Paul-Jean Toulet
1867–1920
Best-known poems
-
Toi qu'empourprait
Toi qu'empourprait l'âtre d'hiver
Comme une rouge nue
Où déjà te dessinait nue … -
A l'Alcazar neuf, où don Jayme
A l'Alcazar neuf, où don Jayme
Gratte un air maugrabin,
Carmen dansant dans son lubin : … -
L'Alchimiste
Satan, notre meg, a dit
Aux rupins embrassés des rombières :
" Icicaille est le vrai paradis …
All poems (89)
A 8
- A l'Alcazar neuf, où don JaymeGratte un air maugrabin,
- A Londres je connus BellaPrincesse moins lointaine
- Aimez-vous le passéEt rêver d'histoires
- Ainsi, ce chemin de nuageVous ne le prendrez point,
- Alcôve noireCes premiers froids que l'on réchauffe d'un sarment,
- AmarissimesEst-ce moi qui pleurais ainsi
- Au détour de la rue étroiteS'ouvre l'ombre et la cour
- Avril, dont l'odeur nous augureLe renaissant plaisir,
B 2
C 10
- C'était longtemps avant la guerreSur la banquette en moleskine
- C'était sur un chemin crayeuxTrois châtes de Provence
- C'était, dans les vapeurs du nardUn cri, des jeux infâmes,
- Carthame chatoyant, cinabreColcothar, orpiment,
- Ce fut par un soir de l'automneA sa dernière fleur
- Ces roses pour moi destinéesPar le choix de sa main,
- Cet huissier, qui jetait, l'étéToute autre odeur que l'ambre,
- Chevaux de boisA Pau, les foires Saint-Martin,
- Comme à ce roi laconienPrès de sa dernière heure,
- Comme les dieux gavant leur panseLes Prétendants aussi.
D 7
- D'un noir éclair mêlésD'un noir éclair mêlés, il semble
- Dans la rue-des-Deux-DécadisBrillait en devanture
- Dans le lit vaste et dévastéJ'ouvre les yeux près d'elle ;
- Dans le silencieux automneD'un jour mol et soyeux,
- De tout ce gala de provinceOù l'on donnait Manon,
- Dessous la courtine mouilléeDu matin soucieux,
- Douce plage où naquit mon âmeEt toi, savane en fleurs
E 6
F 1
G 1
I 4
J 2
L 14
- L'AlchimisteSatan, notre meg, a dit
- L'immortelle, et l'oeillet de merQui pousse dans le sable,
- L'ingénueD'une amitié passionnée
- La CigaleQuand nous fûmes hors des chemins
- La première fois- " Maman !... Je voudrais qu'on en meure. "
- La vie est plus vaineLa vie est plus vaine une image
- Le coucou chanteLe coucou chante au bois qui dort.
- Le GarnoL'hiver bat la vitre et le toit.
- Le microbe : BotulinusFut, dans ses exercices,
- Le sonneur se suspend, s'élancePerd pied contre le mur,
- Le temps d'AdonisDans la saison qu'Adonis fut blessé,
- Le tremble est blancLe temps irrévocable a fui. L'heure s'achève.
- Les trois dames d'AlbiFilippa, Faïs, Esclarmonde,
- Longtemps si j'ai demeuré seulAh ! qu'une nuit je te revoie.
M 2
N 4
O 3
P 5
Q 3
R 2
S 4
T 8
- Tandis qu'à l'argile au flanc vertDessus ton front haussée,
- Tel variait au jour changeant- Avec l'or de tes boucles,
- Toi qu'empourpraitToi qu'empourprait l'âtre d'hiver
- Toi qui fais rêver, ô bruneSi pâle, de clair de lune ;
- Toi, pour qui les dieux du mystèreSont restés étrangers,
- Tout ainsi que ces pommesDe pourpre et d'or
- Toute allégresse a son défautEt se brise elle-même.
- Trottoir de l'Élysé'-PalaceDans la nuit en velours