Marguerite Ferté
1875–1925
Poems (18)
- ConfidencesJ’aime mieux la nuit, dit Aïcha,
- Elle est morteÀ cette source elle a bu.
- La SoifSous la tente — ô ma bien-aimée — ce soir je t’attends.
- La VasqueL’eau glisse et s’épand dans la vasque,
- Le Jasmin doubleAïcha en a fait un collier qu’elle enroule à son cou,
- Le SableSon grain tiède glisse entre les doigts telle une caresse.
- L’ObsessionJe vois le soleil éblouisseur,
- OrgueilÀ l’univers entier elle avait chanté son bonheur,
- Page lueJe ne l’avais point encore aperçu
- Pourquoi ?Pourquoi chantes-tu — ô Bulbul — puisque la voix
- QuerellePourquoi me demander — ô Gulnar — quel jour
- SaifahSaïfah, mon âme, pourquoi revêts-tu le tchartchaf alors que le vent souffle sur la plain…
- Si tu m’avais dit…Si tu m’avais dit : Donne-moi ton coursier préféré,
- Son AmourTu as encensé mes yeux de gazelle.
- SouvenirÀ mes lèvres le goût du miel :
- Telle qu’elle estQuand tu marches — ô Azizé — la gazelle se juge
- Telle qu’il s’en rencontreQuand tu ouvres la bouche — ô Gul-i-siah —
- Très peu de choseUn grain de sable dans Sa babouche