Sonnet sur le bois de la vraie croix
Beau cedre aimé des cieux, dont l’heureuse memoire
Ne craint point de l’oubli les rigoureuses lois,
Ne blasme point le sort qui fit mourir ton bois,
Celuy de qui le sang sur toi fut épanché,
C’est celuy dont la grace égale la justice,
Qui souffre injustement nostre juste supplice,
Ô nompareil ouvrier des œuvres nompareilles,
De qui tous les effets sont autant de merveilles,
Mon Dieu, de quel miracle est ta bonté suivie :
Jadis un bois vivant nous apporta la mort,
Un bois mort aujourd’huy nous apporte la vie !
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