• Decoración: La sala semeja una floresta
    Unos faunos sensuales persiguen a una driada,
    Cantos de aves sinfónicas hace vibrar la orquesta.
    (Pajes, Arqueros, Duendes y gente uniformada.)

    Los Dioses del Olympo todos se hallan presentes.
    (Emblemas, jeroglíficos, toisons, panoplias, cuernos)
    Inmensa muchedumbre de silenciosas gentes;
    Santos del Paraíso,...

  • Quel temps de chien ! — il pleut, il neige ;
    Les cochers, transis sur leur siège,
            Ont le nez bleu.
    Par ce vilain soir de décembre,
    Qu’il ferait bon garder la chambre,
            Devant son feu !

    À l’angle de la cheminée
    La chauffeuse capitonnée
            Vous tend les bras
    Et semble avec une caresse
    Vous dire comme une maitresse...

  •  
    Au coucher du soleil, toute la forêt semble
    Dans le recueillement : touffes de chênes roux,
    Petits genévriers, maigres buissons de houx,
    N’ont pas dans la lumière une feuille qui tremble.

    On n’entend qu’un oiseau, travailleur attardé,
    Dans le canton lointain des châtaigniers antiques ;
    On écoute à travers les grands bois pacifiques
    Le pivert,...

  • Lacs d’or dont les blés mûrs sont les roseaux penchants,

    Les champs,
    De l’un à l’autre bout des plaines,
    Gonflent leurs flots inapaisés sous les haleines
    Du vent qui naît à l’aube et s’endort au couchant.

    C’est l’heure où la verdure, à l’ombre, est déjà noire ;
    Mais les moissons, avec leurs feux, avec leurs moires
    ...

  •  

    UN soir de mai, trouvant que vivre est un ennui,
    Sûr du spleen de demain par le spleen d’aujourd’hui,
    J’allais, le front courbé, les yeux fixés en terre,
    Sur le calme trottoir d’un faubourg solitaire,
    Sans voir s’ouvrir au ciel les étoiles en fleur,
    Quand soudain un placard de sanglante couleur,
    Auquel un bec de gaz jetait son rayon...

  • Dix-huit ans ! ― Vous croyez ?… c’est le plus !… Blanche et rose,
    Comme un pêcher fleuri que l’eau du ciel arrose,
    Sous ses cheveux bouclés, elle allongeait son cou
    Et ses grands regards bleus allaient on ne sait où.

    C’était un bal mêlé d’art ;
                                          Une demoiselle
    Mûre, et pour « ces messieurs » déployant un beau zèle,...

  •  
    Ami lecteur, voici ce que l’on m’a conté.
    Fort étrange est le fait, plaisante l’aventure ;
    Mais quel qu’en soit le fond, par Apollon, je jure
    Que mon cerveau malin n’en a rien inventé.
    « Mesdames et messieurs, attention, silence !
    Notre colloque avec l’autre monde commence. »
    Et, dans l’obscurité d’un demi-jour discret,
    Tout autour d’une table...

  • - Elle était fort déshabillée
    Et de grands arbres indiscrets
    Aux vitres jetaient leur feuillée
    Malinement, tout près, tout près.

    Assise sur ma grande chaise,
    Mi-nue, elle joignait les mains.
    Sur le plancher frissonnaient d'aise
    Ses petits pieds si fins, si fins.

    - Je regardai, couleur de cire,
    Un petit rayon buissonnier
    Papillonner...

  • C'était la première soirée
    Du mois d'avril.
    Je m'en souviens, mon adorée.
    T'en souvient-il ?

    Nous errions dans la ville immense,
    Tous deux, sans bruit,
    A l'heure où le repos commence
    Avec la nuit !

    Heure calme, charmante, austère,
    Où le soir naît !
    Dans cet ineffable mystère
    Tout rayonnait,

    Tout ! l'amour dans...

  • Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ;
    Les cochers, transis sur leur siège,
    Ont le nez bleu.
    Par ce vilain soir de décembre,
    Qu'il ferait bon garder la chambre,
    Devant son feu !

    A l'angle de la cheminée
    La chauffeuse capitonnée
    Vous tend les bras
    Et semble avec une caresse
    Vous dire comme une maitresse,
    " Tu resteras ! "...