Les Clochettes
by Maurice Rollinat (1846–1903) · 1899 French
Maintenant, je suis malheureux
De rencontrer ces fleurs clochettes
À bords dentelés, violettes,
Sur les talus des chemins creux.
Et pourtant ces douces fluettes
Sont encor dans leur coin frileux,
Le perchoir des papillons bleus
Qui s’en font des escarpolettes.
Mais qu’importe ! La canicule
Tire à sa fin. L’été recule…
Et, pour l’oreille de mon cœur
Inquiet et pronostiqueur,
À petits tintements moroses
Ces fleurs sonnent le glas des choses.
More poems by Maurice Rollinat
-
Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol.
L’éphémère y suspend son vol …
-
Bruns et maigres comme des clous,
Ils m’ont surpris dans la clairière,
Et jusqu’au bord d’une carrière …
-
Elle faisait songer aux très vieilles forêts.
Treize lampes de fer, oblongues et spectrales,
Y versaient jour et nuit leurs clartés sépulcrales …
-
L’Énigme désormais n’a plus rien à me taire,
J’étreins le vent qui passe et le reflet qui fuit,
Et j’entends chuchoter aux lèvres de la Nuit …
All poems by Maurice Rollinat →