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Ô Muses, par tous ces héros que vous pleurez / Et qui sont morts, là-bas, loin de vos bras sacrés, …
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Tes pas sont lourds. L’âge te courbe. Tu es vieux / Et cependant je vois une flamme en tes yeux… …
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Je jure de garder dans mon cœur cette haine / Jusqu’à son dernier battement ; …
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« Hier encor, j’aimais les roses, / L’azur, les longs jours d’été, …
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On attend. Nul cœur n’est sombre / Du grand devoir accepté, …
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Ils ont dit, fous de haine et d’orgueil : « Nous allons / « Enfin fouler leur sol avec nos lourds talons ! …
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Le noir lierre aux douces roses enlacé / Décore le portique et son treillage vert, …
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Oh ! quel farouche bruit font dans le crépuscule / Les chênes qu’on abat pour le bûcher d’Hercule ! …
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Le dauphin, le triton et l’obèse grenouille / Diamantant d’écume et d’or Latone nue, …
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Décembre a noirci l’if et gelé le bassin, / Le buis silencieux est saupoudré de givre, …
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Le cheval gigantesque est debout ; un grand rire / L’entoure. Entends grincer le câble qui le tire, …
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J’ai feint que des Dieux m’aient parlé ; / Celui-là ruisselant d’algues et d’eau, …
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Cette colline est belle, inclinée et pensive ; / Sa ligne sur le ciel est pure à l’horizon. …
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Vous m’avez dit : / Laisse-les vivre …
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Glorieuse, monumentale et monotone, / La façade de pierre effrite au vent qui passe …
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Ne crois pas, ô passant, à me voir, quand tu passes, / Les mains vides, assis à mon seuil où s’enlace, …
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Ce long jour a fini par une lune jaune / Qui monte mollement entre les peupliers, …
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Homme ! Je t’ai suivi longtemps, tu ne m’as pas / Entendue, et l’écho qui seul double ton pas …
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L’eau calme qui s’endort, déborde et se repose / Au bassin de porphyre et dans la vasque en pleurs …
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Le jardin rit au fleuve et le fleuve soupire / Du regret éternel de sa rive qu'il fuit, …
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« Toi qui dans l’air léger lances d’un souffle pur / La chanson de ta flûte en gammes vers l’azur …
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La double rampe, auprès du bassin que surplombe / La terrasse de marbre où le buis nu serpente, …
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Le quinconce, le buis, les ifs et les cyprès, / La rocaille coquette et la vasque pensive …
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Le cri qu’il nous arrache est un hennissement. / J. M. DE HEREDIA. …
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Tricorne galonné, jabot et haute canne, / Tel, jadis, abordant au sable de la crique, …
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Ce haut cyprès ! c’est là qu’un soir est mort l’Amour, / Dans l’ombre chaude encor de sa rouge journée, …
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Rentre. Je ne vois plus ton visage. Rentrons. / Il est trop tard déjà pour s’asseoir au perron …
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La corde, le bûcher, le fagot, la potence, / La flamme cauteleuse et le chanvre retors …
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Tu m’as vu bien souvent, de ton verger voisin / Où le pampre vineux annonce le raisin, …
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La croisée est ouverte; il pleut / Comme minutieusement, …
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Prends le livre. Assieds-toi dans l'herbe où ton fuseau / Également chargé de laine blanche et noire …
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Laisse la porte ouverte à tous, qu'un autre tente / De rallumer à l'âtre où le feu s'est éteint …
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La corbeille, la pannetière et le ruban / Nouant la double flûte à la houlette droite, …
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Le bronze grave étreint de son sommeil pesant / Ton corps au geste las et ta face verdie ; …
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1842-1898. / Ceux-ci, las dès l’aurore et que tenta la vie, …
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Avec son perroquet, sa chienne et sa négresse / Qui lui tend le peignoir et sèche l'eau du bain …
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L’Amour qui souriait en son bronze d’or clair / Au centre du bassin qu’enfeuille, soir à soir, …
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Au tocsin qui sonna la fuite de Varennes / Et qui, de cloche en cloche, alla de bourg en bourg, …
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Penses-tu que ces fleurs, ces feuilles et ces fruits, / Et cet âpre laurier plus amer que la cendre, …
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« N’avez-vous pas tenu en vos mains souveraines / La souplesse de l’eau et la force du vent ? …
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Ils dorment dans l’armure et couchés sur le dos, / Leurs mains jointes, pourtant, ont l’air prêtes encore …
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Le carrosse d’or roux, la chaise, le sabot / Qui piaffe au pavé clair et sonne sur la dalle, …
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Dans l'aurore rieuse ou le matin qui vente / Je m'éveille en sursaut et pousse le volet, …
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Les hauts buis d’alentour bordent un rond-point d’eau. / Aux angles du bassin, devant leurs ombres graves, …
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Toute la Gloire avec le glaive et l’étrier, / Et la terre qui saigne et la mer qui écume, …
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La terre est chaude encor de son passé divin. / Les dieux vivent dans l’homme, ainsi que dans le vin …
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Si tu songes l’Amour, si tu rêves la Mort, / Si ton miroir est trouble à te sourire, écoute …
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J’ai fait de mon Amour cette blanche statue. / Regarde-la. Elle est debout, pensive et nue, …
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Les abbés à rabat et les marquis coquets / Minaudent en lorgnant les dames peu farouches, …
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Que m’importe le soir puisque mon âme est pleine / De la vaste rumeur du jour où j’ai vécu ! …
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Sépulcre de silence et tombeau de beauté, / La Tristesse conserve en cendres dans son urne …
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Avec la laideur rustique / De ton masque biscornu, …
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Cette statue est charmante / De la femme qu’elle fut …
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La Mer écume et gronde autour de l'âpre îlot / Que tourmente le vent et harcèle le flot. …
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Plains-moi, car je n’eus rien à donner à l’Amour, / Ni fleurs de mon Été, ni fruits de mon Automne, …
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Celui dont l’âme est triste et qui porte à l’automne / Son cœur brûlant encor des cendres de l’été, …
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Couche-toi sur la grève et prends en tes deux mains, / Pour le laisser couler ensuite, grain par grain, …
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Un souvenir royal, mélancolique et tendre, / Erre dans le palais et rôde par l’allée, …
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Sois nombreux par le Verbe et fort par la Parole, / Actif comme la ruche et comme la cité ; …
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O Vérone ! cité de vengeance et d’amour, / Ton Adige verdi coule une onde fielleuse …
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Pour que ton rire pur, jeune, tendre et léger, / S’épanouisse en fleur sonore, …