Telle qu’il s’en rencontre

by Marguerite Ferté



   Quand tu ouvres la bouche — ô Gul-i-siah —
j’aperçois une caverne où s’alignent des perles dédaignées
du tellal.

   Quand ton haleine m’atteint — ô Gul-i-siah — je
porte sans délai la rose à mes narines.

   Quand tu commences un récit — ô Gul-i-siah —
les serpents sifflent dans les airs et les scorpions s’entretuent.

   Et quand retombe le silence — ô Réprouvée — le
monde n’est plus qu’un marécage au bord duquel tu
as coassé.

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