Sébastien-Charles Leconte
1865–1934
Poems (56)
A 5
- À ceux qui viendrontOh ! pourquoi suis-je né dans la première aurore
- Agir ?Certes, le rêve est grand de celui qui s’isole
- Au Dieu inconnuNous qui ne verrons pas les vainqueurs revenir,
- Au Dieu qui s’éloigneToi dont nous poursuivons, au profond de toi-même,
- Aux sages à venirMais quand vous reviendrez du profond de vos veilles,
H 3
I 2
L 40
- La BeautéD’autres hommes, parmi ceux-là qui sont mes frères,
- La Cataracte glacéeLà-bas, dans la stupeur de la forêt arctique,
- La Douleur de notre sœur notre ombreLes ténèbres du soir sont l’obscure muraille
- La RaisonÉcoute-moi, Passant des heures, toi qui foules
- La Réponse du dernier sagePeut-être alors ces Rois du lointain avenir,
- La Sagesse d’OrientL’ILLUSION
- La Tête de KyrosLe désert est immense : une houle de pierres
- La VéritéO Toi dont nul mortel n’a soulevé les voiles,
- Le Bouclier d’ArèsL’Orbe du monde, aux jours des Héros et des Dieux
- Le CavalierIl me semble parfois, quand des mains forcenées
- Le CirqueAutour de toi la vie est comme un cirque immense,
- Le Dernier Chant d’OrphéeO Vierges ! n’est-ce pas qu’autour de mon supplice,
- Le FoudroyéJe suis tombé des cieux ardents de ma pensée,
- Le MurLe long d’une muraille aux pierres immobiles,
- Le NabiMais de la foule un homme, un prisonnier, bondit.
- Le Reniement des DieuxMaudite à jamais soit ton inutile image,
- Le Rêve d’OccidentVous qui dormez, laissez à l’Occident son Rêve !
- Le Sacrifice d’HamilkarLe Suffète Hamilkar gravit la rude pente
- Le ServageDe quels pôles viens-tu, Souffle ! âme du Poème ?
- Le SpectreLes tisseuses d’ombre, au ciel taciturne,
- Le TombeauQuand je m’endormirai sous la splendeur des astres,
- Le VaisseauPour Madame Delarue-Mardrus.
- Les AncêtresVous dont le sang nourrit encor nos muscles souples,
- Les DamnésDes lampes de la crypte aux torchères du faîte,
- Les MainsL’incendie agonise au fond du palais sombre...
- Les Paroles du ProphèteTu m’entendras, Géant héritier du Rebelle !
- Les PrièresElles montent toujours, candides et lustrales,
- Les Ténèbres suprêmesPour Pierre de Bouchaud.
- Les Voix de ma solitudePAROLE DE SONGE
- L’Abîme intérieurLes étoiles, au Nord lentement effacées,
- L’Acclamation des ArméesPendant trois jours entiers et trois nuits, sans repos,
- L’EnferEt j’ai connu l’Enfer intérieur de l’Homme,
- L’Exaltation sacerdotaleLES HIÈRODOULES.
- L’ExempleA l’œuvre donc, ô sombre et pur esprit humain !
- L’HécatombeHoules des océans éternels, millions
- L’HéritageAlors il me sembla que j’étais sur la tour
- L’Invocation au VerbeVerbe furieux qui m’appelles,
- L’Or du SoleilIls marchent, et, plongeant sous le noir firmament,
- L’Œuvre consolatriceQu’importe à ce vivant que je suis, et qui passe
- L’Œuvre humaineLa cité monstrueuse et funèbre de l'Œuvre