Dieu sait bien que la femme est maîtresse de l’homme,
Mais l’époux généreux, chez l’épouse économe,
S’ils sont deux bons chrétiens en un cœur bien fondus,
Libre, vit dans la paix, loin des jougs détendus.
Simp!e, comme un enfant qui partage une orange,
II fait toujours deux parts de tout fruit mûr qu’il mange.
Il choisit les meilleurs qui sont les fruits...
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J’ai suivi dans la nuit le rayon d’une étoile
Et mes yeux ont vu luire, humble et jouant la voile,
Aux champs lointains si bleus qu’ils font croire à la mer
La maison comme un point, et, répandu dans l’air
Doré, tout le village aux pieds du clocher mince…
Gai, certes, car j'avais découvert la province !La province, bien oui, voyageur, qu’en dis-tu ?
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Soudez, mistral rafraîchissez le monde
Des feuilles qui s’en vont en rondeActivez le départ sur les fronts de quinze ans
r~ –< 1 < w a <*w<Faites danser les boucles folles,
Enlevez des jeunes épaulesLes châles noirs, les fichus blancs,
Et des vieilles aux doigts tremblants.
Rasant les murs pour se défendre,Einbrouillez...
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Entrez dans les palais grands ouverts à la foule ;
Un jour limpide y luit, l’heure paisible y coule,
Le pied rit au miroir des parquets précieux,
Et loin, dans le plafonds aussi hauts que les cieux,
Bleu séjour de la muse et du Dieu sous les voiles,
L’œil voit trembler des chars, des luths et des étoiles....
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Il pleut, que la mer
n’a pas autant d’eau
que ce triste hiver !
Et pas un bateauSur le lac d’Auber
où - pleurez, roseau ! -
le zéphir amer
emporte un chapeau !C’est celui du tri -
ste sant - alari
que son âme n’aencor pour mari ;
cependant qu’a ri
Mossieu Roffina ! -
La beauté que je chante ignore ses appas ;
Mortels qui la voyez, dites-lui qu’elle est belle,Naïve, simple, naturelle,
...
Et timide sans embarras.
Telle est la jacinthe nouvelle ;
Sa tête ne s’élève pas
Sur les fleurs qui sont autour d’elle :
Sans se montrer, sans se cacher,
Elle se plaît dans la prairie ;
Elle y pourrait finir sa vie, -
Il n’y a pas eu de printemps cette année, ma chère ;
Pas de chants sous les fleurs et pas de fleurs légères,
Ni d’Avril, ni de rires et ni de métamorphoses ;
Nous n’aurons pas tressé de guirlandes de roses.Nous étions penchés à la lueur des lampes
Encore, et sur tous nos bouquins de l’hiver
Quand nous a surpris un soleil de septembre
Rouge et... -
Un vieux Clocher coiffé de fer sur la colline.
Des fenêtres sans cris, sous des toits sans oiseaux.
D’un barbaresque Azur la paix du Ciel s’incline.
Soleil dur ! Mort de l’ombre ! Et Silence des Eaux.Marius ! son fantôme à travers les roseaux,
Par la plaine ! Un son lent de l’Horloge féline.
Quatre enfants sur la place où l’ormeau perd ses os,
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Soudez, mistral rafraîchissez le monde
Des feuilles qui s’en vont en rondeActivez le départ sur les fronts de quinze ans
r~ –< 1 < w a <*w<Faites danser les boucles folles,
Enlevez des jeunes épaulesLes châles noirs, les fichus blancs,
Et des vieilles aux doigts tremblants.
Rasant les murs pour se défendre,Einbrouillez...
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Nous avions fait une lieue,
L’œil en quête d’un sonnet ;
Où le hasard nous menait
Nous errions dans la banlieue.La matinée était bleue,
Et sur nos têtes sonnait
La rime, oiseau qu’on prenait
D’un grain de sel sous la queue.Tout à coup, le ciel changea :
Il plut. Retournons — déjà ! —
Et nous aperçûmes, l’âmeAttristée, au...