André Chénier
1762–1794
André Chénier (1762–1794) was a French poet born in Constantinople to a French father and a Greek mother. Steeped in Greek poetry, he wrote elegies, idylls and odes that combined classical forms with a new sensibility.
Initially a supporter of the Revolution, he opposed the Terror and was guillotined in Paris two days before the fall of Robespierre. Almost none of his poetry was published in his lifetime; the 1819 edition, including “La Jeune Captive” and “La Jeune Tarentine”, made him a hero of the Romantics.
Best-known poems
-
La Jeune Tarentine
Pleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés,
Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez !
Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine ! … -
Sur la mort d'un enfant
L'innocente victime, au terrestre séjour,
N'a vu que le printemps qui lui donna le jour.
Rien n'est resté de lui qu'un nom, un vain nuage, … -
Où sont ces grands tombeaux
Où sont ces grands tombeaux qui devaient à jamais
D’une épouse fidèle attester les regrets ?
L’herbe couvre Corinthe, Argos, Sparte, Mycènes ; … -
La Jeune Captive
« L’épi naissant mûrit de la faux respecté;
Sans crainte du pressoir, le pampre tout l’été
Boit les doux présents de l’aurore; … -
Fragments d’élégies
I
Triste vieillard, depuis que pour tes cheveux blancs
Il n’est plus de soutien de tes jours chancelants, … -
À Abel de Fondat
I
Abel, doux confident de mes jeunes mystères,
Vois ; Mai nous a rendu nos courses solitaires. …
All poems (136)
A 33
- A AbelAbel, doux confident de mes jeunes mystères,
- À Abel de FondatI
- A Charlotte CordayQuoi ! tandis que partout, ou sincères ou feintes,
- À Charlotte CordayQuoi ! tandis que partout, ou sincères ou feintes,
- A compter nos brebis je remplace ma mèreDans nos riches enclos j'accompagne mon père ;
- A de PangeDe Pange, le mortel dont l'âme est innocente,
- A de Pange aînéDe Pange, ami chéri, jeune homme heureux et sage,
- A Fanny (I)Non, de tous les amants les regards, les soupirs
- A Fanny (II)Mai de moins de roses, l'automne
- A Fanny (III)Fanny, l'heureux mortel qui près de toi respire
- A Fanny maladeQuelquefois un souffle rapide
- À François de PangeI
- A l'hirondelleFille de Pandion, ô jeune Athénienne,
- À La BarreLa Déesse aux cent voix bruyantes
- A la FranceFrance ! ô belle contrée, ô terre généreuse
- À Le BrunI
- À Le Brun et à BrazaisLe Brun, qui nous attends aux rives de la Seine,
- À VersaillesO Versaille, ô bois, ô portiques,
- Ah ! je les reconnais, et mon coeur se réveilleÔ sons ! ô douces voix chères à mon oreille !
- « Ah ! le pourrai-je au moins ? »Ah ! le pourrai-je au moins ? suis-je assez intrépide ?
- « Ah ! ne le croyez pas que par moments j’oublie »Et mon cœur, et l'amour, extase, poésie,
- Ah ! portons dans les bois ma triste inquiétudeÔ Camille ! l'amour aime la solitude.
- Ah ! prends un coeur humain, laboureur trop avideLorsque d'un pas tremblant l'indigence timide
- AmymoneSalut, belle Amymone ; et salut, onde amère
- Arcas et BacchylisArcas
- Art d'aimer, fragment IIQuand l'ardente saison fait aimer les ruisseaux,
- Art d'aimer, fragment IIIAinsi le jeune amant, seul, loin de ses délices,
- Art d'aimer, fragment VISi d'un mot échappé l'outrageuse rudesse
- Art d'aimer, fragment VIIIQu'il est doux, au retour de la froide saison,
- Au chevalier de PangeQuand la feuille en festons a couronné les bois,
- Au marquis de BrazaisI
- Aux frères de PangeAujourd'hui qu'au tombeau je suis prêt à descendre,
- Aux frères TrudaineAmis, couple chéri, cœurs formés pour le mien,
B 3
C 3
D 3
E 3
F 2
H 4
I 6
- Il n'est donc plus d'espoir, et ma plainte perdueA son esprit distrait n'est pas mème rendue !
- Il n'est que d'être roi pour être heureux au mondeBénis soient tes décrets, ô Sagesse profonde !
- Il n’est donc plus d’espoirIl n'est donc plus d'espoir, et ma plainte perdue
- « Ils croyaient se cacher dans leur bassesse obscure ».....................................................
- « Ils vivent cependant et de tant de victimes »Les cris ne montent point vers toi.
- Imitation d’OvideBacchus se déguisait sous un moins beau visage,
J 5
- J'étais un faible enfant qu'elle était grande et belleElle me souriait et m'appelait près d'elle.
- Je sais, quand le midi leur fait désirer l'ombreEntrer à pas muets sous le roc frais et sombre,
- Je suis né pour l’amourJe suis né pour l'amour, j'ai connu ses travaux,
- Jeune fille, ton coeur avec nous veut se taireTu fuis, tu ne ris plus ; rien ne saurait te plaire.
- J’ai suivi les conseils d’une triste sagesseJe suis donc sage enfin ; je n'ai plus de maîtresse.
L 29
- L'AmériqueFragments
- L'amour endormiLà reposait l'Amour, et sur sa joue en fleur
- L'amour et le bergerLoin des bords trop fleuris de Gnide et de Paphos,
- L'amour laboureurNouveau cultivateur, armé d'un aiguillon,
- L'art, des transports de l'âme est un faible interprèteL'art ne fait que des vers, le coeur seul est poëte.
- La France libre........................... Terre, terre chérie
- La Jeune Captive« L’épi naissant mûrit de la faux respecté;
- La Jeune Locrienne« Fuis, ne me livre point. Pars avant son retour ;
- La Jeune PoésieVierge au visage blanc, la jeune Poésie
- La Jeune TarentinePleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés,
- La LibertéLE CHEVRIER.
- La République des LettresIl n’est que d’être roi pour être heureux au monde.
- Le Jeu de PaumeI
- Le jeune malade" Apollon, dieu sauveur, dieu des savants mystères,
- Le Malade« Apollon, dieu sauveur, dieu des savants mystères,
- Le MendiantC’était quand le printemps a reverdi les prés.
- Le Retour d’Ulysse....................
- Les AmoursI
- Les esclaves d'Amour ont tant versé de pleursS'il a quelques plaisirs, il a tant de douleurs !
- Les JardinsSecrets observateurs, leur studieuse main
- Loin des bords trop fleuris de Gnide et de PaphosEffrayé d'un bonheur ennemi du repos,
- Lydé" Mon visage est flétri des regards du soleil.
- L’AmériqueMagellan, fils du Tage, et Drake et Bougainville
- L’art des transports de l’âmeL'art des transports de l'âme est un faible interprète ;
- L’Art d’aimerI
- L’Aveugle« Dieu dont l’arc est d’argent, dieu de Claros, écoute ;
- L’enlèvement d’EuropeTelle éclate Vénus au milieu des trois soeurs.
- L’InventionO fils du Mincius, je te salue, ô toi
- L’OaristysDAPHNIS.
M 5
N 1
O 11
- Ô délices d'amour ! et toi, molle paresseVous aurez donc usé mon oisive jeunesse !
- Ô délices d’amour !Ô délices d'amour, et toi, molle paresse,
- Ô jeune adolescentI
- Ô jours de mon printempsÔ jours de mon printemps, jours couronnés de rose,
- Ô jours de mon printemps, jours couronnés de roseA votre fuite en vain un long regret s'oppose.
- Ô Muses, accourez ; solitaires divinesAmantes des ruisseaux, des grottes, des collines !
- Ô nécessité dure ! ô pesant esclavage !Ô sort ! je dois donc voir, et dans mon plus bel âge,
- Oh ! puisse le ciseau qui doit trancher mes joursSur le sein d'une belle en arrêter le cours !
- « On dit que le dédain froid et silencieux »Devint une ardente colère,
- On vit ; on vit infâme......................................................
- Où sont ces grands tombeauxOù sont ces grands tombeaux qui devaient à jamais
P 4
Q 2
S 8
- Sa langue est un fer chaud« Sa langue est un fer chaud. Dans ses veines brûlées
- Souffre un moment encorSouffre un moment encor ; tout n'est que changement ;
- Souvent le malheureux songe à quitter la vieL'espérance crédule à vivre le convie.
- Souvent le malheureux sourit parmi ses pleursEt voit quelque plaisir naître au sein des douleurs.
- Sur la mort d'un enfantL'innocente victime, au terrestre séjour,
- Sur un groupe de Jupiter et d'EuropeÉtranger, ce taureau qu'au sein des mers profondes
- SusanneJe dirai l'innocence en butte à l'imposture,
- SuzanneJe dirai l'innocence en butte à l'imposture,
T 6
- Tel j’étais autrefoisTel j'étais autrefois et tel je suis encor.
- Terre, terre chérieQue la liberté sainte appelle sa patrie ;
- Toujours ce souvenir m'attendrit et me toucheQuand lui-même, appliquant la flûte sur ma bouche,
- Tout homme a ses douleursTout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frères
- Tout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frèresChacun d'un front serein déguise ses misères.
- Triste vieillard...(Saint-Lazare)