-
Sonnet / Serf de Faveur, esclave d'Avarice, …
-
Quiconque soit qui s'étudie / En leur langue imiter les vieux, …
-
Si je n'ai plus la faveur de la Muse, / Et si mes vers se trouvent imparfaits, …
-
Œuvres de l’Invention de l’auteur — Joachim du Bellay / A Salm. Macrin …
-
Mon livre (et je ne suis sur ton aise envieux), / Tu t'en iras sans moi voir la Cour de mon Prince. …
-
Ayant après long désir / Pris de ma douce ennemie …
-
Après avoir longtemps erré sur le rivage / Où l'on voit lamenter tant de chétifs de cour, …
-
Astres cruels, et vous dieux inhumains, / Ciel envieux, et marâtre nature, …
-
Ô de qui la vive course / Prend sa bienheureuse source, …
-
Autant comme l'on peut en un autre langage / Une langue exprimer, autant que la nature …
-
Ayant tant de malheurs gémi profondément, / Je vis une cité quasi semblable à celle …
-
Baif, qui, comme moi, prouves l'adversité, / Il n'est pas toujours bon de combattre l'orage, …
-
Brusquet à son retour vous racontera, Sire, / De ces rouges prélats la pompeuse apparence, …
-
C'est ores, mon Vineus, mon cher Vineus, c'est ore, / Que de tous les chétifs le plus chétif je suis, …
-
C'était alors que le présent des dieux / Plus doucement s'écoule aux yeux de l'homme, …
-
C'était ores, c'était qu'à moi je devais vivre, / Sans vouloir être plus que cela que je suis, …
-
Ce n'est l'ambition, ni le soin d'acquérir, / Qui m'a fait délaisser ma rive paternelle, …
-
Ce n'est le fleuve tusque au superbe rivage, / Ce n'est l'air des Latins, ni le mont Palatin, …
-
Ce n'est pas sans propos qu'en vous le ciel a mis / Tant de beautés d'esprit et de beautés de face, …
-
Celle que Pyrrhe et le Mars de Libye / N'ont su dompter, cette brave cité …
-
Celle qui de son chef les étoiles passait, / Et d'un pied sur Thétis, l'autre dessous l'Aurore, …
-
Cent fois plus qu'à louer on se plaît à médire : / Pour ce qu'en médisant on dit la vérité, …
-
Cependant qu'au palais de procès tu devises, / D'avocats, procureurs, présidents, conseillers, …
-
Cependant que la Cour mes ouvrages lisait, / Et que la soeur du roi, l'unique Marguerite, …
-
Cependant que Magny suit son grand Avanson / Pa,jas son Cardinal, et moy le mien encore, …
-
Cependant que tu dis ta Cassandre divine, / Les louanges du roi, et l'héritier d'Hector, …
-
Cependant que tu suis le lièvre par la plaine, / Le sanglier par les bois et le milan par l'air, …
-
Ces grands monceaux pierreux, ces vieux murs que tu vois / Furent premièrement le clos d'un lieu champêtre : …
-
Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront, / Ceux qui aiment l'honneur, chanteront de la gloire, …
-
La Parque si terrible / A tous les animaux, …
-
Combien que ton Magny ait la plume si bonne, / Si prendrais-je avec lui de tes vertus le soin, …
-
Comme jadis l'ame de l'univers / Enamourée en sa beaulté profonde, …
-
Comme l'on voit de loin sur la mer courroucée / Une montagne d'eau d'un grand branle ondoyant, …
-
Comme le champ semé en verdure foisonne, / De verdure se hausse en tuyau verdissant, …
-
Comme le marinier, que le cruel orage / A longtemps agité dessus la haute mer, …
-
Comme on passe en été le torrent sans danger, / Qui soulait en hiver être roi de la plaine, …
-
Comme un qui veut curer quelque cloaque immonde, / S'il n'a le nez armé d'une contresenteur, …
-
Comte, qui ne fis onc compte de la grandeur, / Ton Du Bellay n'est plus : ce n'est plus qu'une souche …
-
Cousin, parle toujours des vices en commun, / Et ne discours jamais d'affaires à la table, …
-
A vous, troupe légère, / Qui d'aile passagère …
-
Dans l'enfer de son corps mon esprit attaché / (Et cet enfer, Madame, a été mon absence) …
-
De ce qu'on ne voit plus qu'une vague campagne / Où tout l'orgueil du monde on a vu quelquefois, …
-
De ce royal palais que bâtiront mes doigts, / Si la bonté du roi me fournit de matière, …
-
De quelque autre sujet que j'écrive, Jodelle, / Je sens mon coeur transi d'une morne froideur, …
-
De voir mignon du roi un courtisan honnête, / Voir un pauvre cadet l'ordre au col soutenir, …
-
De votre Dianet (de votre nom j'appelle / Votre maison d'Anet) la belle architecture, …
-
Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclos / Tout cela qui depuis a rempli ce grand vide, …
-
Depuis que j'ai laissé mon naturel séjour / Pour venir où le Tibre aux flots tortus ondoie, …
-
Dessous ce grand François, dont le bel astre luit / Au plus beau lieu du ciel, la France fut enceinte …
-
Dessus un mont une flamme allumée / A triple pointe ondoyait vers les cieux, …
-
Digne fils de Henri, notre Hercule gaulois, / Notre second espoir, qui portes sur ta face …
-
Divins esprits, dont la poudreuse cendre / Gît sous le faix de tant de murs couverts, …
-
Doulcin, quand quelquefois je vois ces pauvres filles / Qui ont le diable au corps, ou le semblent avoir, …
-
Déjà la nuit en son parc amassait / Un grand troupeau d'étoiles vagabondes, …
-
A vous, trouppe legere / Qui d’aile passagere …
-
En mille crespillons les cheveux se friser, / Se pincer les sourcils, et d'une odeur choisie …
-
Encore que l'on eût heureusement compris / Et la doctrine grecque et la romaine ensemble, …
-
Esprit royal, qui prends de lumière éternelle / Ta seule nourriture et ton accroissement, …
-
Espérez-vous que la postérité / Doive, mes vers, pour tout jamais vous lire ? …
-
Et je pensais aussi ce que pensait Ulysse, / Qu'il n'était rien plus doux que voir encore un jour …
-
Et puis je vis l'arbre dodonien / Sur sept coteaux épandre son ombrage, …
-
Finalement sur le point que Morphée / Plus véritable apparaît à nos yeux, …
-
Flatter un créditeur, pour son terme allonger, / Courtiser un banquier, donner bonne espérance, …
-
France, mère des arts, des armes et des lois, / Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle : …
-
Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre, / Fuyons ce bord avare et ce peuple inhumain, …
-
Gordes, j'ai en horreur un vieillard vicieux / Qui l'aveugle appétit de la jeunesse imite, …
-
Gordes, que Du Bellay aime plus que ses yeux, / Vois comme la nature, ainsi que du visage, …
-
Gordes, il m'est avis que je suis éveillé, / Comme un qui tout ému d'un effroyable songe …
-
Heureux celui qui peut longtemps suivre la guerre / Sans mort, ou sans blessure, ou sans longue prison ! …
-
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, / Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, …
-
Heureux, de qui la mort de sa gloire est suivie, / Et plus heureux celui dont l'immortalité …
-
Ici de mille fards la traïson se déguise, / Ici mille forfaits pullulent à foison, …
-
Il fait bon voir, Paschal, un conclave serré, / Et l'une chambre à l'autre également voisine …
-
J'aime la liberté, et languis en service, / Je n'aime point la cour, et me faut courtiser, …
-
Je fus jadis Hercule, or Pasquin je me nomme, / Pasquin fable du peuple, et qui fais toutefois …
-
Je hais du Florentin l'usurière avarice, / Je hais du fol Siennois le sens mal arrêté, …
-
Je hais plus que la mort un jeune casanier, / Qui ne sort jamais hors, sinon aux jours de fête, …
-
Je me ferai savant en la philosophie, / En la mathématique et médecine aussi : …
-
Je n'ai jamais pensé que cette voûte ronde / Couvrît rien de constant : mais je veux désormais, …
-
Je n'escris point d'amour, n'estant point amoureux, / Je n'escris de beauté, n'ayant belle maistresse, …
-
Je ne commis jamais fraude ni maléfice, / Je ne doutai jamais des points de notre foi, …
-
Je ne découvre ici les mystères sacrés / Des saints prêtres romains, je ne veux rien écrire …
-
Je ne suis pas de ceux qui robent la louange, / Fraudant indignement les hommes de valeur, …
-
Je ne te conterai de Bologne et Venise, / De Padoue et Ferrare et de Milan encor, …
-
Je ne veux feuilleter les exemplaires Grecs, / Je ne veux retracer les beaux traits d'un Horace, …
-
Je ne veux point fouiller au sein de la nature, / Je ne veux point chercher l'esprit de l'univers, …
-
Je vis haut élevé sur colonnes d'ivoire, / Dont les bases étaient du plus riche métal, …
-
Je vis l'oiseau qui le soleil contemple / D'un faible vol au ciel s'aventurer, …
-
Je vis sourdre d'un roc une vive fontaine, / Claire comme cristal aux rayons du soleil, …
-
Je vis un fier torrent, dont les flots écumeux / Rongeaient les fondements d'une vieille ruine : …
-
I / je ne quiers pas la fameuse couronne, …
-
Qui prêtera la parole / A la douleur qui m'affole ? …
-
La grecque poésie orgueilleuse se vante / Du los* qu'à son Homère Alexandre donna, …
-
La jeunesse, Du Val, jadis me fit écrire / De cet aveugle archer qui nous aveugle ainsi : …
-
La nef qui longuement a voyagé, Dillier, / Dedans le sein du port à la fin on la serre : …
-
-
La terre y est fertile, amples les édifices, / Les poêles bigarrés, et les chambres de bois, …
-
Las où est maintenant ce mespris de Fortune / Où est ce coeur vainqueur de toute adversité, …
-
Le Babylonien ses hauts murs vantera / Et ses vergers en l'air, de son Ephésienne …
-
Le Breton est savant et sait fort bien écrire / En français et toscan, en grec et en romain, …
-
Le grand flambeau gouverneur de l'année, / Par la vertu de l'enflammée corne …
-
Je ne veulx point icy du maistre d’Alexandre / Touchant l’art poëtiq’ les preceptes t’apprendre : …
-
Les Boys fueilluz, et les herbeuses Ryves / N'admirent tant parmy sa Troupe saincte …
-
Loyre fameux, qui ta petite Source / Enfles de maintz gros fleuves, et Ruysseaux, …
-
-
Magny, je ne puis voir un prodigue d'honneur, / Qui trouve tout bien fait, qui de tout s'émerveille, …
-
Maintenant je pardonne à la douce fureur / Qui m'a fait consumer le meilleur de mon âge, …
-
Malheureux l'an, le mois, le jour, l'heure et le point, / Et malheureuse soit la flatteuse espérance, …
-
Maraud, qui n'es maraud que de nom seulement, / Qui dit que tu es sage, il dit la vérité : …
-
Marcher d'un grave pas, et d'un grave sourcil, / Et d'un grave souris à chacun faire fête, …
-
Mars, vergogneux d'avoir donné tant d'heur / A ses neveux que l'impuissance humaine …
-
Maudit soit mille fois le Borgne de Libye, / Qui, le coeur des rochers perçant de part en part, …
-
Morel, quand quelquefois je perds le temps à lire / Ce que font aujourd'hui nos trafiqueurs d'honneurs, …
-
Muse, qui autrefois chantas la verte Olive, / Empenne tes deux flancs d'une plume nouvelle, …
-
N'étant de mes ennuis la fortune assouvie, / Afin que je devinsse à moi-même odieux, …
-
N'étant, comme je suis, encore exercité / Par tant et tant de maux au jeu de la fortune, …
-
Ne lira-t-on jamais que ce dieu rigoureux ? / Jamais ne lira-t-on que cette Idalienne ? …
-
Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latines / Pour couvrir leur traïson d'une humble privauté, …
-
Ne t'ébahis, Ronsard, la moitié de mon âme, / Si de ton Du Bellay France ne lit plus rien, …
-
Ni la fureur de la flamme enragée, / Ni le tranchant du fer victorieux, …
-
Non autrement qu'on voit la pluvieuse nue / Des vapeurs de la terre en l'air se soulever, …
-
Non pour ce qu'un grand roi ait été votre père, / Non pour votre degré et royale hauteur, …
-
Nous ne faisons la cour aux filles de Mémoire, / Comme vous qui vivez libres de passion : …
-
Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome / Et rien de Rome en Rome n'aperçois, …
-
Ny par les bois les Driades courantes, / Ny par les champs les fiers scadrons armez, …
-
On donne les degrés au savant écolier, / On donne les états à l'homme de justice, …
-
Ores, plus que jamais, me plaît d'aimer la Muse / Soit qu'en français j'écrive ou langage romain, …
-
Où que je tourne l'oeil, soit vers le Capitole, / Vers les bains d'Antonin ou Dioclétien, …
-
Panjas, veux-tu savoir quels sont mes passe-temps ? / Je songe au lendemain, j'ai soin de la dépense …
-
Par armes et vaisseaux Rome dompta le monde, / Et pouvait-on juger qu'une seule cité …
-
Plus qu'aux bords Aetëans le brave fils d'Eson, / Qui par enchantement conquit la riche laine, …
-
Plus riche assez que ne se montrait celle / Qui apparut au triste Florentin, …
-
Prélat, à qui les cieux ce bonheur ont donné / D'être agrable aux rois : prélat, dont la prudence …
-
Puis m'apparut une pointe aiguisée / D'un diamant de dix pieds en carré, …
-
Pâles esprits, et vous ombres poudreuses, / Qui jouissant de la clarté du jour …
-
Qu'heureux tu es, Baïf, heureux, et plus qu'heureux, / De ne suivre abusé cette aveugle déesse, …
-
Quand ce brave séjour, honneur du nom Latin, / Qui borna sa grandeur d'Afrique et de la Bise, …
-
Quand cette belle fleur premièrement je vis, / Qui notre âge de fer de ses vertus redore, …
-
Quand je te dis adieu, pour m'en venir ici, / Tu me dis, mon La Haye, il m'en souvient encore : …
-
Quand je vois ces messieurs, desquels l'autorité / Se voit ores ici commander en son rang, …
-
Quand je voudrai sonner de mon grand Avanson / Les moins grandes vertus, sur ma corde plus basse …
-
Quand le Soleil lave sa tête blonde / En l'Océan, l'humide et noire nuit …
-
Que dirons-nous, Melin, de cette cour romaine, / Où nous voyons chacun divers chemins tenir, …
-
Que ferai-je, Morel ? Dis-moi, si tu l'entends, / Ferai-je encore ici plus longue demeurance, …
-
Que n'ai-je encor la harpe thracienne, / Pour réveiller de l'enfer paresseux …
-
Quel est celui qui veut faire croire de soi / Qu'il est fidèle ami, mais quand le temps se change, …
-
Qui a vu quelquefois un grand chêne asséché, / Qui pour son ornement quelque trophée porte, …
-
Qui est ami du coeur est ami de la bourse, / Ce dira quelque honnête et hardi demandeur, …
-
Qui niera, Gillebert, s'il ne veut résister / Au jugement commun, que le siège de Pierre …
-
Qui voudra voir tout ce qu'ont pu nature, / L'art et le ciel, Rome, te vienne voir : …
-
Qui voudrait figurer la romaine grandeur / En ses dimensions, il ne lui faudrait querre …
-
Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour / Sous un ciel inconnu, et quiconques endure …
-
Ronsard, j'ai vu l'orgueil des colosses antiques, / Les théâtres en rond ouverts de tous côtés, …
-
Sacrés coteaux, et vous saintes ruines, / Qui le seul nom de Rome retenez, …
-
Scève, je me trouvai comme le fils d'Anchise / Entrant dans l'Élysée et sortant des enfers, …
-
Seigneur, je ne saurais regarder d'un bon oeil / Ces vieux singes de cour, qui ne savent rien faire, …
-
Si après quarante ans de fidèle service / Que celui que je sers a fait en divers lieux, …
-
Si celui qui s'apprête à faire un long voyage / Doit croire celui-là qui a jà voyagé, …
-
Si fruits, raisins et blés, et autres telles choses, / Ont leur tronc, et leur cep, et leur semence aussi, …
-
Si je monte au Palais, je n'y trouve qu'orgueil, / Que vice déguisé, qu'une cérémonie, …
-
Si l'aveugle fureur, qui cause les batailles, / Des pareils animaux n'a les coeurs allumés, …
-
Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mère, / Et si de tes parents les regrets quelquefois, …
-
Si la vertu, qui est de nature immortelle, / Comme immortelles sont les semences des cieux, …
-
Si les larmes servaient de remède au malheur, / Et le pleurer pouvait la tristesse arrêter, …
-
Si mes écrits, Ronsard, sont semés de ton los, / Et si le mien encor tu ne dédaignes dire, …
-
Si nostre vie est moins qu'une journée / En l'eternel, si l'an qui faict le tour …
-
Si onques de pitié ton âme fut atteinte, / Voyant indignement ton ami tourmenté, …
-
Si par peine et sueur et par fidélité, / Par humble servitude et longue patience, …
-
Si pour avoir passé sans crime sa jeunesse, / Si pour n'avoir d'usure enrichi sa maison, …
-
Si tu m'en crois, Baïf, tu changeras Parnasse / Au palais de Paris, Hélicon au parquet, …
-
Si tu ne sais, Morel, ce que je fais ici, / Je ne fais pas l'amour ni autre tel ouvrage : …
-
Si tu veux sûrement en cour te maintenir, / Le silence, Ronsard, te soit comme un décret. …
-
Sire, celui qui est a formé toute essence / De ce qui n'était rien. C'est l'oeuvre du Seigneur : …
-
Sur la croupe d'un mont je vis une fabrique / De cent brasses de haut : cent colonnes d'un rond …
-
ur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée, / Croisant les bras au ciel avec mille sanglots, …
-
Tu m'as fait un chapeau de roses / Qui semblent tes deux lèvres closes, …
-
Tant que l'oiseau de Jupiter vola, / Portant le feu dont le ciel nous menace, …
-
Telle que dans son char la Bérécynthienne / Couronnée de tours, et joyeuse d'avoir …
-
Tels que l'on vit jadis les enfants de la Terre / Plantés dessus les monts pour écheller les cieux, …
-
Toi qui de Rome émerveillé contemples / L'antique orgueil, qui menaçait les cieux, …
-
Tout ce qu'Egypte en pointe façonna, / Tout ce que Grèce à la corinthienne, …
-
Tout effrayé de ce monstre nocturne, / Je vis un corps hideusement nerveux, …
-
Tout le parfait dont le ciel nous honore, / Tout l'imparfait qui naît dessous les cieux, …
-
Tu dis que Du Bellay tient réputation, / Et que de ses amis à ne tient plus de compte : …
-
Tu ne crains la fureur de ma plume animée, / Pensant que je n'ai rien à dire contre toi, …
-
Tu ne me vois jamais, Pierre, que tu ne die / Que j'étudie trop, que je fasse l'amour, …
-
Tu sois la bienvenue, ô bienheureuse trêve ! / Trêve que le chrétien ne peut assez chanter, …
-
Tu t'abuses, Belleau, si pour être savant, / Savant et vertueux, tu penses qu'on te prise : …
-
Un plus savant que moi, Paschal, ira songer / Avecques l'Ascréan dessus la double cime : …
-
Une louve je vis sous l'antre d'un rocher / Allaitant deux bessons : je vis à sa mamelle …
-
Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome ? / Rome est de tout le monde un publique échafaud, …
-
Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruit / Des vieillards ne laissons à faire bonne chère : …
-
Voyant l'ambition, l'envie, et l'avarice, / La rancune, l'orgueil, le désir aveuglé, …
-
Vu le soin ménager dont travaillé je suis, / Vu l'importun souci qui sans fin me tourmente, …
-
-
Ô beaux cheveux d'argent mignonnement retors ! / Ô front crêpe et serein ! et vous, face dorée ! …
-
Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindre, / Ce que la vérité le contraint de penser, …
-
Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bien, / De ne m'avoir plus sage ou plus heureux fait naître), …
-
Ô qu'heureux est celui qui peut passer son âge / Entre pareils à soi ! et qui sans fiction, …
-
Ô que celui était cautement sage, / Qui conseillait, pour ne laisser moisir …
-
Ô que tu es heureux, si tu connais ton heur, / D'être échappé des mains de cette gent cruelle, …
-
Ô trois et quatre fois malheureuse la terre / Dont le prince ne voit que par les yeux d'autrui, …