Abraham de Vermeil
1555–1620
Best-known poems
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Muzain
Tu es le rien, fortune : et si es toute chose,
Rien, parce que de rien toutes choses se font,
Tout, parce que dans toi les choses se défont ; … -
Je m'embarque joyeux, et ma voile pompeuse
Je m'embarque joyeux, et ma voile pompeuse
M'ôte déjà la terre et me donne les mers,
Je ne vois que le ciel uni aux sillons pers : …
All poems (12)
- Ce n'est pas le trépas, c'est un très doux sommeilQui bannit peu à peu l'éclair de ma paupière,
- Je chante et pleure, et veux faire et défaireJ'ose et je crains, et je fuis et je suis,
- Je m'embarque joyeux, et ma voile pompeuseM'ôte déjà la terre et me donne les mers,
- Le baiser en l'Amour est l'octave en MusiqueVous en avez prins un, et vous en voulez deux ;
- MuzainTu es le rien, fortune : et si es toute chose,
- Ores que je suis mort, je vai, je viens, je vireEt quand j'estoi vivant j'arrestoi aux desers,
- Puisque tu veux dompter les siècles tout-perdantsPar le rare portrait de ses grâces divines,
- Puisse advenir que ma fiere MaistresseVoyant le lict de mon sombre repos,
- Qu'inférez-vous, menteurs, par vos beaux argumentsQue toutes choses sont un seul être immobile ?
- Un jour mon beau soleil miroit sa tresse blondeAux rais du grand Soleil qui n'a point de pareil :
- Voz yeux plus prompts qu'esclairs, plus subtils que la foudrVoz yeux plus prompts qu'esclairs, plus subtils que la foudre,
- Ô Dieu qui vois ceste rouë execrableHorrible object de ton juste courroux,