Joséphin Soulary
1815–1891
Best-known poems
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Rêves ambitieux
Si j’avais un arpent de sol, mont, val ou plaine,
Avec un filet d’eau, torrent, source ou ruisseau,
J’y planterais un arbre, olivier, saule ou frêne, … -
Les Deux Cortèges
Deux cortèges se sont rencontrés à l’église.
L’un est morne : — il conduit le cercueil d’un enfant ;
Une femme le suit, presque folle, étouffant … -
Une grande douleur
Comme il vient de porter sa pauvre femme en terre,
Et qu’on est d’humeur noire un jour d’enterrement,
Il entre au cabaret ; car la tristesse altère, …
All poems (19)
- AlineLa neige a couvert tout entier
- Barbarie noster abundat amorComme un bourreau rusé qui tend à sa victime
- Dame la PaixA l’époque où le soin de surveiller sa terre
- Febris accessioJe me sentais descendre, emporté dans le vide,
- Justice boiteusePar ces temps de rancune, un jour ne passe guère
- La SuccubeTa langue à tout jamais doit-elle être scellée,
- Le Faiseur de cercueilsLe charpentier des morts sommeille. Il est minuit.
- Les Deux CortègesDeux cortèges se sont rencontrés à l’église.
- Les Ironies de la mortEnfant mal accueilli, comme un fardeau qui gêne,
- L’ImmobileQuand la mort (notre heure est écrite)
- Naufragé convertiNaufragé converti, j’ai voué ma carène
- Néant peupléL’immensité t’écrase, — impasse
- OaristysIls vont, beaux amoureux, côte à côte, en silence,
- Rêves ambitieuxSi j’avais un arpent de sol, mont, val ou plaine,
- Sonnet de décembreL’hiver est là. L’oiseau meurt de faim ; l’homme gèle.
- Sonnet d’aoûtL’aube est volcan ; midi, fournaise ; août fait éclore
- Sub sole quid novi ?Sous mes yeux vainement tout se métamorphose,
- Une grande douleurComme il vient de porter sa pauvre femme en terre,
- « Dans la Bresse au sol gris »Dans la Bresse au sol gris coupé d’étangs limpides,