L’Éternité
by Maurice Rollinat (1846–1903) · 1899 French
On guette dans la multitude
La fuite de tous ses instants.
Au contraire, on fige le temps
En pratiquant la solitude.
À constamment voir le tableau
Du monotone impérissable,
On vit l’herbe, le grain de sable,
Le rocher, le nuage et l’eau.
L’âge vient à si petits pas
Qu’il semble qu’on n’assiste pas
À ses lentes métamorphoses :
Et l’on a pleinement goûté
La saveur de l’Éternité
Lorsque l’on rentre dans les choses.
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Qui se balance à fleur de sol.
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Treize lampes de fer, oblongues et spectrales,
Y versaient jour et nuit leurs clartés sépulcrales …
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L’Énigme désormais n’a plus rien à me taire,
J’étreins le vent qui passe et le reflet qui fuit,
Et j’entends chuchoter aux lèvres de la Nuit …
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