Philippe Desportes
1546–1606
Philippe Desportes (1546–1606) was a French poet from Chartres, the favourite court poet of Henri III. His elegant love poetry, in the manner of Petrarch and the Italian poets, was enormously popular and made him rich.
His Premières Œuvres (1573) include sonnets, elegies and songs such as “Rosette, pour un peu d’absence”. In later life he translated the Psalms into French verse. Malherbe’s sharp criticism of his work marked the move toward French classicism.
Best-known poems
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Las ! que me sert de voir ces belles plaines
Las ! que me sert de voir ces belles plaines,
Pleines de fruits, d'arbrisseaux et de fleurs ;
De voir ces prés bigarrés de couleurs, …
All poems (72)
A 7
- « À la beauté du Ciel votre beauté j’égale »Le Ciel en sa rondeur toute forme contient,
- A pas lents et tardifs tout seul je me promèneEt mesure en rêvant les plus sauvages lieux ;
- « À pas lents et tardifs tout seul je me promène »À pas lens et tardifs tout seul je me promaine,
- Amour en même instant m'aiguillonne et m'arrêteM'assure et me fait peur, m'ard et me va glaçant,
- Amour, tu es aveugle et d'esprit et de vueDe ne voir pas comment ta force diminue,
- Arrête un peu, mon Coeur, où vas-tu si courant ?- Je vais trouver les yeux qui sain me peuvent rendre.
- Autour des corps, qu'une mort avancéePar violance a privez d'un beau jour,
B 1
C 9
- C'était un jour d'été de rayons éclairciJ'en ai toujours au coeur la souvenance empreinte,
- Celui que l'Amour range à son commandementChange de jour en jour de façon différente.
- Celui qui n'a point vu le printemps gracieuxQuand il étale au ciel sa richesse prisée,
- Cependant que l'honnêtetéRetenait ta jeune beauté
- « Cette belle ennemie et d’Amour et de moi »Qui presqu'en se jouant range tout en servage,
- Ceux qui liront ces vers qu'en pleurant j'ay chantezNon pour gloire ou plaisir, ains forcé du martire,
- ChansonUn doux trait de vos yeux, ô ma fiere deesse !
- Chaste soeur d'Apollon dont je suis éclairéLe jour comme la nuit, déité redoutable
- Contre une nuit trop claireÔ Nuit ! jalouse Nuit, contre moi conjurée,
D 4
E 6
- Elle pleurait, toute pâle de crainteLors que la Mort sa moitié menaçait,
- Éloignant vos beautés, je vous laisse en ma placeMon coeur qui, comme moi, point ne vous laissera.
- Enfin les dieux bénins ont exaucé mes crisLa beauté qui me blesse, et qui tient mes esprits
- Enfin, l'Amour cruel à tel point m'a rangéQue ma triste dépouille en cendre est convertie,
- EpigrammeJe t'apporte, ô sommeil, du vin de quatre années
- Epouvantable Nuit, qui tes cheveux noircisCouvres du voile obscur des ténèbres humides
H 1
I 1
J 9
- J'ai dit à mon désir : pense à te bien guiderRien trop bas, ou trop haut, ne te fasse distraire.
- J'ai longtemps voyagé, courant toujours fortuneSur une mer de pleurs, à l'abandon des flots
- Je crois que tout mon lit de chardons est seméQu'il est rude et malfait. Hé ! Dieu suis-je si tendre
- « Je crois que tout mon lit de chardons est semé »Qu'il est rude et malfait. Hé ! Dieu suis-je si tendre
- Je l'aimais par dessein la connaissant volagePour retirer mon coeur d'un lien fort dangereux,
- Je ne refuse point qu'en si belle jeunesseDe mille et mille amants vous soyez la maîtresse,
- Je ressemble en aimant au valeureux PerséeQue sa belle entreprise a fait si glorieux,
- « Je vous offre ces vers qu’Amour m’a fait écrire »De vos yeux ses flambeaux ardemment agité,
- « J’ai dit à mon désir : pense à te bien guider »J’ay dit à mon desir : Pense à te bien guider,
L 5
- L'âpre fureur de mon mal véhémentSi hors de moi m'étrange et me retire
- Las ! je ne verray plus ces soleils gracieuxQui servoient de lumiere à mon ame egarée !
- Las ! que me sert de voir ces belles plainesPleines de fruits, d'arbrisseaux et de fleurs ;
- Le tens leger s'enfuit sans m'en apercevoirQuand celle à qui je suis mes angoisses console :
- « L’âpre fureur de mon mal véhément »Si hors de moi m’étrange et me retire,
M 4
- Ma nef passe au destroit d'une mer courroucéeMa nef passe au destroit d'une mer couroucée,
- « Ma nef passe au destroit d’une mer couroucée »Toute comble d’oubly, l’hiver à la minuict ;
- Marchands, qui recherchez tout le rivage moreDu froid Septentrion et qui, sans reposer,
- Misérables travaux, vagabonde penséeSoucis continuels, espoirs faux et soudains,
N 1
O 3
P 2
Q 7
- Qu'on m'arrache le coeur, qu'on me fasse endurerLe feu, le fer, la roue, et tout autre supplice,
- Quand j'approche de vous, et que je prends l'audaceDe regarder vos yeux, rois de ma liberté,
- Quand je pouvais me plaindre en l'amoureux tourmentDonnant air à la flamme en ma poitrine enclose,
- Quand nous aurons passé l'Infernale rivièreVous et moy pour nos maux damnez aux plus bas lieux,
- Quand quelquefois je pense à ma première vieDu temps que je vivais seul roi de mon désir,
- Que servirait nier chose si reconnueJe l'avoue, il est vrai, mon amour diminue,
- Que vous m'allez tourmentantDe m'estimer infidèle !
R 1
S 8
- S'il est vrai que le ciel ait sa course éternelleQue l'air soit inconstant, la mer sans fermeté,
- Si la foi plus certaine en une âme non feinteUn honnête désir, un doux languissement,
- Si la loi des amours saintement nous assembleAvec un seul esprit nous faisant respirer,
- Si la vierge Erigone, Andromède, et CythèreAstres pleins d'amitié, bénins et gracieux,
- Solitaire et pensif, dans un bois écartéBien loin du populaire et de la tourbe épaisse,
- Sommeil, paisible fils de la Nuit solitairePère alme, nourricier de tous les animaux,
- Sonnet spirituel (XVIII)Je regrette en pleurant les jours mal employez
- Sur les abysmes creux des fondements poserSur les abymes creux des fondements poser