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A pas lents et tardifs tout seul je me promène / Et mesure en rêvant les plus sauvages lieux ; …
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Amour en même instant m'aiguillonne et m'arrête, / M'assure et me fait peur, m'ard et me va glaçant, …
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Amour, tu es aveugle et d'esprit et de vue, / De ne voir pas comment ta force diminue, …
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Arrête un peu, mon Coeur, où vas-tu si courant ? / - Je vais trouver les yeux qui sain me peuvent rendre. …
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Autour des corps, qu'une mort avancée / Par violance a privez d'un beau jour, …
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Blessé d'une plaie inhumaine, / Loin de tout espoir de secours, …
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C'était un jour d'été de rayons éclairci, / J'en ai toujours au coeur la souvenance empreinte, …
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Celui que l'Amour range à son commandement / Change de jour en jour de façon différente. …
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Celui qui n'a point vu le printemps gracieux / Quand il étale au ciel sa richesse prisée, …
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Cependant que l'honnêteté / Retenait ta jeune beauté …
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Ceux qui liront ces vers qu'en pleurant j'ay chantez, / Non pour gloire ou plaisir, ains forcé du martire, …
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Chaste soeur d'Apollon dont je suis éclairé / Le jour comme la nuit, déité redoutable …
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Ô Nuit ! jalouse Nuit, contre moi conjurée, / Qui renflammes le ciel de nouvelle clarté, …
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De mes ans la fleur se déteint, / J'ai l'oeil cave et pâle le teint, …
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Douce Liberté désirée, / Déesse, où t'es-tu retirée, …
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Durant les grand's chaleurs, j'ai vu cent mille fois / Qu'en voyant un éclair flamboyer en la nue, …
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Elle pleurait, toute pâle de crainte, / Lors que la Mort sa moitié menaçait, …
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Enfin les dieux bénins ont exaucé mes cris ! / La beauté qui me blesse, et qui tient mes esprits …
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Enfin, l'Amour cruel à tel point m'a rangé / Que ma triste dépouille en cendre est convertie, …
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Epouvantable Nuit, qui tes cheveux noircis / Couvres du voile obscur des ténèbres humides …
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Hélas ! si tu prens garde aux erreurs que j'ay faites, / Je l'advouë, ô Seigneur ! mon martyre est bien doux : …
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Icare est chu ici, le jeune audacieux, / Qui pour voler au Ciel eut assez de courage : …
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J'ai longtemps voyagé, courant toujours fortune / Sur une mer de pleurs, à l'abandon des flots …
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Je l'aimais par dessein la connaissant volage, / Pour retirer mon coeur d'un lien fort dangereux, …
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Je ne refuse point qu'en si belle jeunesse / De mille et mille amants vous soyez la maîtresse, …
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Je ressemble en aimant au valeureux Persée / Que sa belle entreprise a fait si glorieux, …
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Las ! je ne verray plus ces soleils gracieux, / Qui servoient de lumiere à mon ame egarée ! …
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Las ! que me sert de voir ces belles plaines, / Pleines de fruits, d'arbrisseaux et de fleurs ; …
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Le tens leger s'enfuit sans m'en apercevoir, / Quand celle à qui je suis mes angoisses console : …
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Ma nef passe au destroit d'une mer couroucée, / Toute comble d'oubly, l'hiver à la minuict ; …
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Marchands, qui recherchez tout le rivage more / Du froid Septentrion et qui, sans reposer, …
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Misérables travaux, vagabonde pensée, / Soucis continuels, espoirs faux et soudains, …
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Nuict, mere des soucis, cruelle aux affligez, / Qui fait que la douleur plus poignante est sentie, …
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Pourquoi si follement croyez-vous à un verre, / Voulant voir les beautés que vous avez des cieux ? …
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Somme, doux repos de nos yeux. / Aimé des hommes et des dieux, …
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Qu'on m'arrache le coeur, qu'on me fasse endurer / Le feu, le fer, la roue, et tout autre supplice, …
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Quand j'approche de vous, et que je prends l'audace / De regarder vos yeux, rois de ma liberté, …
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Quand je pouvais me plaindre en l'amoureux tourment, / Donnant air à la flamme en ma poitrine enclose, …
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Quand nous aurons passé l'Infernale rivière, / Vous et moy pour nos maux damnez aux plus bas lieux, …
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Quand quelquefois je pense à ma première vie / Du temps que je vivais seul roi de mon désir, …
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Que servirait nier chose si reconnue ? / Je l'avoue, il est vrai, mon amour diminue, …
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Que vous m'allez tourmentant / De m'estimer infidèle ! …
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Rosette, pour un peu d'absence, / Votre coeur vous avez changé, …
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S'il est vrai que le ciel ait sa course éternelle, / Que l'air soit inconstant, la mer sans fermeté, …
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Si la foi plus certaine en une âme non feinte, / Un honnête désir, un doux languissement, …
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Si la loi des amours saintement nous assemble, / Avec un seul esprit nous faisant respirer, …
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Si la vierge Erigone, Andromède, et Cythère, / Astres pleins d'amitié, bénins et gracieux, …
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Solitaire et pensif, dans un bois écarté, / Bien loin du populaire et de la tourbe épaisse, …
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Sommeil, paisible fils de la Nuit solitaire, / Père alme, nourricier de tous les animaux, …
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Je regrette en pleurant les jours mal employez / A suivre une beauté passagere et muable, …
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Sur les abymes creux des fondements poser / De la terre pesante, immobile et féconde, …
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Un ivoire vivant, une neige animée, / Fait que mon oeil ravi ne s'en peut retirer. …
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Vos yeux, belle Diane, ont autant de puissance / Qu'une arquebuse à roue, et vos sourcils voûtés, …
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Vous n'aimez rien que vous, de vous-même maîtresse, / Toute perfection en vous seule admirant, …
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Cette belle ennemie et d'Amour et de moi, / Qui presqu'en se jouant range tout en servage, …
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Je crois que tout mon lit de chardons est semé ! / Qu'il est rude et malfait. Hé ! Dieu suis-je si tendre …
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Je vous offre ces vers qu’Amour m'a fait écrire, / De vos yeux ses flambeaux ardemment agité, …
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L’âpre fureur de mon mal véhément / Si hors de moi m’étrange et me retire, …
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Ma nef passe au destroit d’une mer couroucée, / Toute comble d’oubly, l’hiver à la minuict ; …
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À la beauté du Ciel votre beauté j'égale : / Le Ciel en sa rondeur toute forme contient, …
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Éloignant vos beautés, je vous laisse en ma place / Mon coeur qui, comme moi, point ne vous laissera. …
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Ô bien heureux qui peut passer sa vie / Entre les siens franc de haine et d'envie, …
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Ô mon coeur plein d'ennuis, que trop prompt j'arraché / Pour immoler à une, hélas ! qui n'en fait conté ! …
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Ô Songe heureux et doux ! où fuis-tu si soudain, / Laissant à ton départ mon âme désolée ? …