L’absence a fait son œuvre et quand l’ai revue
Elle m’a regardé sans douleur ni remords,
Et j’ai cru la sentir, cette calme statue,
S’asseoir sur le tombeau de mon bel amour mort.
Et quand, pour la reprendre à des ressouvenances,
J’ai voulu lui parler des bonheurs d’autrefois,
Son cœur fut comme un puits aux vagues résonances
Où bientôt se perdit le frisson de ma voix.
Je songe à d’anciens soirs lorsque le vent du nord
Sonnait du haut des tours tel qu’un veilleur qui corne,
Et couvrait de brouillard le soleil jaune et morne …