Joachim du Bellay
1522–1560
Joachim du Bellay (c. 1522–1560) was a French poet and a founder, with Pierre de Ronsard, of the group known as the Pléiade. His manifesto Défense et illustration de la langue française (1549) argued that French could rival Latin and Greek as a language of poetry.
During four years in Rome he wrote Les Antiquités de Rome and Les Regrets (1558), sonnets of homesickness and satire; “Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage” is one of the best-known poems in French. His sonnet sequence L’Olive was the first in French.
Best-known poems
-
Tant que l'oiseau de Jupiter vola
Tant que l'oiseau de Jupiter vola,
Portant le feu dont le ciel nous menace,
Le ciel n'eut peur de l'effroyable audace … -
Heureux, de qui la mort de sa gloire est suivie
Heureux, de qui la mort de sa gloire est suivie,
Et plus heureux celui dont l'immortalité
Ne prend commencement de la postérité, … -
Maraud, qui n'es maraud que de nom seulement
Maraud, qui n'es maraud que de nom seulement,
Qui dit que tu es sage, il dit la vérité :
Mais qui dit que le soin d'éviter pauvreté … -
Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome
Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome ?
Rome est de tout le monde un publique échafaud,
Une scène, un théâtre, auquel rien ne défaut … -
L'olive
I
je ne quiers pas la fameuse couronne,
Saint ornement du Dieu au chef doré, …
All poems (204)
A 13
- A l'ambitieux et avare ennemi des bonnes lettresSonnet
- À la ville du MansJ. Du bellay, A la ville du Mans.
- A Madame Marguerite, d'écrire en sa langueQuiconque soit qui s'étudie
- A monsieur d'AvansonSi je n'ai plus la faveur de la Muse,
- A Salm. MacrinPar ung tumbeau Arthemize honnora
- A son livreMon livre (et je ne suis sur ton aise envieux),
- A VénusAyant après long désir
- Après avoir longtemps erré sur le rivageOù l'on voit lamenter tant de chétifs de cour,
- Astres cruels, et vous dieux inhumainsCiel envieux, et marâtre nature,
- Au fleuve de LoireÔ de qui la vive course
- Au RoiNe vous pouvant donner ces ouvrages antiques
- Autant comme l'on peut en un autre langageUne langue exprimer, autant que la nature
- Ayant tant de malheurs gémi profondémentJe vis une cité quasi semblable à celle
B 2
C 26
- C'est ores, mon Vineus, mon cher Vineus, c'est oreQue de tous les chétifs le plus chétif je suis,
- C'était alors que le présent des dieuxPlus doucement s'écoule aux yeux de l'homme,
- C'était ores, c'était qu'à moi je devais vivreSans vouloir être plus que cela que je suis,
- Ce n'est l'ambition, ni le soin d'acquérirQui m'a fait délaisser ma rive paternelle,
- Ce n'est le fleuve tusque au superbe rivageCe n'est l'air des Latins, ni le mont Palatin,
- Ce n'est pas sans propos qu'en vous le ciel a misTant de beautés d'esprit et de beautés de face,
- Celle que Pyrrhe et le Mars de LibyeN'ont su dompter, cette brave cité
- Celle qui de son chef les étoiles passaitEt d'un pied sur Thétis, l'autre dessous l'Aurore,
- Cent fois plus qu'à louer on se plaît à médirePour ce qu'en médisant on dit la vérité,
- Cependant qu'au palais de procès tu devisesD'avocats, procureurs, présidents, conseillers,
- Cependant que la Cour mes ouvrages lisaitEt que la soeur du roi, l'unique Marguerite,
- Cependant que Magny ...Cependant que Magny suit son grand Avanson
- Cependant que tu dis ta Cassandre divineLes louanges du roi, et l'héritier d'Hector,
- Cependant que tu suis le lièvre par la plaineLe sanglier par les bois et le milan par l'air,
- Ces grands monceaux pierreux, ces vieux murs que tu voisFurent premièrement le clos d'un lieu champêtre :
- Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanterontCeux qui aiment l'honneur, chanteront de la gloire,
- Chant du désespéréLa Parque si terrible
- Combien que ton Magny ait la plume si bonneSi prendrais-je avec lui de tes vertus le soin,
- Comme jadis l'ame de l'universEnamourée en sa beaulté profonde,
- Comme l'on voit de loin sur la mer courroucéeUne montagne d'eau d'un grand branle ondoyant,
- Comme le champ semé en verdure foisonneDe verdure se hausse en tuyau verdissant,
- Comme le marinier, que le cruel orageA longtemps agité dessus la haute mer,
- Comme on passe en été le torrent sans dangerQui soulait en hiver être roi de la plaine,
- Comme un qui veut curer quelque cloaque immondeS'il n'a le nez armé d'une contresenteur,
- Comte, qui ne fis onc compte de la grandeurTon Du Bellay n'est plus : ce n'est plus qu'une souche
- Cousin, parle toujours des vices en communEt ne discours jamais d'affaires à la table,
D 16
- D'un vanneur de blé aux ventsA vous, troupe légère,
- Dans l'enfer de son corps mon esprit attaché(Et cet enfer, Madame, a été mon absence)
- De ce qu'on ne voit plus qu'une vague campagneOù tout l'orgueil du monde on a vu quelquefois,
- De ce royal palais que bâtiront mes doigtsSi la bonté du roi me fournit de matière,
- De quelque autre sujet que j'écrive, JodelleJe sens mon coeur transi d'une morne froideur,
- De voir mignon du roi un courtisan honnêteVoir un pauvre cadet l'ordre au col soutenir,
- De votre Dianet (de votre nom j'appelleVotre maison d'Anet) la belle architecture,
- Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclosTout cela qui depuis a rempli ce grand vide,
- Déjà la nuit en son parc amassaitUn grand troupeau d'étoiles vagabondes,
- Depuis que j'ai laissé mon naturel séjourPour venir où le Tibre aux flots tortus ondoie,
- Dessous ce grand François, dont le bel astre luitAu plus beau lieu du ciel, la France fut enceinte
- Dessus un mont une flamme alluméeA triple pointe ondoyait vers les cieux,
- Digne fils de Henri, notre Hercule gauloisNotre second espoir, qui portes sur ta face
- Divins esprits, dont la poudreuse cendreGît sous le faix de tant de murs couverts,
- Doulcin, quand quelquefois je vois ces pauvres fillesQui ont le diable au corps, ou le semblent avoir,
- D’un vanneur de bled aux ventsA vous, trouppe legere
E 6
- En mille crespillons les cheveux se friserSe pincer les sourcils, et d'une odeur choisie
- Encore que l'on eût heureusement comprisEt la doctrine grecque et la romaine ensemble,
- Espérez-vous que la postéritéDoive, mes vers, pour tout jamais vous lire ?
- Esprit royal, qui prends de lumière éternelleTa seule nourriture et ton accroissement,
- Et je pensais aussi ce que pensait UlysseQu'il n'était rien plus doux que voir encore un jour
- Et puis je vis l'arbre dodonienSur sept coteaux épandre son ombrage,
F 4
- Finalement sur le point que MorphéePlus véritable apparaît à nos yeux,
- Flatter un créditeur, pour son terme allongerCourtiser un banquier, donner bonne espérance,
- France, mère des arts, des armes et des loisTu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
- Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terreFuyons ce bord avare et ce peuple inhumain,
G 3
H 3
I 2
J 17
- J'aime la liberté, et languis en serviceJe n'aime point la cour, et me faut courtiser,
- Je fus jadis Hercule, or Pasquin je me nommePasquin fable du peuple, et qui fais toutefois
- Je hais du Florentin l'usurière avariceJe hais du fol Siennois le sens mal arrêté,
- Je hais plus que la mort un jeune casanierQui ne sort jamais hors, sinon aux jours de fête,
- Je me ferai savant en la philosophieEn la mathématique et médecine aussi :
- Je n'ai jamais pensé que cette voûte rondeCouvrît rien de constant : mais je veux désormais,
- Je n'escris point d'amour, n'estant point amoureuxJe n'escris de beauté, n'ayant belle maistresse,
- Je ne commis jamais fraude ni maléficeJe ne doutai jamais des points de notre foi,
- Je ne découvre ici les mystères sacrésDes saints prêtres romains, je ne veux rien écrire
- Je ne suis pas de ceux qui robent la louangeFraudant indignement les hommes de valeur,
- Je ne te conterai de Bologne et VeniseDe Padoue et Ferrare et de Milan encor,
- Je ne veux feuilleter les exemplaires GrecsJe ne veux retracer les beaux traits d'un Horace,
- Je ne veux point fouiller au sein de la natureJe ne veux point chercher l'esprit de l'univers,
- Je vis haut élevé sur colonnes d'ivoireDont les bases étaient du plus riche métal,
- Je vis l'oiseau qui le soleil contempleD'un faible vol au ciel s'aventurer,
- Je vis sourdre d'un roc une vive fontaineClaire comme cristal aux rayons du soleil,
- Je vis un fier torrent, dont les flots écumeuxRongeaient les fondements d'une vieille ruine :
L 15
- L'oliveI
- La Complaînte du désespéréQui prêtera la parole
- La grecque poésie orgueilleuse se vanteDu los* qu'à son Homère Alexandre donna,
- La jeunesse, Du Val, jadis me fit écrireDe cet aveugle archer qui nous aveugle ainsi :
- La nef qui longuement a voyagé, DillierDedans le sein du port à la fin on la serre :
- La Nouvelle Manière de faire son profit des lettresQuant à ce que tes vers frissonnent de froidure,
- La terre y est fertile, amples les édificesLes poêles bigarrés, et les chambres de bois,
- Las où est maintenant ce mespris de FortuneOù est ce coeur vainqueur de toute adversité,
- Le Babylonien ses hauts murs vanteraEt ses vergers en l'air, de son Ephésienne
- Le Breton est savant et sait fort bien écrireEn français et toscan, en grec et en romain,
- Le grand flambeau gouverneur de l'annéePar la vertu de l'enflammée corne
- Le Poète courtisanJe ne veulx point icy du maistre d’Alexandre
- Les Boys fueilluz, et les herbeuses RyvesN'admirent tant parmy sa Troupe saincte
- Loyre fameux, qui ta petite SourceEnfles de maintz gros fleuves, et Ruysseaux,
- L’Antérotique de la vieille et de la jeune amyeVieille, aussi vieille comme celle,
M 9
- Magny, je ne puis voir un prodigue d'honneurQui trouve tout bien fait, qui de tout s'émerveille,
- Maintenant je pardonne à la douce fureurQui m'a fait consumer le meilleur de mon âge,
- Malheureux l'an, le mois, le jour, l'heure et le pointEt malheureuse soit la flatteuse espérance,
- Maraud, qui n'es maraud que de nom seulementQui dit que tu es sage, il dit la vérité :
- Marcher d'un grave pas, et d'un grave sourcilEt d'un grave souris à chacun faire fête,
- Mars, vergogneux d'avoir donné tant d'heurA ses neveux que l'impuissance humaine
- Maudit soit mille fois le Borgne de LibyeQui, le coeur des rochers perçant de part en part,
- Morel, quand quelquefois je perds le temps à lireCe que font aujourd'hui nos trafiqueurs d'honneurs,
- Muse, qui autrefois chantas la verte OliveEmpenne tes deux flancs d'une plume nouvelle,
N 11
- N'étant de mes ennuis la fortune assouvieAfin que je devinsse à moi-même odieux,
- N'étant, comme je suis, encore exercitéPar tant et tant de maux au jeu de la fortune,
- Ne lira-t-on jamais que ce dieu rigoureuxJamais ne lira-t-on que cette Idalienne ?
- Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latinesPour couvrir leur traïson d'une humble privauté,
- Ne t'ébahis, Ronsard, la moitié de mon âmeSi de ton Du Bellay France ne lit plus rien,
- Ni la fureur de la flamme enragéeNi le tranchant du fer victorieux,
- Non autrement qu'on voit la pluvieuse nueDes vapeurs de la terre en l'air se soulever,
- Non pour ce qu'un grand roi ait été votre pèreNon pour votre degré et royale hauteur,
- Nous ne faisons la cour aux filles de MémoireComme vous qui vivez libres de passion :
- Nouveau venu, qui cherches Rome en RomeEt rien de Rome en Rome n'aperçois,
- Ny par les bois les Driades courantesNy par les champs les fiers scadrons armez,
O 10
- Ô beaux cheveux d'argent mignonnement retorsÔ front crêpe et serein ! et vous, face dorée !
- Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindreCe que la vérité le contraint de penser,
- Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bienDe ne m'avoir plus sage ou plus heureux fait naître),
- Ô qu'heureux est celui qui peut passer son âgeEntre pareils à soi ! et qui sans fiction,
- Ô que celui était cautement sageQui conseillait, pour ne laisser moisir
- Ô que tu es heureux, si tu connais ton heurD'être échappé des mains de cette gent cruelle,
- Ô trois et quatre fois malheureuse la terreDont le prince ne voit que par les yeux d'autrui,
- On donne les degrés au savant écolierOn donne les états à l'homme de justice,
- Ores, plus que jamais, me plaît d'aimer la MuseSoit qu'en français j'écrive ou langage romain,
- Où que je tourne l'oeil, soit vers le CapitoleVers les bains d'Antonin ou Dioclétien,
P 7
- Pâles esprits, et vous ombres poudreusesQui jouissant de la clarté du jour
- Panjas, veux-tu savoir quels sont mes passe-tempsJe songe au lendemain, j'ai soin de la dépense
- Par armes et vaisseaux Rome dompta le mondeEt pouvait-on juger qu'une seule cité
- Plus qu'aux bords Aetëans le brave fils d'EsonQui par enchantement conquit la riche laine,
- Plus riche assez que ne se montrait celleQui apparut au triste Florentin,
- Prélat, à qui les cieux ce bonheur ont donnéD'être agrable aux rois : prélat, dont la prudence
- Puis m'apparut une pointe aiguiséeD'un diamant de dix pieds en carré,
Q 17
- Qu'heureux tu es, Baïf, heureux, et plus qu'heureuxDe ne suivre abusé cette aveugle déesse,
- Quand ce brave séjour, honneur du nom LatinQui borna sa grandeur d'Afrique et de la Bise,
- Quand cette belle fleur premièrement je visQui notre âge de fer de ses vertus redore,
- Quand je te dis adieu, pour m'en venir iciTu me dis, mon La Haye, il m'en souvient encore :
- Quand je vois ces messieurs, desquels l'autoritéSe voit ores ici commander en son rang,
- Quand je voudrai sonner de mon grand AvansonLes moins grandes vertus, sur ma corde plus basse
- Quand le Soleil lave sa tête blondeEn l'Océan, l'humide et noire nuit
- Que dirons-nous, Melin, de cette cour romaineOù nous voyons chacun divers chemins tenir,
- Que ferai-je, Morel ? Dis-moi, si tu l'entendsFerai-je encore ici plus longue demeurance,
- Que n'ai-je encor la harpe thraciennePour réveiller de l'enfer paresseux
- Quel est celui qui veut faire croire de soiQu'il est fidèle ami, mais quand le temps se change,
- Qui a vu quelquefois un grand chêne asséchéQui pour son ornement quelque trophée porte,
- Qui est ami du coeur est ami de la bourseCe dira quelque honnête et hardi demandeur,
- Qui niera, Gillebert, s'il ne veut résisterAu jugement commun, que le siège de Pierre
- Qui voudra voir tout ce qu'ont pu natureL'art et le ciel, Rome, te vienne voir :
- Qui voudrait figurer la romaine grandeurEn ses dimensions, il ne lui faudrait querre
- Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjourSous un ciel inconnu, et quiconques endure
R 1
S 23
- Sacrés coteaux, et vous saintes ruinesQui le seul nom de Rome retenez,
- Scève, je me trouvai comme le fils dAnchiseEntrant dans l'Élysée et sortant des enfers,
- Seigneur, je ne saurais regarder d'un bon oeilCes vieux singes de cour, qui ne savent rien faire,
- Si après quarante ans de fidèle serviceQue celui que je sers a fait en divers lieux,
- Si celui qui s'apprête à faire un long voyageDoit croire celui-là qui a jà voyagé,
- Si fruits, raisins et blés, et autres telles chosesOnt leur tronc, et leur cep, et leur semence aussi,
- Si je monte au Palais, je n'y trouve qu'orgueilQue vice déguisé, qu'une cérémonie,
- Si l'aveugle fureur, qui cause les bataillesDes pareils animaux n'a les coeurs allumés,
- Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mèreEt si de tes parents les regrets quelquefois,
- Si la vertu, qui est de nature immortelleComme immortelles sont les semences des cieux,
- Si les larmes servaient de remède au malheurEt le pleurer pouvait la tristesse arrêter,
- Si mes écrits, Ronsard, sont semés de ton losEt si le mien encor tu ne dédaignes dire,
- Si nostre vie est moins qu'une journée...En l'eternel, si l'an qui faict le tour
- Si onques de pitié ton âme fut atteinteVoyant indignement ton ami tourmenté,
- Si par peine et sueur et par fidélitéPar humble servitude et longue patience,
- Si pour avoir passé sans crime sa jeunesseSi pour n'avoir d'usure enrichi sa maison,
- Si tu m'en crois, Baïf, tu changeras ParnasseAu palais de Paris, Hélicon au parquet,
- Si tu ne sais, Morel, ce que je fais iciJe ne fais pas l'amour ni autre tel ouvrage :
- Si tu veux sûrement en cour te maintenirLe silence, Ronsard, te soit comme un décret.
- Sire, celui qui est a formé toute essenceDe ce qui n'était rien. C'est l'oeuvre du Seigneur :
- Sur la croupe d'un mont je vis une fabriqueDe cent brasses de haut : cent colonnes d'un rond
- Sur la rive d'un fleuve une nymphe éploréeur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée,
- Sur un chapelet de roses du BembeTu m'as fait un chapeau de roses
T 12
- Tant que l'oiseau de Jupiter volaPortant le feu dont le ciel nous menace,
- Telle que dans son char la BérécynthienneCouronnée de tours, et joyeuse d'avoir
- Tels que l'on vit jadis les enfants de la TerrePlantés dessus les monts pour écheller les cieux,
- Toi qui de Rome émerveillé contemplesL'antique orgueil, qui menaçait les cieux,
- Tout ce qu'Egypte en pointe façonnaTout ce que Grèce à la corinthienne,
- Tout effrayé de ce monstre nocturneJe vis un corps hideusement nerveux,
- Tout le parfait dont le ciel nous honoreTout l'imparfait qui naît dessous les cieux,
- Tu dis que Du Bellay tient réputationEt que de ses amis à ne tient plus de compte :
- Tu ne crains la fureur de ma plume animéePensant que je n'ai rien à dire contre toi,
- Tu ne me vois jamais, Pierre, que tu ne dieQue j'étudie trop, que je fasse l'amour,
- Tu sois la bienvenue, ô bienheureuse trêve !Trêve que le chrétien ne peut assez chanter,
- Tu t'abuses, Belleau, si pour être savantSavant et vertueux, tu penses qu'on te prise :
U 2
V 5
- Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est RomeRome est de tout le monde un publique échafaud,
- VillanelleEn ce mois délicieux,
- Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruitDes vieillards ne laissons à faire bonne chère :
- Voyant l'ambition, l'envie, et l'avariceLa rancune, l'orgueil, le désir aveuglé,
- Vu le soin ménager dont travaillé je suisVu l'importun souci qui sans fin me tourmente,