Béroalde de Verville
1556–1626
Poems (24)
- Ainsi qu'on voit plorer la chaste tourterelleAinsi qu'on voit pleurer la chaste tourterelle
- ComplainteD'un triste désespoir ma vie je bourrelle,
- ComplainteD'un triste désespoir ma vie je bourrelle,
- De feu, d'horreur, de mort, de peine, de ruineJours, nuits, ans, temps, moments, je me sens tourmenté,
- De fureur, de souci, mon âme tourmentéeSous votre cruauté, désire contre un fer,
- De mon sang exhalé toute l'humeur périeMe laisse desséché, et l'esprit de mon coeur
- Faut-il qu'incessamment passionné je traîneLes rigoureux liens de l'amour qui me gêne,
- Je change de désirs, non pas de volontéJe change de fortune, et non pas d'espérance,
- Je ne suis plus celui qui respirait la vieDe vos yeux, mon soleil, je ne suis qu'un vain corps.
- Je veux seul, écarté, ores dans un bocageOres par les rochers, soupirer mon dommage,
- Le MaiMaintenant que l'Amour renaît heureusement
- Le MaiMaintenant que l'Amour renaît heureusement
- Mon sang est tout gelé, je n'ai plus dans le coeurDe pouvoir pour encor entretenir ma vie,
- Mon âme languissait, et d'une longue haleinePar mes tristes soupirs, j'allégeais en ma peine
- Perdez, froissez, tuez cette âme vagabondeQui délaissant ce jour cherche votre manoir,
- Quand vous considérez en cette claire glaceDe vos perfections les belles raretés,
- Un jour reconnaissant que je suis incapableBelle, de vous servir, j'en vins au désespoir,
- Voulez-vous voir mon coeur, ouvrez-moi la poitrineVous y verrez les traits de vos rares beautés,
- « Ainsi qu’on voit plorer la chaste tourterelle »Ainsi qu'on voit pleurer la chaste tourterelle
- « De mon sang exhalé toute l’humeur périe »Me laisse desséché, et l'esprit de mon cœur
- « Faut-il qu’incessamment passionné je traîne »Les rigoureux liens de l'amour qui me gêne,
- « Je ne suis plus celui qui respirait la vie »De vos yeux, mon soleil, je ne suis qu'un vain corps.
- « Quand vous considérez en cette claire glace »De vos perfections les belles raretés,
- « Un jour reconnaissant que je suis incapable »Belle, de vous servir, j'en vins au désespoir,