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L’aventurier, d’un sang plus pur qu’un sang royal, / Etant né de celui des belles républiques, …
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Il faudrait, pour quitter la ville, un vieux bateau, / Suivant l’eau lentement, sans voiles et sans rames ; …
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C’est par eau qu’il faut y venir. / La berge a peine à contenir …
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Les Parisiens, entendus / Aux riens charmants plus qu’au bien-être, …
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Nos marbres, pierres de tombeaux, / Sont funèbres ou prosaïques. …
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Les vieux maîtres anciens, sur la toile ou le fer, / Inscrivaient de leurs mains augustes et hautaines …
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Au milieu de la chaîne énorme des grands monts, / Si hauts que l’air, plus rare, y manque à nos poumons, …
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Il faudrait, pour quitter la ville, un vieux bateau, / Suivant l’eau lentement, sans voiles et sans rames ; …
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C’est par eau qu’il faut y venir. / La berge a peine à contenir …
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Quand je monte vers la barrière, / En laissant la ville en arrière ; …
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Les Parisiens, entendus / Aux riens charmants plus qu’au bien-être, …
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Leur poil est le poil gris qui sied aux philosophes. / Ce vêtement, pareil aux solides étoffes, …
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La nuit avait semé ses nuages limpides / Tout autour de la lune, astre rêveur et blanc, …
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La haute cathédrale est grise, presque noire, / Et découpe un profil austère sur les cieux. …
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Sur le mur décrépit du cloître ancien et froid, / À droite, dans le fond de la salle où l’on croit …
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Vous êtes la beauté. Vers la pure Ionie [2] / C’est de vous que naquit Vénus [3] au temps des dieux, …
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Coteaux fins aux grands cyprès noirs, / Pour faire vos gammes exquises …
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La nuit avait semé ses nuages limpides / Tout autour de la lune, astre rêveur et blanc, …
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Après les yeux, après la bouche, après l’éclat / Des cheveux, pourſuivant la grâce du poëme, …
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Du wagon sombre où rien ne bouge, où rien ne luit, / Las des rêves, mauvais compagnons pour la nuit, …
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Mon eſprit, ſecouant ſes ailes de corbeau, / A voulu fuir le poids de l’ombre coutumière. …
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Les terre est une épouse épanouie et mûre. / Le blé, pareil à l’or, lui fait des cheveux blonds …
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Je rêve un frontispice à mes vers. Le burin, / Fantasque, évoquerait sur le seuil d’un portique …
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Combien vas-tu tuer d’hommes, sombre Océan ? / Tu portes aujourd’hui ta couronne d’écume ; …
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La haute cathédrale est grise, presque noire, / Et découpe un profil austère sur les cieux. …
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Voici l’asile pur des champs : voici la ferme, / Le potager étroit, le grand clos de pommiers, …
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Avec ses longs cheveux bouclés, couleur de gerbe, / L’enfant était assise au milieu du blé mûr ; …
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Pour peu que le vent tombe ou saute, il faut la rame. / On part, à jeun souvent. C’est l’été, c’est l’hiver ; …
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Les bois ont dépouillé leur costume. L’été / A dû livrer au vent sa riche broderie, …
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La maison éclatait en fraîches voix de femme. / On causait ; on riait son rire de vingt ans, …
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Le bal allait finir. Les lustres sur les masques / Découpaient la lumière en caprices fantasques, …
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Derrière l'épaisseur lucide du carreau / Un paysage grêle, une miniature, …
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Le ciel, il faut ciel vaste comme le vide / À mon front ivre d’air, à mon cœur fou d’azur ! …
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Malgré le froid, le ciel est en fête, et l’azur, / Pâle encore, adoucit la lumière adorable ; …
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Derrière l’épaisseur lucide du carreau / Un paysage grêle, une miniature, …
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Dans un parc oublié dont le silence amorce / Les rêveurs, sentinelle ancienne du seuil, …
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Une habitude longue et douce lui faisait / Aimer pendant l’hiver les violettes blanches ; …
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A travers le réseau des branches que l’hiver / Trace avec la vigueur des dessins à la plume, …
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Le grand cintre de l’arche encadre un clair tableau. / En attendant Avril et pour la bienvenue …
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Comme la main distraite et qui n’a pas de thème / Précis, par la vertu secrète d’un aimant, …
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A l’abri de l’hiver qui jetait vaguement / Sa clameur, dans la chambre étroite et bien fermée …
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L’ombre bleuâtre & claire au milieu des allées, / Comme un long voile plein de taches étoilées, …
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La lisière du bois suit le petit chemin / D’ocre jaune, où tout pli rit d’une graminée. …
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Nos coteaux, les plus purs de tous & les plus doux, / Que, n’eût été la Grèce, auraient choisis les faunes, …
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Il faudrait, pour quitter la ville, un vieux bateau, / Suivant l’eau lentement, sans voiles & sans rames. …
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La bonté du soleil n’apaise pas nos yeux. / Nous avons les prés clairs où l’eau met des buées, …
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Le soleil s’est levé du milieu des collines / Comme le premier-né divin des nuits d’été, …
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La petite rivière, bleue / Si peu que le ciel ait d’azur, …
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Quand je monte vers la barrière, / En laissant la ville en arrière, …
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Les champs sont comme des damiers / Teintés partout du blé qui lève. …
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O lèvres, fleurs de ſang qu’épanouit le rire, / Frais calice du ſouffle & roſe du baiſer, …
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Comme pâlit la joue au baiſer de l’amant, / Une inviſible lèvre a touché la peau roſe …
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Comme un dernier remous ſur une blanche plage / Que les flots refoulés ne peuvent pas ſaiſir, …
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Elles ſeraient la nacre au bord des coquillages / Si les nacres avaient ces humaines blancheurs ; …
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O la plus douce & la meilleure des careſſes ! / Autour du cou deux bras enlacés ſimplement. …
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Le flot de ſes cheveux a baiſé le ſoleil : / Il en eſt demeuré rouge comme une aurore. …
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Derrière l’épaiſſeur & le pur incarnat / Des lèvres, qu’en paſſant fait palpiter l’haleine, …
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Blanches, ayant la chair délicate des fleurs, / On ne peut pas ſavoir que les mains ſont cruelles. …
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L’éclosion ſuperbe & jeune de ſes ſeins / Pour enchaîner mes yeux fleurit ſur ſa poitrine. …
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Le ſoleil des beaux yeux ne brûle que l’été. / Plus tard il s’affaiblit ; plus tôt, il faut attendre : …
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La courbe n’eut jamais d’inflexions plus douces, / Excepté quand elle eſt le ſein pur & charmant. …
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Un grain d’ambre fondant & roulant dans du lait / Ou la goutte de miel d’une abeille importune, …
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Ainsi que la lueur d’une lampe d’opale / Veillant dans une alcôve ou devant un autel, …
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Ouvert à la fraîcheur des roſes embaumées, / Le nez, ſuite du front claſſiquement étroit, …
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Je veux, humiliant mon front & mes genoux, / Proſterné devant toi comme on eſt quand on prie, …
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Appuyé ſur les reins & ſur les contours blancs / Des cuiſſes, au-deſſous des merveilles du buſte, …
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A Catulle mendès. / Les Parisiens, entendus …
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C’était une de ces nuits blondes / Qu’il fait après les jours brûlants : …
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A Sully Prudhomme. / Pour faire tous les coeurs contents …
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L’horizon s’étend libre au loin, laissant l’espace / Étaler la splendeur de son immensité ; …
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Venise / Nos marbres, pierres de tombeaux, …
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Nez moyen. Œil très-noir. Vingt ans. Parisienne / Les cheveux bien plantés sur un front un peu bas. …
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C’est l’antique forêt aux mille enchantements. / Le tilleul aux fleurs d’or embaume à plein calices, …
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Obscur et froncé comme un œillet violet / Il respire, humblement tapi parmi la mousse …
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Ta bouche a deux façons charmantes de causer, / Deux charmantes façons : le rire et le baiser. …
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Elle est charmante, elle est aussi brune que blonde. / Vous la reconnaîtrez, perfide comme l’onde, …
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Bien qu’elles soient d’un marbre pâle, / Tes mains fines que j’adorai, …
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Ton front est le foyer où mon âme rayonne, / Le ciel de la pensée où palpite et frissonne …