François Scalion de Virbluneau
1500–1500
Poems (15)
- Adriane, mon coeur, baise-moi, je te priePuisque ce doux baiser qui coule lentement
- Cent et cent fois j'ai désiré pouvoirMe transmuer en esprit invisible,
- Daphné se vit en laurier convertieQuand Phébus fut par elle contesté,
- De ta lèvre mignarde un fin sucre courantDe ta doucette voix la délicate joie,
- Douce maîtresse et douces vos façonsDouce la bouche et douce la parole ,
- Doucette voix qui confortes mon âmeOeil gracieux qui réjouis le mien,
- Gentil tertre élevé sur la blanche poitrineTétin bien arrondi, je sais bien, sur, ma foi,
- Ha ! main qui doucement me déchirez le coeurEt qui tenez ma main en l'amoureux cordage,
- Oeil mon petit mignon, ma douce friandiseOeil bien caractéré des mignardes amours,
- Pour donner de ma foi les preuves manifestesMon âme en vous servant est tombée en langueur,
- Songeant la nuit, bien souvent je pense êtreAuprès de toi couché certainement,
- Voici du seul Phénix pourtraite la figureQui s'ennuyant ici, pour se renouveler,
- Étant au lit couché, au lieu de reposerJe repense au sujet qui r'allègre ma vie,
- Ô agréable Songe, où t'en vas-tu si vite ?T'éloignant, ton départ renouvelle mon deuil,
- Ô Songe humain et divin tout ensembleQui le vouloir nous révèle des Dieux,