Lorsqu’on m’offre un vieux vin, noble sang de la vigne,
Quel que soit le calice où coule la liqueur,
— Grès ou cristal, — je bois ce bon vin, toujours digne
De mon gosier de franc buveur.
Mais lorsque m’est offert le nectar de l’Idée,
Je ne le puis goûter qu’en un vase charmant :
Buveur ivre du beau, je veux le diamant
Pour qu’au gré de ma soif la coupe soit vidée.
Aussi lorsque ta main, poète ! m’a versé,
Dans la coupe du rythme, un flot de poésie,
J’ai vu briller dans l’or cette liqueur choisie
Et je l’ai savourée en buveur empressé.
Si j’étais une fleur, j’ouvrirais mon calice,
Et répandrais pour toi mes parfums les plus chers ;
Abeille, au fond des prés, sur les coteaux déserts, …
L’Abeille Cauchoise avait mis au concours la solution (en huit vers au moins, douze au plus) de la charade suivante, appelée :
DEVINETTE-CHARADE
Je sais souvent vous amuser …