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    À l’origine, seul, le Vide ténébreux
    S’étendait sans limite et dans un froid silence
    Quand soudain, plus furtifs qu’une lueur de lance,
    Saignèrent dans la nuit des éclairs douloureux.

    Puis un frisson d’angoisse, un très faible murmure
    Troubla les profondeurs de l’abîme sacré ;
    Et tout l’espace fut brusquement déchiré,
    Comme éclate en automne...

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    I

    Viola, ton sourire et tes yeux caressants
    Où le ciel curieux et ravi se reflète ;
    Ton sourire et tes yeux, ma fraîche violette,
    Chantent l’inaltérable amour que je pressens.

    O toi que j’entrevis à peine, ton sourire
    Me parle de tendresse et d’immortalité ;
    Je vais t’aimer, je t’aime, et me voici hanté
    Par tes yeux où le ciel...