• Un vieux Clocher coiffé de fer sur la colline.
    Des fenêtres sans cris, sous des toits sans oiseaux.
    D’un barbaresque Azur la paix du Ciel s’incline.
    Soleil dur ! Mort de l’ombre ! Et Silence des Eaux.

    Marius ! son fantôme à travers les roseaux,
    Par la plaine ! Un son lent de l’Horloge féline.
    Quatre enfants sur la place où l’ormeau perd ses os,
    ...

  • Soudez, mistral rafraîchissez le monde
    Des feuilles qui s’en vont en ronde

    Activez le départ sur les fronts de quinze ans
    r~ –< 1 < w a <*w<

    Faites danser les boucles folles,
    Enlevez des jeunes épaules

    Les châles noirs, les fichus blancs,
    Et des vieilles aux doigts tremblants.
    Rasant les murs pour se défendre,

    Einbrouillez...

  • Nous avions fait une lieue,
    L’œil en quête d’un sonnet ;
    Où le hasard nous menait
    Nous errions dans la banlieue.

    La matinée était bleue,
    Et sur nos têtes sonnait
    La rime, oiseau qu’on prenait
    D’un grain de sel sous la queue.

    Tout à coup, le ciel changea :
    Il plut. Retournons — déjà ! —
    Et nous aperçûmes, l’âme

    Attristée, au...

  •  

    Vous portez une robe grise,
    M’a dit Suzanne l’autre jour ;
    Or, vous aurai-je bien comprise ?
    Ça veut-il dire qu’elle est grise,
    Qu’elle est toute grise d’amour ?

    Qu’elle est grise comme la mine
    De mes lettres dont le contour
    S’éveille sous la plombagine
    Qui trace en gris, pour Valentine,
    Sur le papier mes vers d’amour ?

    Car...

  • ii
    SMALA
    Le soleil verse aux toils des chambres mal l’ermes
    Ses urnes enfiammes;
    En attendant le Kid, toutes sont it, pimes,
    Sur les divans brods de chimtre armies;
    Anns, Nazi,s, Assires, Bourbaras. Zalimes,
    En 11n blanc, ! prunelie et la joue allumes
    Par le lard, parl’umes,
    Tirant des narghilts de ltgres fumies,
    Ou buyant, ranimes,...

  • C’est adorable à voir les peintures exquises :
    Carnavals de Boucher et danses de Watteau,
    Silvains musqués, gothons à talon haut, marquises
    Et ducs, sous le loup noir gardant l’incognito ;

    Amants toujours heureux, beautés jamais avares,
    Peuplant de frais baisers les salles d’un château,
    Ou bien appareillant, en toilettes bizarres,
    Pour Cythère, sur...

  • J’entendais parler tout à l’heure
    D’une femme supérieure.
    Ce n’est, ma Mignonne… pas Toi…
    Car… que sais-tu faire en ce monde,
    Petite reine toute ronde
    Faite au tour pour le bal du roi ?

    Oui, raconte-nous tes affaires ;
    Ah ! voilà longtemps que les verres
    De ta quenouille sont cassés !
    Tu ne sais faire, ni couture…
    Les pommes au lard...

  • De Marseille, moi ? de Marseille ?
    Tu veux que j’en sois, c’est trop fort !
    M’entends-tu dire qu’il « soleille » ?
    Je ne suis pas né dans le Nord,

    Je dois en convenir sans honte ;
    Mais on peut venir du Midi,
    En chair, en os, et même… en fonte,
    Sans sortir de Lonchamps, pardi !

    Si j’en étais, m’en cacherais-je ?
    Au contraire, j’en serais...

  •  

    Or, je suppose que nous sommes,
    Madame, dans votre salon :
    On parle chiffres, rentes, sommes :
    Je suis le plus pauvre des hommes,
    J’ai dans ma bourse un seul doublon,

    Vous dis-je, tout-à-coup, sans cause.
    Cela vous fait ouvrir les yeux,
    Et vous me dites, un peu… rose ;
    « Que c’est bête, un homme qui pose
    Pour être pauvre et que c’...

  • Paul est, offerte par Hécate,
    L’épingle d’ivoire enchanté
    De qui la tête délicate
    Reluit, piquée à la cravate
    De la belle Fatalité.

    Et vous, vous êtes, Delahaye,
    Dardant l’éclair de vos vingt ans,
    Pareil aux roses de la haie,
    Celle à tête d’or, qu’on sait vraie,
    Sur la chemise du Printemps.

    Mais moi, qu’on vend à la douzaine
    ...