Thème sentimental

by Émile Nelligan

 

Je t’ai vue un soir me sourire
Dans la planète des Bergers ;
Tu descendais à pas légers
Du seuil d’un château de porphyre.

Et ton œil de diamant rare
Eblouissait le règne astral.
Femme, depuis, par mont ou val,
Femme, beau marbre de Carrare.

Ta voix me hante en sons chargés
De mystère et fait mon martyre,
Car toujours je te vois sourire
Dans la planète des Bergers.

More poems by Émile Nelligan

All poems by Émile Nelligan →