Je te mets en capilotade
Si je te prends à batailler :
Assez longtemps le poulailler
A souffert ta rodomontade.

Je t’en préviens, jeune pintade,
Comme un bourreau, sans sourciller.
Je te mets en capilotade
Si je te prends à batailler.

Je te...

A sa Muse – A Diane – A la Jeune Fille de Mégare… [1]

A SA MUSE

Pourquoi pleurer, ma Muse, à ton premier printemps...

 

Jeune homme au cœur léger., ne touche point la lyre,
Va demander ta joie aux rêves d’ici-bas.
La pensée est un glaive, et sa pointe déchire
La main de l’imprudent qui ne la connaît pas.

Au temps que Jupiter, de la voûte éthérée
Descendait, à l’odeur de l’...

 
S’il est une heure fortunée
Parmi nos heures d’ici-bas,
Une heure de paix couronnée,
Et de trêve à nos vains débats,

C’est l’heure, entre toutes bénie,
Où la strophe aux fraîches senteurs,
Pour nous, au vent de l’harmonie,
S’épanouit en vers...

Ami, vous avez beau, dans votre austérité,
N’estimer chaque objet que par l’utilité,
Demander tout d’abord à quoi tendent les choses
Et les analyser dans leurs fins et leurs causes ;
Vous avez beau vouloir vers ce pôle commun
Comme l’aiguille au nord faire tourner...

Quand je fis connaissance avec votre famille,
À Marbœuf, au jardin de son cèdre si fier
(Ce souvenir pour moi semble dater d’hier),
Madame, vous n’étiez qu’une petite fille.

Je revins ; vous grimpiez encor sur les genoux,
Mais déjà dans votre œil brillait un feu...

XXVIII

Voyez-vous, un parfum éveille la pensée.
Repliez, belle enfant par l’aube caressée,
Cet éventail ailé, pourpre, or et vermillon,
...

Poet: Victor Hugo

(Traduit d’Anacréon.)

La fille de Tantale, en sa forme nouvelle,
Sur les bords phrygiens devint pierre, dit-on ;
Et les dieux ont donné le vol de l’hirondelle
À la fille de Pandion.

Que je sois ton miroir, pour que vers moi sans cesse
Tu...

 

Pourquoi, tout à coup, quand tu joues,
Ces airs émus et soucieux ?
Qui te met cette fièvre aux yeux,
Ce rose marbré sur les joues ?

Ta vie était, jusqu’au moment
Où ces vagues langueurs t’ont prise,
Un ruisseau que frôlait la brise,
Un matinal...

Poet: Charles Cros

 
Si j’étais jeune fille, et si, dans ma saison,
J’étais belle et poëte,
Pour chanter, j’aimerais mieux un nid de pinson
Qu’un trépied de prophète ;
Je saurais peu quel vent pousse l’humanité
Et quel trône vacille ;
Mais je dirais son nom à chaque fleur...