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Cet océan battu de tempête et d'orage / Me venant à dédain et le dévoiement …
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Comme petits enfants d'une larve outrageuse, / D'un fantôme, ou d'un masque, ainsi nous avons peur, …
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Conte les ans, les mois, les heures et les jours / Et les points de ta vie, et me dis, malhabile, …
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J'ay voulu voyager, à la fin le voyage / M'a fait en ma maison mal content retirer. …
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L'enfance incontinent meurt devant la jeunesse, / L'adolescence fait la jeunesse mourir, …
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L'enfance n'est sinon qu'une stérile fleur, / La jeunesse qu'ardeur d'une fumière* vaine, …
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Le malade affligé de la palle jaunisse / Treuve le miel amer, le fievreux tremblotant …
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Le temps ne bouge point et jamais ne repose, / La vie instable fuit et ne chemine pas, …
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Notre vie est semblable à la lampe enfumée, / Aux uns le vent la fait couler soudainement, …
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Où pourra-t-on trouver en ce val de misère / Un lieu tant arrêté dont tu ne chèses bas, …
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Qu'est-ce de votre vie ? une bouteille molle / Qui s'enfle dessus l'eau, quand le ciel fait pleuvoir …
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Si tu meurs en jeunesse, autant as tu gousté / D'amour, et de douceur durant ce peu d'espace, …
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Tantost la crampe aus piés, tantost la goute aus mains, / Le muscle, le tendon, et le nerf te travaille ; …
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Archimede abusé pendant que tu t’abuse / A peindre sur la poudre, & d’un baston d’airain …
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Arrivant au logis pour un petit quart d’heure / Que le passant y doit seulement sejourner, …
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Assies toy sur le bort d’une ondante riviere / Tu la verras fluer d’un perpetuel cours, …
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Ce monde composé d’un discordant accort / Fait toute chose humaine aller à son contraire, …
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Ce qui semble perir se change seulement / L’Esté est il passé ? l’an suivant le rameine …
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Celuy quiconque apprend à mourir constamment / Des-aprent à servir, & ny à violence, …
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Cest Océan battu de tempeste et d’orage / Me venant à dedain, et le desvoyement …
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Chacun le mieus qu’il peut souffre en l’hostellerie / Les incommoditez d’une mauvaise nuit, …
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Comme petits enfants d’une larve outrageuse, / D’un fantôme, ou d’un masque, ainsi nous avons peur, …
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Desires-tu savoir à quoi je parangonne / Le fuseau de tes ans ? Au savon blanchissant …
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Durant l’aspre saison des froidureus hyvers / Il semble aus regardans que les arbres ternissent …
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Est-il rien de plus vain qu’un songe mensonger, / Un songe passager vagabond et muable ? …
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Heureus le serviteur officieus, & dextre / Que le maistre benin au logis treuvera …
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Il ny à si grossier qui ne connoisse bien / Devoir un jour mourir, & toutefois quant l’heure …
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Le tems ne bouge point & jamais ne repose, / La vie instable fuit & ne chemine pas, …
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Les poissons escaillez aiment les moites eaus, / Les fleuves et les lacs ; les animaus sauvages …
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L’enfance incontinant meurt devant la jeunesse, / L’adolescence fait la jeunesse mourir, …
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L’Enfance n’est sinon qu’une sterile fleur, / La jeunesse qu’ardeur d’une fumiere vaine, …
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Mortel pense quel est dessous la couverture / D’un charnier mortuaire un cors mangé de vers, …
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Notre vie est semblable à la lampe enfumée, / Aux uns le vent la fait couler soudainement, …
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Nous n’entrons point d’un pas plus avant en la vie / Que nous n’entrons d’un pas plus avant en la mort, …
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N’est-ce pas la raison que le proffit redonde / Au lieu duquel il sort ? & que dedans la mer …
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Pour un petit moment que tu dois vivre au monde / Pourquoy te bastis tu une habitation …
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Quand le fruit est cueilli la feuille ternissante / Est de nulle valeur ; quant les raisins contrains …
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Quant bien un homme droit condamné par la rage / Des calomniateurs sur l'eschaffaut sanglant …
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Qu'est-ce de votre vie ? une bouteille molle / Qui s'enfle dessus l'eau, quand le ciel fait pleuvoir …
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Sçais tu que cest de vivre ? autant comme passer / Un chemin tortueus, ore le pié te casse, …
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Va par les carrefours des places desolees / De l’emperiere Rome, & sous les arcs bossez, …
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Veu que tous estoint mors un seul est mort pour tous / Et si est mort pour tous afin que ceus qui vivent …
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Vous quiconque allechez des voluptez charnelles / Que vous humez, gloutons, en ce cors terrien, …
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À beaucoup de danger est sujette la fleur, / Ou l'on la foule aux pieds ou les vents la ternissent, …