais gai et l’église était calme au soleil,
L 43
- La ferme était luisanteLa ferme était luisante et noire et des tamis
- La FièvreLes genêts luisent dans la lande désolée ;
- La Gomme couleI
- La jeune filleLa jeune fille est blanche,
- La jeune fille un peu souffranteLa jeune fille un peu souffrante me sourit
- La lune dans la nuit fait songer à la Terre...Le Silence, fermant les yeux, entre en prière.
- La maison serait pleine de rosesLa maison serait pleine de roses et de guêpes.
- La Naissance du PoèteNous sommes les anges que l’on ne peut pas voir
- La paix est dans le boisLa paix est dans le bois silencieux et sur
- La Petite qui est morteUne petite hutte avec un chien devant.....
- La poussière des tamisLa poussière des tamis chante au soleil et vole.
- La poussière froideLa poussière froide tourne et fait voler des papiers,
- La PrièreMon rêve est simple : il est trop simple, ô mon enfant,
- La salle à mangerIl y a une armoire à peine luisante
- La valléeLa vallée d’Alméria. La vallée d’Alméria
- Laisse les nuagesLaisse les nuages blancs passer au soleil.
- Le Bon ChienToi, lasse en ton printemps de n’avoir pas aimé,
- Le calendrier utileAu mois de Mars (le Bélier ♈ ) on sème
- Le chat est auprès du feuLe chat est auprès du feu ; le pot bout.
- Le pauvre chienLe pauvre chien a peur, il marche dans la neige et
- Le pauvre pionLe pauvre pion doux si sale m’a dit : j’ai
- Le paysanLe paysan, le soir, vient de la foire et toutes
- Le soleil faisait luireLe soleil faisait luire l’eau du puits dans le verre.
- Le vent tristeLe vent triste souffle dans le parc,
- Le vieux villageÀ André Gide.
- Le village à midiLe village à midi. La mouche d’or bourdonne
- Les badaudsLes badauds faisaient des expériences
- Les BouquinsTu me vois quelquefois triste, énervé, grincheux,
- Les CerisesLe banc serait de lierre et de pierre effritée.
- Les dimanchesLes dimanches, les bois sont aux vêpres.
- Les gruesLes grues sont passées dans le ciel gris et leurs longues
- Les lilas qui avaient fleuri...Les lilas qui avaient fleuri l’année dernière
- Les NègresQuand le vieux Madécasse aux doigts noueux mourra,
- Les pâturagesLes pâturages, au bord des eaux, sont épais.
- Les petites colombesLes petites colombes de l’escamoteur,
- Les villagesLes villages brillent au soleil dans les plaines,
- Lorsque je serai mortLorsque je serai mort, toi qui as des yeux bleus
- L’adolescente fait murmurer sa fenêtre…30
- L’âne était petitL’âne était petit et plein de pluie et tirait
- L’après-midiL’après-midi d’un dimanche je voudrais bien,
- L’eau couleL’eau coule dans la boue et dans le bois, après
- L’ErmiteSur le sentier du plus âpre des bois,
- L’évier sent fortL’évier sent fort, la muraille est blanche,
M 1
N 2
O 4
P 3
Q 3
R 1
S 5
- SeptembreLe mois de Septembre, expliquent les savants
- Si tout ceci n’est qu’un pauvre rêve…Si tout ceci n’est qu’un pauvre rêve, et s’il faut
- Si tu pouvaisSi tu pouvais savoir toute la tristesse
- SilenceSilence. Puis une hirondelle sur un contrevent
- Son souvenir emplit l’air…Son souvenir emplit l’air si clair que j’ai cru
T 10
- Ta figure douceTa figure douce souffrait.
- Tape le lingeTape le linge dans l’eau claire.
- Tranquille et nu se pose au-dessus du blasphème...le pied d’une petite enfant Nazaréenne.
- Tristesse...Tristesse ! Que ce cœur qui veut tout, ne veut rien…
- Tu écrivaisTu écrivais que tu chassais des ramiers
- Tu riraisTu rirais d’un pauvre diable qui t’aimerait
- Tu serais nue sur la bruyèreTu serais nue sur la bruyère humide et rose,
- Tu seras nueTu seras nue dans le salon aux vieilles choses,
- Tu t’ennuies ?— Elle dure
- Tu viendrasTu viendras lorsque les bruyères au soleil
U 6
- Un gentilhomme« Le rieur alors, d’un ton sage,
- Un jeune hommeUn jeune homme qui a beaucoup souffert
- Un nuage est une barreUn nuage est une barre noire
- Un poète disait...Un poète disait que, lorsqu’il était jeune,
- Une feuille morte tombeUne feuille morte tombe, puis une autre, des platanes
- Une goutte de pluie...Une goutte de pluie frappe une feuille sèche,
V 6
- Venez sous la tonnelle...Venez sous la tonnelle assombrie de lilas
- Vieille maisonNeige endolorissante et morne, tu déroules
- Vieille marineVieille marine. Enseigne noir galonné d’or
- Voici le grand azurVoici le grand azur qui inonde la petite ville.
- Voici les mois d’automneVoici les mois d'automne et les cailles graisseuses
- Vous m’avez regardé…Vous m’avez regardé avec toute votre âme.