Tristan Corbière
1845–1875
Tristan Corbière (Édouard-Joachim Corbière, 1845–1875) was a French poet from Morlaix in Brittany, the son of a sea captain and novelist. Chronically ill, he spent much of his short life at Roscoff by the sea.
His only book, Les Amours jaunes (1873), went almost unnoticed until Verlaine included him among his Poètes maudits (1883). Its rough, ironic and self-mocking poems about love, the sea and Brittany, such as “La Rapsode foraine et le Pardon de Sainte-Anne”, influenced Laforgue and T. S. Eliot.
Best-known poems
-
Le mousse
ousse : il est donc marin, ton père ?...
- Pêcheur. Perdu depuis longtemps.
En découchant d'avec ma mère, … -
Le Renégat
Ça c’est un renégat. Contumace partout :
Pour ne rien faire, ça fait tout.
Écumé de partout et d’ailleurs ; crâne et lâche, … -
Le Naufrageur
Si ce n’était pas vrai — Que je crève !
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
J’ai vu dans mes yeux, dans mon rêve, … -
Heures
Aumône au malandrin en chasse
Mauvais oeil à l'oeil assassin !
Fer contre fer au spadassin ! … -
Saint Tupetu de Tu-pe-tu
Il est, dans la vieille Armorique,
Un saint — des saints le plus pointu —
Pointu comme un clocher gothique … -
Chanson en Si
Si j’étais noble Faucon,
Tournoierais sur ton balcon…
— Taureau : foncerais ta porte… …
All poems (103)
1860s 4
1870s 73
- À la douce amieÇà : badinons — J’ai ma cravache —
- À la mémoire de ZulmaElle était riche de vingt ans,
- À l’EtnaEtna — j’ai monté le Vésuve…
- À ma jument SourisPas d’éperon ni de cravache,
- À mon chien PopeToi : ne pas suivre en domestique,
- À mon côtre Le NégrierAllons file, mon côtre !
- À une camaradeQue me veux-tu donc, femme trois fois fille ?…
- À une roseRose, rose-d’amour vannée,
- Après la pluieJ’aime la petite pluie
- Au vieux RoscoffTrou de flibustiers, vieux nid
- Aurora« Quand l’on fut toujours vertueux
- BambineTu dors sous les panais, capitaine Bambine
- Bonne fortune et fortuneMoi, je fais mon trottoir, quand la nature est belle,
- Ça ?Des essais ? — Allons donc, je n’ai pas essayé !
- Cap’taine LedouxTiens, c’est l’cap’tain’Ledoux !.. eh quel bon vent vous pousse :
- Chanson en SiSi j’étais noble Faucon,
- Cris d’aveugleL’œil tué n’est pas mort
- DécourageuxCe fut un vrai poète : Il n’avait pas de chant.
- Déjeuner de soleilAu Bois, les lauriers sont coupés,
- Élizir d’AmorTu ne me veux pas en rêve,
- ÉpitapheIl se tua d’ardeur, ou mourut de paresse.
- Féminin singulierÉternel Féminin de l’éternel Jocrisse !
- FemmeLui — cet être faussé, mal aimé, mal souffert,
- Frère et sœur jumeauxIls étaient tous deux seuls, oubliés là par l’âge…
- Gente DameIl n’est plus, ô ma Dame,
- Grand opéraDors sous le tabernacle, ô Figure de cire !
- GuitareJe sais rouler une amourette
- Hidalgo !Ils sont fiers ceux-là !… comme poux sur la gale !
- Idylle coupéeC’est très parisien dans les rues
- InsomnieInsomnie, impalpable Bête !
- La Cigale et le poèteLe poète ayant chanté,
- La FinOh ! combien de marins, combien de capitaines
- La GoutteSous un seul hunier — le dernier — à la cape,
- La Pastorale de ConlieQui nous avait levés dans le Mois-noir — Novembre —
- La Pipe au poèteJe suis la Pipe d’un poète,
- La Rapsode foraineBénite est l’infertile plage
- Laisser-courreJ’ai laissé la potence
- Le Bossu BitorUn pauvre petit diable aussi vaillant qu’un autre,
- Le Convoi du pauvreÇa monte et c’est lourd — Allons, Hue !
- Le CrapaudUn chant dans une nuit sans air…
- Le DouanierQuoi, l’on te fend l’oreille ! est-il vrai qu’on te rogne,
- Le Fils de Lamartine et de GraziellaÀ l’île de Procide, où la mer de Sorrente
- Le NaufrageurSi ce n’était pas vrai — Que je crève !
- Le Novice en partance et sentimentalLe temps était si beau, la mer était si belle…
- Le PharePhœbus, de mauvais poil, se couche.
- Le Poète contumaceSur la côte d’ARMOR. — Un ancien vieux couvent,
- Le Poète et la cigaleUn poète ayant rimé,
- Le RenégatÇa c’est un renégat. Contumace partout :
- Lettre du MexiqueVous m’avez confié le petit. — Il est mort.
- LibertàÔ belle hospitalière
- Litanie du sommeil*
- Male-FleuretteIci reviendra la fleurette blême
- MatelotsVos marins de quinquets à l’Opéra… comique,
- MirlitonDors d’amour, méchant ferreur de cigales !
- Nature morteDes coucous l’Angélus funèbre
- PariaQu’ils se payent des républiques,
- ParisBâtard de Créole et Breton,
- Petit mort pour rireVa vite, léger peigneur de comètes !
- Pièce à carreauxAh ! si Vous avez à Tolède,
- Point n’ai fait un tas d’océansComme les Messieurs d’Orléans,
- Portes et fenêtresN’entends-tu pas ? — Sang et guitare ! —
- PudentianeAttouchez, sans toucher. On est dévotieuse,
- Rapsodie du sourdL’homme de l’art lui dit : — Fort bien, restons-en là.
- RescousseSi ma guitare
- Saint Tupetu de Tu-pe-tuIl est, dans la vieille Armorique,
- Steam-BoatEn fumée elle est donc chassée
- ToitTiens non ! J’attendrai tranquille,
- Un jeune qui s’en vaOh le printemps ! — Je voudrais paître !…
- Un riche en BretagneC’est le bon riche, c’est un vieux pauvre en Bretagne,
- Veder Napoli poi moriVoir Naples et… — Fort bien, merci, j’en viens.
- VendettaTu ne veux pas de mon âme
- VénerieÔ Vénus, dans ta Vénerie,
- Vésuves et CiePompeïa-station — Vésuve, est-ce encor toi ?
Undated 26
- A l'éternel madameMannequin idéal, tête-de-turc du leurre,
- A l'EtnaEtna - j'ai monté le Vésuve ...
- À la mémoire de Zulma vierge folle hors barrière et d'un LouisElle était riche de vingt ans,
- A ma jument sourisPas d'éperon ni de cravache,
- A Marcelle - La cigale et le poèteLe poète ayant chanté,
- A un juvénal de laitA grands coups d'avirons de douze pieds, tu rames
- A une camaradeQue me veux-tu donc, femme trois fois fille ?...
- A une demoiselleLa dent de ton Erard, râtelier osanore,
- A une roseRose, rose-d'amour vannée,
- Bohème de chicNe m'offrez pas un trône !
- BonsoirEt vous viendrez alors, imbécile caillette,
- ChapeletA moi, grand chapelet ! Pour égrener mes plaintes,
- Duel aux caméliasJ'ai vu le soleil dur contre les touffes
- Elizir d'AmorTu ne me veux pas en rêve,
- Fleur d'artOui - Quel art jaloux dans Ta fine histoire !
- HeuresAumône au malandrin en chasse
- Le mousseousse : il est donc marin, ton père ?...
- Paris diurneVois aux cieux le grand rond de cuivre rouge luire,
- Paris nocturneC'est la mer : - calme plat - et la grande marée,
- Pauvre garçonLui qui sifflait si haut, son petit air de tête,
- Paysage mauvaisSables de vieux os - Le flot râle
- Petit coucher(risette)
- Sonnet (Avec la manière de s'en servir)Réglons notre papier et formons bien nos lettres :
- Sonnet à Sir BobChien de femme légère, braque anglais pur sang.
- Sonnet de nuitO croisée ensommeillée,
- Sonnet posthumeDors : ce lit est le tien... Tu n'iras plus au nôtre.