• J'ai lu ta vive Odyssée
    Cadencée,
    J'ai lu tes sonnets aussi,
    Dieu merci !

    Pour toi seul l'aimable Muse,
    Qui t'amuse,
    Réserve encor des chansons
    Aux doux sons.

    Par le faux goût exilée
    Et voilée,
    Elle va dans ton réduit
    Chaque nuit.

    Là, penchée à ton oreille
    Qui s'éveille,
    Elle te berce...

  •  
    Poète ! aussi longtemps que marchera la terre
    Dans le vide muet qui n’a pas d’horizon ;
    Tant que l’homme, implorant un climat salutaire,
    Sous la grêle et les vents traînera sa maison,
    Nu, forcé d’inventer le pain, le fer, la flamme,
    L’art de ne pas périr, ses lois et son bonheur ;
    Qu’il frappera son front en y cherchant son âme,
    Et sa poitrine...