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Non, plus pour aujourd’hui, plus de grandes pensées, / De saintes questions à la hâte embrassées, …
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Pourquoi revenez-vous creuser mon souvenir, / O jours trop tôt perdus, ô trop chères pensées, …
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O sereine beauté des cimes couronnées / Par l’azur qui baignait le front des Pyréncés… …
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O la rafraîchissante et consolante idée, / Mourir ! trouver enfin le silence et la nuit, …
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N’avoir qu’une pensée et ne pouvoir la dire, / Souffrir d’un mal unique et n’oser le montrer, …
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Oh ! refaire des vers, laisser le rire éclore, / Retrouver frais et purs les rêves d’autrefois, …
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Quand je pense à ma vie un grand ennui me prend, / Et j’ai pitié de voir ma jeune destinée …
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Si je voulais chanter ma voix se briserait / Comme celle des fous dans le rire et les larmes, …
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Allons les champs, allons les rues, / Improvisez les bataillons !
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L’automne ! la voilà plus belle que jamais, / Avec sa douceur calme et son moite sourire. …
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C’est horrible. La terre crie, / Ainsi qu’un pressoir trop chargé ; …
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Vivat et Te Deum ! c’est le couronnement / De cet admirable édifice. …
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Cet homme était assis au bord de la rivière ; / Huit jours auparavant sa contenance fière, …
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Ah ! parce qu’ils sont forts, et qu’ils sont en grand nombre, / Qu’ils se sont préparés dans le silence et l’ombre …
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On disait : — Il est mort, foulé sur la grand’route / Par ceux dont il voulait arrêter la déroute. …
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DÉDICACE. / A MA GRAND’MÈRE. …
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Ô rêves de jeunesse, éblouissant mirage, / Qui vous arrachera de mon cœur éperdu ? …
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Il est malade, il souffre & je ne puis rien faire, / Rien pour le soulager, rien même pour lui plaire. …
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Voici venir le jour où mourut mon grand-père. / Hélas ! c’est pour mon cœur encor tout éperdu …
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Henriette, Henriette, hélas ! combien de femmes / Ont conçu, comme toi, la sainte ambition …
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Il disait : « Pourquoi ce sourire, / « Pourquoi ces yeux prêts à pleurer, …
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Je ne puis résister à la mélancolie / De la feuille qui tombe & du jour qui s’en va ; …
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Discrets, furtifs & solitaires, / Où menez-vous, petits chemins ? …
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Devant le grand feu vif de sarment qui petille, / Le père est entouré de toute sa famille : …
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La grand’mère s’était assise, avait tiré / Le saint livre du vieil étui tout déchiré, …
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Qu’il était fatigué ce soir / Au moment de son arrivée ! …
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Enfin j’ai cédé, je me plie / Encor cette fois sous ta main. …
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Sur l’herbe du verger, au pied de la charmille, / Le jeune homme est assis près de la jeune fille. …
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Vous voulez à tout prix fuir la mélancolie, / Votre rire fait peur, il donne le frisson ; …
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La maison est petite & de peu d’apparence, / Le soleil en hiver ne la visite pas …
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Ah ! toi, l’indifférent, tu souffres à ton tour : / L’angoisse t’a mordu, les peines sont venues ; …
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C’est un vieux cimetière étroit, pauvre, rustique, / Où d’humbles croix de bois, lugubre floraison, …
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Qu’il faisait calme & beau, ce soir-là ! L’Angelus / Tintait naïvement de village en village, …
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Lors de ma dix-septième année, / Quand j’aimais & quand je rêvais, …
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Les fleuves au midi roulent de larges flots. / Entre eux le grand lion dort, cachant ses yeux clos …
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Il est un arbre fier, droit, austère & robuste, / Que n’aime pas l’oiseau, ni la fleur, ni l’arbuste, …
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Hé bien ! j’ai triomphé, l’on m’a fort applaudie, / J’ai su rire, chanter, jouer la comédie, …
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Allons, ce sacrifice encore, / Et puis tout sera consommé. …
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Comme le vent d’automne emporte, / Pour les ranimer un instant, …
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Quel glas de désespoir résonne à mon oreille ? / Je souffre ; mon front brûle & mon corps est transi. …
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La chapelle de l’abbaye / Avait été toute envahie …
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Si je veux abuser mon cœur / D’une autre image que la sienne, …
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Ce petit homme grisonnant / S’en venait encore à l’automne, …
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C’était un soir de juin paisible. Du midi / Le vent soufflait chargé d’un parfum attiédi, …
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Morte ! oh ! serait-il vrai ? morte, pleine de vie ! / À son calme avenir quel mal l’a donc ravie ? …
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Non, non, je ne suis pas de ces femmes qui meurent / Et rendent ce dernier service à leurs bourreaux, …
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Qu’écrire ? Vierge encor la page est sous mes doigts, / Prête à tout elle attend mon caprice. — Autrefois …
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Enfin, voici la pluie & les brumes d’automne ! / Le temps est presque froid. Le soleil radieux …
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Pour la première fois, quittant votre air morose, / Vous m’avez, hier soir, donné le bras. Tandis …
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Les rideaux sont baissés & la porte est fermée : / Un seul rayon perdu glisse furtivement, …
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Il faisait un jour blanc & tout chargé d’orage, / Les oiseaux accablés se taisaient sous l’ombrage, …
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Deux hommes sont en lui, deux hommes bien distincts, / L’homme des préjugés & celui des instincts : …
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Quand tu constates les ravages / Du mal qu’autrefois tu m’as fait, …
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Laine blanche, crochet, roulés entre mes doigts, / Combien vous ai-je dit de secrets autrefois ? …
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Chancelants & courbés sous le poids des années, / Par l’ouragan d’hiver plantes déracinées, …
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Hélas ! hier encor sur mon front, sur ma lèvre, / Sont venus se poser la joie & le plaisir, …
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Vous qui me plaignez, ne me plaignez plus, / Vous qui m’enviez, n’ayez pas d’envie, …
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Il me semble parfois que ma plaie est guérie : / Et, souriant encor, je regarde au miroir …
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Rentrez dans vos cartons, robe, rubans, résille ! / Rentrez, je ne suis plus l’heureuse jeune fille …
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Ô les charmants nuages roses, / Les jolis prés verts tout mouillés ! …
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La vie est si souvent morne & décolorée, / À l’ennui l’heure lourde est tant de fois livrée …
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Passer tout près, passer et regarder de loin, / Et frémir sans oser continuer la route, …
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Quand tu dors à qui rêves-tu, / Toi, leur seule & chère espérance ? …