Henri de Régnier
1864–1936
Henri de Régnier (1864–1936) was a French poet and novelist from Honfleur, a leading Symbolist and a regular at Mallarmé’s Tuesday gatherings. He married Marie de Heredia, the daughter of the poet José-Maria de Heredia.
His collections include Poèmes anciens et romanesques, Les Jeux rustiques et divins and La Cité des eaux, a book of poems on the gardens of Versailles. He also wrote many novels and was elected to the Académie française in 1911.
Best-known poems
-
Le Jardin mouillé
La croisée est ouverte; il pleut
Comme minutieusement,
A petit bruit et peu à peu, … -
Apparition
Le galop de la houle écume à l'horizon.
Regarde. La voici qui vient. Les vagues sont
Farouches et le vent dur qui les fouette rue … -
Sur la grève
Couche-toi sur la grève et prends en tes deux mains,
Pour le laisser couler ensuite, grain par grain,
De ce beau sable blond que le soleil fait d’or ; … -
Le Vœu
« N’avez-vous pas tenu en vos mains souveraines
La souplesse de l’eau et la force du vent ?
Le nombreux univers en vous fut plus vivant … -
Léda
Au centre du bassin où le marbre arrondi
Entoure une onde léthargique qui tressaille
D’une ride qu’y fait, de son bec qui l’entaille, … -
L’Ombre nue
J’ai fait de mon Amour cette blanche statue.
Regarde-la. Elle est debout, pensive et nue,
Au milieu du bassin où la mire son eau …
All poems (99)
# 6
- 1914-1916Ô Muses, par tous ces héros que vous pleurez
- 1914-1916/Le PèreTes pas sont lourds. L’âge te courbe. Tu es vieux
- 1914-1916/Le SermentJe jure de garder dans mon cœur cette haine
- 1914-1916/Le Soldat« Hier encor, j’aimais les roses,
- 1914-1916/L’AttenteOn attend. Nul cœur n’est sombre
- 1914-1916/Salut aux braves !Ils ont dit, fous de haine et d’orgueil : « Nous allons
A 2
C 2
D 1
E 3
F 3
H 2
I 3
J 1
L 62
- La CollineCette colline est belle, inclinée et pensive ;
- La CourseVous m’avez dit :
- La DemoiselleLe grand bonnet de tulle est doux aux cheveux gris;
- La FaçadeGlorieuse, monumentale et monotone,
- La Fleur du soirNe crois pas, ô passant, à me voir, quand tu passes,
- La Lune JauneCe long jour a fini par une lune jaune
- La NeigeLa neige astucieuse et le silence adroit
- La Nuit des DieuxHomme ! Je t’ai suivi longtemps, tu ne m’as pas
- La NympheL’eau calme qui s’endort, déborde et se repose
- La Pendule de porcelaineLe jardin rit au fleuve et le fleuve soupire
- La Plainte du Cyclope« Toi qui dans l’air léger lances d’un souffle pur
- La RampeLa double rampe, auprès du bassin que surplombe
- La VoixJe ne veux de personne auprès de ma tristesse
- LatoneLe quinconce, le buis, les ifs et les cyprès,
- Le Bassin noirLaisse le Printemps rire en sa gaine de pierre
- Le Bassin roseSi le jet d’eau s’est tu dans la vasque, si l’or
- Le Bassin vertSon bronze qui fut chair l’érige en l’eau verdie,
- Le BonheurSois heureuse ! qu’importe à tes yeux l’horizon
- Le BouquetSur la rosace éclose au centre du parquet
- Le Bûcher d’HerculeHercule pour mourir monte sur son bûcher.
- Le Centaure blesséLe cri qu’il nous arrache est un hennissement.
- Le CréoleTricorne galonné, jabot et haute canne,
- Le CyprèsCe haut cyprès ! c’est là qu’un soir est mort l’Amour,
- Le DépartJe n'emporte avec moi sur la mer sans retour
- Le FeuRentre. Je ne vois plus ton visage. Rentrons.
- Le FleuveEmporte dans tes yeux la couleur de ses eaux.
- Le HuguenotLa corde, le bûcher, le fagot, la potence,
- Le JardinTu m’as vu bien souvent, de ton verger voisin
- Le Jardin mouilléLa croisée est ouverte; il pleut
- Le LivrePrends le livre. Assieds-toi dans l'herbe où ton fuseau
- Le PassagerLaisse la porte ouverte à tous, qu'un autre tente
- Le PasséAvec des mains de haine et de colère, Amour !
- Le PavillonLa corbeille, la pannetière et le ruban
- Le ReposLe bronze grave étreint de son sommeil pesant
- Le Sang de Marsyas1842-1898.
- Le SilenceLe silence est peut-être une voix qui s’est tue
- Le SingeAvec son perroquet, sa chienne et sa négresse
- Le SocleL’Amour qui souriait en son bronze d’or clair
- Le SoldatAu tocsin qui sonna la fuite de Varennes
- Le SommeilPenses-tu que ces fleurs, ces feuilles et ces fruits,
- Le SouvenirQu’un autre, en arrivant au soir de son destin,
- Le Vœu« N’avez-vous pas tenu en vos mains souveraines
- LédaAu centre du bassin où le marbre arrondi
- Les ClochesCe matin est si clair, si pur et si limpide
- Les FeuillesTa robe lente, pas à pas, soulève et traîne
- Les ScaligerIls dorment dans l’armure et couchés sur le dos,
- Les StatuesLes feuilles, une à une, et le temps, heure à heure,
- LiedDors lentement avec des rêves
- L’AbandonLe carrosse d’or roux, la chaise, le sabot
- L’AlgueDans l'aurore rieuse ou le matin qui vente
- L’AutomneSi l’automne fut douce au soir de ta beauté,
- L’EnceladeLes hauts buis d’alentour bordent un rond-point d’eau.
- L’EscalierToute la Gloire avec le glaive et l’étrier,
- L’HeureL’invariable buis et le cyprès constant
- L’Homme et les DieuxLa terre est chaude encor de son passé divin.
- L’ÎleL’île basse, parmi les eaux, isole en elle,
- L’ImageQue pour d’autres l’amour rende triste l’aurore
- L’OdeurSi tu songes l’Amour, si tu rêves la Mort,
- L’Ombre nueJ’ai fait de mon Amour cette blanche statue.
- L’OncleLes abbés à rabat et les marquis coquets
- L’Oubli suprêmeQue m’importe le soir puisque mon âme est pleine
- L’UrneSépulcre de silence et tombeau de beauté,