Émile Nelligan
1879–1941
Émile Nelligan (1879–1941) was a French-Canadian poet from Montreal and one of the most celebrated poets of Quebec. Influenced by Baudelaire, Verlaine and Rimbaud, he wrote all of his work as a teenager and young man, reading his poems at the École littéraire de Montréal.
In 1899, at nineteen, he suffered a mental breakdown and spent the rest of his life in psychiatric institutions. His poems, collected by his friend Louis Dantin in 1904, include “Le Vaisseau d’or”, “Soir d’hiver” (“Ah! comme la neige a neigé!”) and “La Romance du vin”.
Best-known poems
-
Le vaisseau d'or
Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues … -
Soir d'hiver
Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé! … -
La Romance du vin
Tout se mêle en un vif éclat de gaieté verte
Ô le beau soir de mai ! Tous les oiseaux en chœur,
Ainsi que les espoirs naguères à mon cœur, … -
Le voyageur - (A mon père)
Las d'avoir visité mondes, continents, villes,
Et vu de tout pays, ciel, palais, monuments,
Le voyageur enfin revient vers les charmilles … -
Le violon brisé
Aux soupirs de l'archet béni,
Il s'est brisé, plein de tristesse,
Le soir que vous jouiez, comtesse, … -
Clair de lune intellectuel
Ma pensée est couleur de lumières lointaines,
Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs.
Elle a l’éclat parfois des subtiles verdeurs …
All poems (154)
A 3
B 5
C 16
- C'était l'automne...et les feuilles tombaient toujoursL'ANGÉLUS sonnait, et l'enfant sur sa couche de douleur
- Caprice blancL’hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres
- Chapelle dans les BoisNous étions là deux enfants blêmes
- Chapelle de la morteLa chapelle ancienne est fermée,
- Chapelle ruinéeEt je retourne encor frileux, au jet des bruines,
- Charles BaudelaireMaître, il est beau ton Vers ; ciseleur sans pareil,
- Château ruralJ'eus ce rêve. Elle a vingt ans, je n'en ai pas moins ;
- Châteaux en EspagneJe rêve de marcher comme en conquistador,
- ChopinFais, au blanc frisson de tes doigts,
- Christ en croixJe remarquais toujours ce grand Jésus de plâtre
- Clair de lune intellectuelMa pensée est couleur de lumières lointaines,
- Clavier d'antanClavier vibrant de remembrance,
- Clavier d’antanClavier vibrant de remembrance,
- Coeurs blasésLeurs yeux se sont éteints dans la dernière Nuit ;
- Communion pascaleDouceur, douceur mystique ! ô la douceur qui pleut !
- Confession nocturnePrêtre, je suis hanté, c’est la nuit dans la ville,
D 6
- Dans l'alléeToi-même, éblouissant comme un soleil ancien
- Dans l’alléeToi-même, éblouissant comme un soleil ancien
- Devant deux portraits de ma mèreMa mère, que je l’aime en ce portrait ancien,
- Devant le feuPar les hivers anciens, quand nous portions la robe,
- Devant mon berceauEn la grand’chambre ancienne aux rideaux de guipure
- DiptyqueEn une très vieille chapelle
E 1
F 4
G 1
H 1
J 2
L 52
- L'organiste du paradisLa belle sainte au fond des cieux
- La Belle MorteAh ! la belle morte, elle repose...
- La BénédictineElle était au couvent depuis trois mois déjà,
- La chanson de l'ouvrière - (a Denys Lanctôt)Les heurs crèvent comme une bombe ;
- La Cloche dans la brumeÉcoutez, écoutez, ô ma pauvre âme ! Il pleure
- La fuite de l'enfancePar les jardins anciens foulant la paix des cistes,
- La Fuite de l’enfancePar les jardins anciens foulant la paix des cistes,
- La Mort du moineVoici venir les tristes frères
- La PassanteHier, j’ai vu passer, comme une ombre qu’on plaint,
- La Réponse du crucifixEn expirant sur l’arbre affreux du Golgotha,
- La Romance du vinTout se mêle en un vif éclat de gaieté verte
- La Sorella dell' amoreMort, que fais-tu, dis-nous, de tous ces beaux trophées
- Le berceau de la museDe mon berceau d'enfant j'ai fait l'autre berceau
- Le boeuf spectralLe grand boeuf roux aux cornes glauques
- Le CercueilAu jour ou mon aïeul fut pris de léthargie,
- Le Cloître noirIls défilent au chant étouffé des sandales,
- Le CorbillardPar des temps de brouillard, de vent froid et de pluie,
- Le jardin d'antanRien n'est plus doux aussi que de s'en revenir
- Le Jardin d’antanRien n’est plus doux aussi que de s’en revenir
- Le LacRemémore, mon cœur, devant l’onde qui fuit
- Le Mai d’amourVoici que verdit le printemps
- Le Missel de la morteCe missel d’ivoire
- Le PerroquetAux jours de sa vieille détresse
- Le Puits hantéDans le puits noir que tu vois là
- Le récital des angesPlein de spleen nostalgique et de rêves étranges,
- Le Regret des joujouxToujours je garde en moi la tristesse profonde
- Le Robin des boisPendant que nous lisions Werther au fond des bois,
- Le Roi du souperGrave en habit luisant, un grand nègre courbé,
- Le SalonLa poussière s’étend sur tout le mobilier,
- Le Saxe de familleDonc, ta voix de bronze est éteinte:
- Le Soulier de la morteCe frêle soulier gris et or,
- Le TalismanPour la lutte qui s’ouvre au seuil des mauvais jours
- Le Tombeau de la négresseAlors qu’il nous eût fui le grand vent des hivers,
- Le vaisseau d'orCe fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
- Le Vaisseau d’OrCe fut un grand Vaisseau taillé dans l’or massif :
- Le violon briséAux soupirs de l'archet béni,
- Le voyageur - (A mon père)Las d'avoir visité mondes, continents, villes,
- Les AngéliquesDes soirs, j’errais en lande hors du hameau natal,
- Les BalsaminesEn un fauteuil sculpté de son salon ducal,
- Les CaméliasDans le boudoir tendu de choses de Malines
- Les CarmélitesParmi l’ombre du cloître elles vont solennelles,
- Les CommuniantesCalmes, elles s’en vont, défilant aux allées
- Les CorbeauxJ’ai cru voir sur mon cœur un essaim de corbeaux
- Les DéicidesIls étaient là, les Juifs, les tueurs de prophètes,
- Les Petits OiseauxPuisque Rusbrock m’enseigne
- Les Vieilles RuesQue vous disent les vieilles rues
- Lied fantasqueCasqués de leurs shakos de riz,
- Lied fantastiqueCasqués de leurs shakos de riz,
- L’AntiquaireEntre ses doigts osseux roulant une ample bague,
- L’Homme aux cercueilsMaître Christian Loftel n’a d’état que celui
- L’Idiote aux clochesElle a voulu trouver les cloches
- L’Ultimo angelo del CorreggioLes yeux hagards, la joue pâlie,
M 9
- Ma mèreQuelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
- Maints soirs nous errons dans le valQue vont drapant les heures grises.
- Marches funèbresJ’écoute en moi des voix funèbres
- MazurkaRien ne captive autant que ce particulier
- Mélodie de RubinsteinC'est comme l'écho d'un sacré concert
- Moines en défiladeIls défilent le long des corridors antiques,
- Mon âmeMon âme a la candeur d'une chose étiolée,
- Mon Sabot de NoëlJésus descend, marmots, chez vous,
- Musiques funèbresQuand, rêvant de la morte et du boudoir absent,
N 6
- Nocturne - (A Denys Lanctôt)C'est l'heure solennelle et calme du silence,
- Noël de vieil artisteLa bise geint, la porte bat,
- Notre-Dame des NeigesSainte Notre-Dame, en beau manteau d’or,
- Notre-dame-des-neigesSainte Notre-Dame, en beau manteau d'or,
- Nuit d'étéLe violon, d'un chant très profond de tristesse,
- Nuit d’étéLe violon, d’un chant très profond de tristesse,
P 11
- Pan modernePour patrimoine il a sept chèvres ;
- Paysage fauveLes arbres comme autant de vieillards rachitiques,
- Petit hameauOr voici que verdoie un hameau sur les côtes
- Petit vitrailJésus à barbe blonde, aux yeux de saphir tendre,
- PlacetReine, acquiescez-vous qu’une boucle déferle
- PoticheC’est un vase d’Egypte à riche ciselure,
- Pour Ignace PaderewskiMaître, quand j’entendis, de par tes doigts magiques,
- Premier remordsAu temps où je portais des habits de velours
- Presque bergerLes Brises ont brui comme des litanies
- Prière du soirLorsque tout bruit était muet dans la maison,
- Prières du soirLorsque tout bruit était muet dans la maison,
Q 2
R 12
- Refoulons la sentePresque renaissante
- Rêve d'une nuit d'hôpitalCécile était en blanc, comme aux tableaux illustres
- Rêve de WatteauQuand les pastours, aux soirs des crépuscules roux
- Rêve d’artisteParfois j’ai le désir d’une sœur bonne et tendre,
- Rêve d’une nuit d’hôpitalCécile était en blanc, comme aux tableaux illustres
- Rêve fantasqueLes bruns chêneaux altiers traçaient dans le ciel triste,
- Rêves enclosEnfermons-nous mélancoliques
- Rondel à ma pipeDevant un bock, ma bonne pipe,
- Roses d'octobrePour ne pas voir choir les roses d'automne,
- Roses d’octobrePour ne pas voir choir les roses d’automne,
- RuinesQuelquefois je suis plein de grandes voix anciennes,
- Rythmes du soirVoici que le dahlia, la tulipe et les roses
S 12
- Sainte CécileLa belle Sainte au fond des cieux
- Sainte-CécileLa belle Sainte au fond des cieux
- Sérénade tristeComme des larmes d’or qui de mon cœur s’égouttent,
- Silvio Corelli pleureJe ne suis qu'un être chétif :
- Soir d'hiverAh! comme la neige a neigé!
- Soir d’hiverAh ! comme la neige a neigé !
- Soirs d'octobre- Oui, je souffre, ces soirs, démons mornes chers Saints.
- Soirs d’automneVoici que la tulipe et voilà que les roses,
- Soirs d’octobre— Oui, je souffre, ces soirs, démons mornes, chers Saints.
- Sonnet d'orDans le soir triomphal la froidure agonise
- Sous les faunesNous nous serrions, hagards, en silencieux gestes,
- Sur un portrait du DanteC'est bien lui, ce visage au sourire inconnu,
T 4
V 7
- Vieille ArmoireDors, fouillis vénéré de vieilles porcelaines
- Vieille romanesquePrès de ses pots de fleurs, à l’abri des frimas,
- Vieux pianoL'âme ne frémit plus chez ce vieil instrument ;
- Violon d'adieuVous jouiez Mendelssohn ce soir-là ; les flammèches
- Violon de villannelleSous le clair de lune au frais du vallon,
- Violon d’adieuVous jouiez Mendelssohn ce soir-là ; les flammèches
- VirgilienneOctobre étend son soir de blanc repos