Péché d’orgueil
by Renée Vivien (1877–1909) French
Le mensonge de ces gloires immédiates
Vers qui monte l’encens de vaines aromates !
O mensonge de ces paroles que l’on dit
Et que pleure un poète, en un beau soir maudit !
Je porte dans mon cœur et dans mon âme nue
L’orgueil d’être farouche, et d’être méconnue !
Et je garde, malgré les deuils, mon cœur hautain
Ainsi qu’un solitaire en un pays lointain…
More poems by Renée Vivien
-
Ta royale jeunesse a la mélancolie
Du Nord où le brouillard efface les couleurs,
Tu mêles la discorde et le désir aux pleurs, …
-
L’air pleure le printemps fervent.
Les arbres souffrent dans le vent,
Sans opulence et sans couronne… …
-
Pendant longtemps, je fus clouée au pilori,
Et des femmes, voyant que je souffrais, ont ri.
Puis, des hommes ont pris dans leurs mains une boue …
-
Je vous envie autant que je vous aime, oiseaux
Qui traversez sans moi tout l’infini des eaux.
Vous qui passez battant tout l’infini des ailes, …
All poems by Renée Vivien →