L’Enfant Eros
by Anna de Noailles (1876–1933) French
Enfant Éros qui joues à l’ombre des surgeons
Et bois aux sources claires,
Toi qui nourris ainsi qu’un couple de pigeons
L’amour et la colère,
Passe sans t’arrêter au seuil de ma maison,
N’entre pas cette année :
Mon âme des amours qu’elle eut l’autre saison
Est encore étonnée,
Car tu mêles au miel des baisers appuyés
Sur les lèvres jalouses
La haine amère ainsi que le fruit du sorbier,
La haine acide et rouge…
More poems by Anna de Noailles
-
Mourir dans la buée ardente de l'été,
Quand parfumé, penchant et lourd comme une grappe,
Le coeur, que la rumeur de l'air balance et frappe, …
-
La lune, dites-nous si c'est votre plaisir,
Ô lune cajoleuse !
Que les hommes se plient au gré de vos désirs …
-
Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l'air sévère, ce matin, …
-
Je m’appuierai si bien et si fort à la vie,
D’une si rude étreinte et d’un tel serrement
Qu’avant que la douceur du jour me soit ravie …
All poems by Anna de Noailles →