Clovis Hesteau de Nuysement
1550–1600
Poems (12)
- Afin qu'à l'avenir on t'adore, ô DéesseJe plante en ton honneur ce laurier immortel,
- Combien, combien de fois, au soir sous la nuit bruneErrant comme un taureau par amour furieux,
- Comme on voit en été une bruyante nueQue le roide Aquilon va parmi l'air roulant,
- De la cime des monts les fiers torrents se roulentQuand les neiges font place aux trésors du printemps,
- Du soleil radieux la brillante splendeurEt de la lune aussi la lumineuse face
- Le vautour affamé qui du vieil ProméthéeBecquette sans repos le poumon renaissant,
- Maintenant que le Ciel, plein d'une alme influenceChasse par ses doux feux l'outrageuse froideur
- Or que le grand flambeau qui redore les CieuxSe plonge sous les eaux, s'opposant à nos yeux
- Passants, ne cherchez plus dessous l'Orque infernalD'Ixion, de Sisyphe et des Bellides soeurs,
- Puisse en dépit du Ciel et du grand JupiterDes signes, du Soleil, des Astres, de la Lune,
- Quand le grand oeil du Ciel tournoyant l'horizonSe darde au Capricorne, où sa chaleur passée
- Un grand voile obscurci parmi l'air s'étendaitQui rouant dans son sein une humeur détenue,