Pernette du Guillet
1520–1545
Best-known poems
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Si j'aime cil, que je devrais haïr
Si j'aime cil, que je devrais haïr,
Et hais celui, que je devrais aimer,
L'on ne s'en doit autrement ebahir, …
All poems (69)
A 4
B 1
C 8
- C'est un grand mal se sentir offenséEt ne s'oser, ou savoir à qui plaindre :
- C'est une ardeur d'autant plus violenteQu'elle ne peut par Mort ni temps périr :
- Ce grand renom de ton meslé sçavoirDemonstre bien, que tu es l’excellence
- Celle clarté mouvante sans ombrageQui m'éclaircit en mes ténébreux jours,
- Combien de fois ai-je en moi souhaitéMe rencontrer sur la chaleur d'été
- Comme le corps ne permect point de veoirA son esprit, ny sçauoir sa puissance :
- Comme le corps ne permet point de voirÀ son esprit, ni savoir sa puissance :
- Coq-à-l'âneAmi, je n'ai Laquais, ni Page,
D 2
E 2
H 1
J 10
- J'ai été par un long temps déçueJ'ai été par un long temps
- Jà n'est besoin que plus je me soucieSi le jour faut, ou que vienne la nuit,
- Jà n’est besoing que plus je me soucieIà n’est besoing que plus ie me soucie,
- Je ne crois point ce que vous ditesQue tant de bien me désiriez,
- Je puis avoir failly par ignoranceIe puis avoir failly par ignorance,
- Je suis la JournéeVous, Amy, le jour,
- Je suis tant bien que je ne le puis direIe suis tant bien, que ie ne le puis dire,
- Je te promis au soir que pour ce jourIe t'ai promis au soir, que pour ce iour
- Je te promis au soir que...Je te promis au soir que, pour ce jour,
- J’ay esté par un long tempsI’ay esté par vn long temps
L 12
- L'une vous aime, et si ne peut savoirQu'Amour lui soit ou propice, ou contraire :
- La fortune envieuseVoyant mon jour passer,
- La nuict estoit pour moy si tresobscureQue Terre, & Ciel elle m’obscurissoit,
- La nuit était pour moi si très-obscureQue Terre et Ciel elle m'obscurcissait,
- Le Corps ravi, l'Âme s'en émerveilleDu grand plaisir qui me vient entamer,
- Le grand desir du plaisir admirableSe doit nourrir par vn contentement
- Le grand désir du plaisir admirableSe doit nourrir par un contentement
- Le hault pouvoir des astres a permisLe hault pouvoir des astres à permis
- Le haut pouvoir des Astres a permisQuand je naquis - d'être heureuse et servie :
- L’ame et l’esprit sont pour le corps ornerL’ame, & l’esprit sont pour le corps orner,
- L’heur de mon mal enflammant le desirFeit distiller deux cueurs en vn debuoir :
- L’heureuse cendre aultresfois composeeEn un corps chaste, ou Vertu reposa,
M 2
O 3
P 9
- Par ce dizain clairement je m'accuseDe ne savoir tes vertus honorer,
- Par ce dizain clerement je m’accusePar ce dizain clerement ie m’accuse
- Parfaite amitiéQuant est d'Amour, je crois que c'est un songe,
- Point ne se faut sur Amour excuserComme croyant qu'il ait forme, et substance
- Pour contenter celuy qui me tourmenteChercher ne veulx remede a mon tourment :
- Pour une anatomieQui voudra bien contempler l'Univers,
- Prenez le cas que comme je suis vostre(Et estre veulx) vous soyez tout a moy :
- Prenez le cas que, comme je suis vôtreEt être veux - vous soyez tout à moi :
- Puis qu'il t’a pleu de me faire congnoistrePuis qu’il t’à pleu de me faire congnoistre,
Q 4
R 1
S 9
- Sais-tu pourquoi de te voir j'eus envieC'est pour aider à l'ouvrier, qui cessa,
- Sans connaissance aucune en mon Printemps j'étaisAlors aucun soupir encor point ne jetais,
- Sçais tu pourquoy de te veoir j’euz envieSçais tu pourquoy de te veoir i’euz enuie :
- Si j'aime cil, que je devrais haïrEt hais celui, que je devrais aimer,
- Si je n'ai pu comme vouloisVous réciter au long, et dire
- Si le servir merite recompenseSi le seruir merite recompense,
- Si tu ne veulx l’anneau tant estimerQue d’vn baiser il te soit racheptable :
- Soit que par égale puissanceL'affection, et le désir
- Soit que par esgalle puissanceL'affection, & le desir